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		<title>Circopedia - New pages [en]</title>
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		<title>Émilien Bouglione/fr</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: /* Image Gallery */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Languages|Emilien Bouglione}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Emilien_Bouglione Portrait.jpg|right|300px]]&lt;br /&gt;
==Écuyer, Directeur de Cirque==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Par Raffaele De Ritis''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Émilien Bouglione (1934-2026) était le quatrième des sept enfants de [[The Bouglione Family|Joseph et Rosa Bouglione]] (Odette, 1929-2025 – Josette, 1930-? – Firmin, 1933-2022 – Émilien – Sandrine, 1936-2012 – Sampion III, 1938-2019 – Joseph, né en 1942). Des quatre frères, il était de loin le plus artiste ; il succéda à son oncle Sampion II à la tête du département équestre du Cirque Bouglione et présenta, avec un goût infini et un allant remarquable, des tableaux équestres souvent préparés avec l’aide de son mentor, le Maître écuyer [[André Vasserot]] (1911-1991).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La famille Bouglione===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il naquit Jules Émilien Buffalo-Bill Bouglione le 20 juillet 1934, à Coulommiers (ville célèbre pour son fromage, à l’est de Paris), où le cirque familial était en représentation. Son père, le légendaire directeur de cirque Joseph Bouglione (1904-1987), et sa mère belge, Rosalie Van Been (1910-2018), étaient tous deux d’ascendance rom et venaient du monde des ménageries foraines, qui, entre les deux guerres, se restructuraient pour devenir le cirque itinérant moderne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Joseph_-_Rosa_Bouglione.jpg|thumb|left|400px|Joseph et Rosa Bouglione (1963)]]Le père et les oncles de « Julot » (le diminutif sous lequel Émilien était connu de ses proches et de sa famille) avaient déjà défilé sous une succession d’enseignes pittoresques&amp;amp;mdash;dont l’une contribua à faire leur fortune : ''Stade Bufalo-Bill''&amp;amp;mdash;avant de s’établir sous le fier titre de ''Cirque des 4 Frères Bouglione''. On dit que le lendemain de l’arrivée du nouveau-né, Jules Émilien, ils signèrent le contrat qui fit d’eux les locataires du [[Cirque d'Hiver]] à Paris, le plus ancien bâtiment de cirque au monde, qui allait devenir leur propriété.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Bouglione formaient une grande famille dont l’école était la piste. Émilien y entra à l’âge de deux ans et était déjà en selle deux ans plus tard. Comme dans tout cirque, la piste des Bouglione était une école de la vie, dont le programme s’écrivait dans l’odeur âcre du crottin, des fauves, du cuir et de la sciure. Leur approche de l’art équestre ne devait rien au style académique classique (déjà en déclin) : la leur était plus farouche et plus romantique ; c’était un monde de chevaux mythiques qui galopent à travers le folklore et les romans populaires, montés par une famille dont le sang rom lui donnait un sceau d’éblouissante merveille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Émilien fit ses débuts officiels en 1943, annoncé comme « Le plus jeune cavalier de France », sous la tutelle de [[Achille Zavatta]], clown célèbre et l’une des figures les plus protéiformes que le monde du cirque ait produites. Le jeune Émilien avait toutefois déjà été employé dans de petits rôles dans la pantomime ''Blanche-Neige'' (&amp;quot;Snow White&amp;quot;)&amp;amp;mdash;l’une des opérettes de cirque novatrices que les Bouglione montèrent avec [[Géo Sandry]], leur concepteur et metteur en scène, pendant l’occupation allemande, afin de soutenir le moral des Parisiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Émilien, cette expérience avait constitué une utile formation à la théâtralité et à l’art du spectacle. Il apparut aussi dans de petits rôles auprès de quelques-uns des grands clowns de l’époque, qui se succédaient dans les pistes des Bouglione avec la régularité d’un mécanisme bien entretenu. Après la guerre, durant les vacances scolaires, il commença à se familiariser avec la cavalerie de son oncle Sampion : sept étalons ukrainiens, dont il prit finalement la direction en 1950.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L’étoile de la famille===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui suivit fut la naissance d’Émilien Bouglione, l’icône du cirque.  Il nourrissait de véritables ambitions artistiques, qui trouvèrent rapidement leur forme dans ''La Poste'' &amp;amp;mdash;ce vertigineux tableau équestre créé au XIXe siècle par [[Andrew Ducrow]], où un cavalier se tient debout sur deux chevaux lancés au grand galop tandis qu’une demi-douzaine d’étalons passe à toute vitesse et à tour de rôle entre ses jambes ; le cavalier saisit une à une leurs longues rênes qu'ils déploient avant de contrôler un attelage lancé à pleine allure. Émilien la présenta d’abord en costume de cowboy, puis en Zorro, et enfin dans la tenue romaine de Ben-Hur, saisissant les basques d’Hollywood avec une assurance qu’Hollywood lui-même aurait pu envier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Emilien_Bouglione_Courier.jpg|thumb|right|350px|Émilien dans &amp;quot;La Poste&amp;quot; (1962)]]Partageant ses activités entre le Cirque d’Hiver à Paris et ses tournées à travers la France, la Belgique et les Pays-Bas (avec une incursion au Brésil), le cirque Bouglione offrit à Émilien l’occasion de s’essayer à tout, de l’acrobatie à la spécialité de la famille, le dressage&amp;amp;mdash;dont la présentation du groupe mixte de tigres, lions et léopards de son oncle Firmin, ainsi que les éléphants Bouglione&amp;amp;mash;et même de remplacer, au besoin, un homme-canon. Mais l’équitation demeura son véritable domaine, le médium par lequel son imagination inépuisable trouvait son expression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Assisté de l’indispensable André Vasserot, Émilien rassembla de riches écuries et développa un style à la fois vivant et précis : de grands groupes de races mêlées&amp;amp;mdash;Anglo-Arabes, Norvégiens, poneys&amp;amp;mdash;libérés des rigidités de l’école classique, souvent présentés avec sa marque personnelle : monté sur un cheval magnifique, toujours dans un costume somptueux, et parfois assis sur une selle mexicaine ornée. À l’inverse de son père et de ses oncles, qui paraissaient souvent en piste (et dans la cage) en costume de ville, Émilien avait un sens aigu du style et une véritable élégance qui servaient son remarquable sens du spectacle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’il conduise sa cavalerie ou qu’il évolue dans ''La Poste'', il traversait une galerie d’identités qui avaient fait vibrer les imaginaires du XXe siècle : Robin des Bois, un chef sioux, Zorro, Davy Crockett, un ''charro'' mexicain, un prince oriental, un ''gaucho'' argentin, un gladiateur, un ''vaquero'' andalou. Ses costumes et ses choix orchestraux étaient toujours du plus haut niveau, et son charisme était alors devenu indéniable. Il avait su distiller l’esprit de la littérature populaire et du cinéma en un art scénique immédiat, dont la piste était le médium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les années 1960 marquèrent l’apothéose du film d’aventures en Technicolor, ainsi qu’une période d’activité intense pour la famille Bouglione. En 1963, elle reprit le [[Cirque de Montmartre]] à Paris (anciennement Medrano), placé sous la direction des « Bouglione Juniors » (Firmin, Émilien, Sampion, Joseph) tandis que, dès la fin des années 1950, le Cirque d’Hiver commença à accueillir une émission télévisée extrêmement populaire, [[''La Piste aux Étoiles'']]. Pendant plus de vingt ans, cette émission offrit à Émilien une exposition extraordinaire, non seulement de sa personne auprès du public français, mais aussi, pour lui-même, aux techniques de la télévision et à un ensemble remarquable et divers d’artistes talentueux. Il apprenait vite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Un homme du monde===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Emilien_Bouglione_by_Avedon.jpg|thumb|left|400px|Émilien par Richard Avedon (1955)]]Doté d’une élégance naturelle en piste comme hors de la piste, Émilien possédait des dons et des centres d’intérêt sociaux qui surprenaient ceux qui s’attendaient à ce qu’un homme de cirque limite son monde au seul cirque. Il pouvait converser avec quiconque sur de nombreux sujets&amp;amp;mdash;brillant et modeste à parts égales&amp;amp;mdash;et il développa, avec une apparente facilité, des amitiés bien au-delà du monde de la sciure. Il conserva, tout du long, le charme mystérieux du nomade : impossible à expliquer pleinement, impossible à écarter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l’aise dans tous les milieux, il devint ami avec Salvador Dalí. En 1955, il posa pour le légendaire photographe Richard Avedon, qui réalisa au cirque des images aujourd’hui conservées dans de grands musées du monde entier. Dans les années 1970, le Cirque d’Hiver se mit à accueillir un nouveau cycle du ''Gala de l'Union des Artistes'' (l’inspiration originelle de tous les « Circus of The Stars » ultérieurs, né en 1923 au [[Nouveu Cirque (Paris)|Nouveau Cirque]] à Paris), l’un des événements parisiens les plus étincelants du XXe siècle.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Émilien en collabora à la direction et, année après année, confia sa ''chambrière'' et ses chevaux à des personnalités comme Gina Lollobrigida (qu’il avait rencontrée à dix-sept ans sur le tournage du film ''Trapeze'' [1956] au Cirque d’Hiver), le légendaire réalisateur et acteur italien Vittorio De Sica, et l’une des plus grandes vedettes parisiennes, Joséphine Baker. Parmi ses amis figuraient également Charles Aznavour, Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, le chef légendaire Paul Bocuse et le jazzman Lionel Hampton&amp;amp;mdash;parmi beaucoup d’autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ses somptueux et élégants costumes de scène, il fit un jour appel à Paco Rabanne. Il accordait la même attention à ses harnais et à ses selles : on se souvient surtout de la majestueuse selle-armure incrustée d’argent sur laquelle, vêtu d’une veste boléro à sequins dorés sur un gilet noir et un pantalon noir, Émilien fut représenté par le grand illustrateur italien Renato Casaro pour une magnifique affiche en deux feuilles de 1976&amp;amp;mdash;l’image d’un homme parfaitement à l’aise dans sa propre légende.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Lauréat et collectionneur : le Prince du Cirque===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1974, les Bouglione mirent leur cirque itinérant à la disposition du prince Rainier III de Monaco pour accueillir et organiser le premier [[Festival International du Cirque de Monte Carlo]]. Émilien y présenta sa cavalerie et remporta un Clown d’Argent&amp;amp;mdash;le tout premier jamais décerné. Dans nombre de ses numéros équestres, il était accompagné de son épouse, la belle [[The Bouglione Family|Christiane Bouglione]], née Hernandez (en 1940), qui produira ensuite ses propres spectacles, et qui lui donna quatre enfants: Joseph (né en 1960), Regina (née en 1962), Louis-Sampion (né en 1966) et Odette (née en 1969).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Bouglione_Family.jpg|thumb|right|400px|Émilien Bouglione avec ses frères et son père au Festival de Monte Carlo (1974)]]Le Cirque Bouglione cessa ses tournées en 1981 et, quelques années plus tard, le Cirque d’Hiver abandonna lui aussi sa saison de cirque, devenant un théâtre à louer. Émilien se tourna alors vers sa vieille passion : la collection. Il accumula, avec une ferveur méthodique, un étonnant trésor d’objets d’art&amp;amp;mdash;peintures, bronzes, divers souvenirs, documents liés au cirque et au monde équestre&amp;amp;mdash;contribuant ainsi à reconstituer des pans d’histoire du cirque qui, autrement, auraient pu disparaître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1999, avec sa mère et son frère Sampion III, il donna sa bénédiction à la décision de confier à la nouvelle génération des Bouglione le retour de la saison de cirque au Cirque d’Hiver. Le rôle d’Émilien dans ce projet fut unique et impossible à définir précisément : celui d’un esprit inspirateur. Sa seule présence conférait une tranquille autorité à une expérience qui devint, au fil des ans, l’un des succès les plus remarquables du monde du cirque, en grande partie grâce aux propres enfants d’Émilien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les premières décennies du XXIe siècle, quiconque passait par hasard au Cirque d’Hiver à n’importe quelle heure de la journée pouvait aisément se retrouver face à la silhouette de « Monsieur Émilien », devenu le patriarche de la famille, surgissant de façon inattendue de l’un des vomitoires de la salle, d’un couloir mystérieux, ou de l’une des innombrables petites portes que le vénérable bâtiment semble multiplier à l’infini.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Sa silhouette longiligne se déplaçait silencieusement et discrètement&amp;amp;mdash;et, invariablement, son élégance impeccable vous frappait : ses magnifiques gilets, assortis à une cravate ou un foulard, ses boutons de manchette ornés scintillant aux poignets. C’était moins l’éclat d’un vétéran du cirque à la retraite que la grâce d’un souverain émérite. Pourtant, rien chez lui n’intimidait. Une douce familiarité s’installait d’emblée, et la conversation (on pouvait se trouver entraîné dans les savoirs du cirque, les beaux-arts, l’actualité, un petit-enfant passant, un détail négligé dans un coin) brûlait d’une passion calme et fervente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Épilogue===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peu à peu, les enfants d’Émilien prirent en main la gestion complète du Cirque d’Hiver. Joseph en était le très talentueux directeur artistique depuis la reprise des activités circassiennes du Cirque d’Hiver, assisté de sa sœur Regina, qui veille à l’allure et à l’élégante garde-robe des artistes et du personnel. [[File:Emilien_Bouglione_-_old_age.jpg|thumb|left|400px|Émilien Bouglione (c.2015)]]Louis-Sampion, qui partage la passion de son père pour l’histoire et la collection, créa le musée privé &amp;quot;Émilien Bouglione&amp;quot; au Cirque d’Hiver et s’assure que les valeurs culturelles et historiques du légendaire bâtiment parisien sont appréciées et préservées. Enfin, Odette devint CEO de l’ensemble de l’organisation Bouglione. Tous partagent avec leur père l’élégance, le talent et un respect engagé pour la place de leur famille dans l’histoire du cirque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Émilien Bouglione s’est éteint à Paris le 15 mars 2026 ; il avait quatre-vingt-douze ans. Ses obsèques furent célébrées à l’église Saint-Roch, rue Saint-Honoré à Paris, en présence d’une grande foule d’amis, de professionnels du cirque et d’admirateurs. ''Le Prince du Cirque'', comme on l’appelait souvent, rejoignit deux générations précédentes de ses ancêtres dans le mausolée de la dynastie Bouglione, au cimetière de Lizy-sur-Ourq, près de Paris. Émilien Bouglione fut l’une de ces personnalités universellement aimées grâce auxquelles le mot « cirque » continue d’évoquer fascination et légende plutôt qu’une simple nostalgie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Lectures conseillées==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pascaline Kromicheff, ''Émilien Bouglione, Prince du Cirque'' (Puits, De la Voix au Chapitre, 2019) &amp;amp;mdash; ISBN 978-2-9562209-1-6&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[The Bouglione Family]]&lt;br /&gt;
* Video: [[Bouglione_Norwegian_Horses_Video_(1962)|Emilien Bouglione, chevaux norvegiens]], au Cirque d'Hiver (1962)&lt;br /&gt;
* Video: [[Bouglione_Horses_Video_(1963)|Emilien Bouglione, cavalerie]], au Cirque d'Hiver (1963)&lt;br /&gt;
* Video: [[Emilien_Bouglione_Video_(1966)|Emilien Bouglione, ''La Poste'']], au Cirque d'Hiver (1966)&lt;br /&gt;
* Video: [[Emilien_Bouglione_Video_(1969)|Emilien Bouglione, ''La Poste'']], au Cirque d'Hiver (1969)&lt;br /&gt;
* Video: [[Emilien_Bouglione_Video_(1974)|Émilien Bouglione, cavalerie]], au Chipperfield's Circus (1974)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Image Gallery==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
File:Les_Frères_Bouglione.jpg|Les frères Bouglione (c.1950)&lt;br /&gt;
File:Bouglione_-_Avedon.jpg|Émilien Bouglione par Richard Avedon (1955)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione_by_Avedon.jpg|Émilien Bouglione par Richard Avedon (1955)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione_Avedon.jpg|Émilien Bouglione, Mylos, et Dovina par Richard Avedon (1955)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione_Courier.jpg|Émilien Bouglione dans ''La Poste'' (1962)&lt;br /&gt;
File:Joseph_-_Rosa_Bouglione.jpg|Joseph et Rosa Bouglione (1963)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione.jpg|Émilien Bouglione et sa cavalerie (c.1965)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione Portrait.jpg|Émilien Bouglione (c.1970)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione_Western.jpg|Émilien Bouglione avec sa selle mexicaine (c.1970)&lt;br /&gt;
File:Bouglione_Family.jpg| Émilien Bouglione et sa famille à Monte Carlo (1974)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione_poster.jpg|Affiche annonçant Émilien Bouglione (c.1975)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione_Poster.jpg|Affiche par Renato Casaro représentant représentant Émilien Bouglione (1976)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione_-_old_age.jpg|Émilien Bouglione, le Prince du Cirque (c.2015)&lt;br /&gt;
&amp;lt;/Gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Artists and Acts|Bouglione, Émilien]][[Category:Animal Trainer|Bouglione, Émilien]][[Category:Equestrians|Bouglione, Émilien]][[Category:Circus Owners and Directors|Bouglione, Émilien]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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		<title>Émilien Bouglione/Fr</title>
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				<updated>2026-04-28T00:29:33Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: Created page with &amp;quot;{{Language|Émilien Bouglione}}  300px ==Écuyer, Directeur de Cirque==  ''Par Raffaele De Ritis''   Émilien Bouglione (1934-202...&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Language|Émilien Bouglione}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Emilien_Bouglione Portrait.jpg|right|300px]]&lt;br /&gt;
==Écuyer, Directeur de Cirque==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Par Raffaele De Ritis''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Émilien Bouglione (1934-2026) était le quatrième des sept enfants de [[The Bouglione Family|Joseph et Rosa Bouglione]] (Odette, 1929-2025 – Josette, 1930-? – Firmin, 1933-2022 – Émilien – Sandrine, 1936-2012 – Sampion III, 1938-2019 – Joseph, né en 1942). Des quatre frères, il était de loin le plus artiste ; il succéda à son oncle Sampion II à la tête du département équestre du Cirque Bouglione et présenta, avec un goût infini et un allant remarquable, des tableaux équestres souvent préparés avec l’aide de son mentor, le Maître écuyer [[André Vasserot]] (1911-1991).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La famille Bouglione===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il naquit Jules Émilien Buffalo-Bill Bouglione le 20 juillet 1934, à Coulommiers (ville célèbre pour son fromage, à l’est de Paris), où le cirque familial était en représentation. Son père, le légendaire directeur de cirque Joseph Bouglione (1904-1987), et sa mère belge, Rosalie Van Been (1910-2018), étaient tous deux d’ascendance rom et venaient du monde des ménageries foraines, qui, entre les deux guerres, se restructuraient pour devenir le cirque itinérant moderne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Joseph_-_Rosa_Bouglione.jpg|thumb|left|400px|Joseph et Rosa Bouglione (1963)]]Le père et les oncles de « Julot » (le diminutif sous lequel Émilien était connu de ses proches et de sa famille) avaient déjà défilé sous une succession d’enseignes pittoresques&amp;amp;mdash;dont l’une contribua à faire leur fortune : ''Stade Bufalo-Bill''&amp;amp;mdash;avant de s’établir sous le fier titre de ''Cirque des 4 Frères Bouglione''. On dit que le lendemain de l’arrivée du nouveau-né, Jules Émilien, ils signèrent le contrat qui fit d’eux les locataires du [[Cirque d'Hiver]] à Paris, le plus ancien bâtiment de cirque au monde, qui allait devenir leur propriété.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Bouglione formaient une grande famille dont l’école était la piste. Émilien y entra à l’âge de deux ans et était déjà en selle deux ans plus tard. Comme dans tout cirque, la piste des Bouglione était une école de la vie, dont le programme s’écrivait dans l’odeur âcre du crottin, des fauves, du cuir et de la sciure. Leur approche de l’art équestre ne devait rien au style académique classique (déjà en déclin) : la leur était plus farouche et plus romantique ; c’était un monde de chevaux mythiques qui galopent à travers le folklore et les romans populaires, montés par une famille dont le sang rom lui donnait un sceau d’éblouissante merveille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Émilien fit ses débuts officiels en 1943, annoncé comme « Le plus jeune cavalier de France », sous la tutelle de [[Achille Zavatta]], clown célèbre et l’une des figures les plus protéiformes que le monde du cirque ait produites. Le jeune Émilien avait toutefois déjà été employé dans de petits rôles dans la pantomime ''Blanche-Neige'' (&amp;quot;Snow White&amp;quot;)&amp;amp;mdash;l’une des opérettes de cirque novatrices que les Bouglione montèrent avec [[Géo Sandry]], leur concepteur et metteur en scène, pendant l’occupation allemande, afin de soutenir le moral des Parisiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Émilien, cette expérience avait constitué une utile formation à la théâtralité et à l’art du spectacle. Il apparut aussi dans de petits rôles auprès de quelques-uns des grands clowns de l’époque, qui se succédaient dans les pistes des Bouglione avec la régularité d’un mécanisme bien entretenu. Après la guerre, durant les vacances scolaires, il commença à se familiariser avec la cavalerie de son oncle Sampion : sept étalons ukrainiens, dont il prit finalement la direction en 1950.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L’étoile de la famille===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui suivit fut la naissance d’Émilien Bouglione, l’icône du cirque.  Il nourrissait de véritables ambitions artistiques, qui trouvèrent rapidement leur forme dans ''La Poste'' &amp;amp;mdash;ce vertigineux tableau équestre créé au XIXe siècle par [[Andrew Ducrow]], où un cavalier se tient debout sur deux chevaux lancés au grand galop tandis qu’une demi-douzaine d’étalons passe à toute vitesse et à tour de rôle entre ses jambes ; le cavalier saisit une à une leurs longues rênes qu'ils déploient avant de contrôler un attelage lancé à pleine allure. Émilien la présenta d’abord en costume de cowboy, puis en Zorro, et enfin dans la tenue romaine de Ben-Hur, saisissant les basques d’Hollywood avec une assurance qu’Hollywood lui-même aurait pu envier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Emilien_Bouglione_Courier.jpg|thumb|right|350px|Émilien dans &amp;quot;La Poste&amp;quot; (1962)]]Partageant ses activités entre le Cirque d’Hiver à Paris et ses tournées à travers la France, la Belgique et les Pays-Bas (avec une incursion au Brésil), le cirque Bouglione offrit à Émilien l’occasion de s’essayer à tout, de l’acrobatie à la spécialité de la famille, le dressage&amp;amp;mdash;dont la présentation du groupe mixte de tigres, lions et léopards de son oncle Firmin, ainsi que les éléphants Bouglione&amp;amp;mash;et même de remplacer, au besoin, un homme-canon. Mais l’équitation demeura son véritable domaine, le médium par lequel son imagination inépuisable trouvait son expression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Assisté de l’indispensable André Vasserot, Émilien rassembla de riches écuries et développa un style à la fois vivant et précis : de grands groupes de races mêlées&amp;amp;mdash;Anglo-Arabes, Norvégiens, poneys&amp;amp;mdash;libérés des rigidités de l’école classique, souvent présentés avec sa marque personnelle : monté sur un cheval magnifique, toujours dans un costume somptueux, et parfois assis sur une selle mexicaine ornée. À l’inverse de son père et de ses oncles, qui paraissaient souvent en piste (et dans la cage) en costume de ville, Émilien avait un sens aigu du style et une véritable élégance qui servaient son remarquable sens du spectacle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’il conduise sa cavalerie ou qu’il évolue dans ''La Poste'', il traversait une galerie d’identités qui avaient fait vibrer les imaginaires du XXe siècle : Robin des Bois, un chef sioux, Zorro, Davy Crockett, un ''charro'' mexicain, un prince oriental, un ''gaucho'' argentin, un gladiateur, un ''vaquero'' andalou. Ses costumes et ses choix orchestraux étaient toujours du plus haut niveau, et son charisme était alors devenu indéniable. Il avait su distiller l’esprit de la littérature populaire et du cinéma en un art scénique immédiat, dont la piste était le médium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les années 1960 marquèrent l’apothéose du film d’aventures en Technicolor, ainsi qu’une période d’activité intense pour la famille Bouglione. En 1963, elle reprit le [[Cirque de Montmartre]] à Paris (anciennement Medrano), placé sous la direction des « Bouglione Juniors » (Firmin, Émilien, Sampion, Joseph) tandis que, dès la fin des années 1950, le Cirque d’Hiver commença à accueillir une émission télévisée extrêmement populaire, [[''La Piste aux Étoiles'']]. Pendant plus de vingt ans, cette émission offrit à Émilien une exposition extraordinaire, non seulement de sa personne auprès du public français, mais aussi, pour lui-même, aux techniques de la télévision et à un ensemble remarquable et divers d’artistes talentueux. Il apprenait vite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Un homme du monde===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Emilien_Bouglione_by_Avedon.jpg|thumb|left|400px|Émilien par Richard Avedon (1955)]]Doté d’une élégance naturelle en piste comme hors de la piste, Émilien possédait des dons et des centres d’intérêt sociaux qui surprenaient ceux qui s’attendaient à ce qu’un homme de cirque limite son monde au seul cirque. Il pouvait converser avec quiconque sur de nombreux sujets&amp;amp;mdash;brillant et modeste à parts égales&amp;amp;mdash;et il développa, avec une apparente facilité, des amitiés bien au-delà du monde de la sciure. Il conserva, tout du long, le charme mystérieux du nomade : impossible à expliquer pleinement, impossible à écarter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l’aise dans tous les milieux, il devint ami avec Salvador Dalí. En 1955, il posa pour le légendaire photographe Richard Avedon, qui réalisa au cirque des images aujourd’hui conservées dans de grands musées du monde entier. Dans les années 1970, le Cirque d’Hiver se mit à accueillir un nouveau cycle du ''Gala de l'Union des Artistes'' (l’inspiration originelle de tous les « Circus of The Stars » ultérieurs, né en 1923 au [[Nouveu Cirque (Paris)|Nouveau Cirque]] à Paris), l’un des événements parisiens les plus étincelants du XXe siècle.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Émilien en collabora à la direction et, année après année, confia sa ''chambrière'' et ses chevaux à des personnalités comme Gina Lollobrigida (qu’il avait rencontrée à dix-sept ans sur le tournage du film ''Trapeze'' [1956] au Cirque d’Hiver), le légendaire réalisateur et acteur italien Vittorio De Sica, et l’une des plus grandes vedettes parisiennes, Joséphine Baker. Parmi ses amis figuraient également Charles Aznavour, Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, le chef légendaire Paul Bocuse et le jazzman Lionel Hampton&amp;amp;mdash;parmi beaucoup d’autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ses somptueux et élégants costumes de scène, il fit un jour appel à Paco Rabanne. Il accordait la même attention à ses harnais et à ses selles : on se souvient surtout de la majestueuse selle-armure incrustée d’argent sur laquelle, vêtu d’une veste boléro à sequins dorés sur un gilet noir et un pantalon noir, Émilien fut représenté par le grand illustrateur italien Renato Casaro pour une magnifique affiche en deux feuilles de 1976&amp;amp;mdash;l’image d’un homme parfaitement à l’aise dans sa propre légende.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Lauréat et collectionneur : le Prince du Cirque===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1974, les Bouglione mirent leur cirque itinérant à la disposition du prince Rainier III de Monaco pour accueillir et organiser le premier [[Festival International du Cirque de Monte Carlo]]. Émilien y présenta sa cavalerie et remporta un Clown d’Argent&amp;amp;mdash;le tout premier jamais décerné. Dans nombre de ses numéros équestres, il était accompagné de son épouse, la belle [[The Bouglione Family|Christiane Bouglione]], née Hernandez (en 1940), qui produira ensuite ses propres spectacles, et qui lui donna quatre enfants: Joseph (né en 1960), Regina (née en 1962), Louis-Sampion (né en 1966) et Odette (née en 1969).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Bouglione_Family.jpg|thumb|right|400px|Émilien Bouglione avec ses frères et son père au Festival de Monte Carlo (1974)]]Le Cirque Bouglione cessa ses tournées en 1981 et, quelques années plus tard, le Cirque d’Hiver abandonna lui aussi sa saison de cirque, devenant un théâtre à louer. Émilien se tourna alors vers sa vieille passion : la collection. Il accumula, avec une ferveur méthodique, un étonnant trésor d’objets d’art&amp;amp;mdash;peintures, bronzes, divers souvenirs, documents liés au cirque et au monde équestre&amp;amp;mdash;contribuant ainsi à reconstituer des pans d’histoire du cirque qui, autrement, auraient pu disparaître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1999, avec sa mère et son frère Sampion III, il donna sa bénédiction à la décision de confier à la nouvelle génération des Bouglione le retour de la saison de cirque au Cirque d’Hiver. Le rôle d’Émilien dans ce projet fut unique et impossible à définir précisément : celui d’un esprit inspirateur. Sa seule présence conférait une tranquille autorité à une expérience qui devint, au fil des ans, l’un des succès les plus remarquables du monde du cirque, en grande partie grâce aux propres enfants d’Émilien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les premières décennies du XXIe siècle, quiconque passait par hasard au Cirque d’Hiver à n’importe quelle heure de la journée pouvait aisément se retrouver face à la silhouette de « Monsieur Émilien », devenu le patriarche de la famille, surgissant de façon inattendue de l’un des vomitoires de la salle, d’un couloir mystérieux, ou de l’une des innombrables petites portes que le vénérable bâtiment semble multiplier à l’infini.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Sa silhouette longiligne se déplaçait silencieusement et discrètement&amp;amp;mdash;et, invariablement, son élégance impeccable vous frappait : ses magnifiques gilets, assortis à une cravate ou un foulard, ses boutons de manchette ornés scintillant aux poignets. C’était moins l’éclat d’un vétéran du cirque à la retraite que la grâce d’un souverain émérite. Pourtant, rien chez lui n’intimidait. Une douce familiarité s’installait d’emblée, et la conversation (on pouvait se trouver entraîné dans les savoirs du cirque, les beaux-arts, l’actualité, un petit-enfant passant, un détail négligé dans un coin) brûlait d’une passion calme et fervente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Épilogue===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peu à peu, les enfants d’Émilien prirent en main la gestion complète du Cirque d’Hiver. Joseph en était le très talentueux directeur artistique depuis la reprise des activités circassiennes du Cirque d’Hiver, assisté de sa sœur Regina, qui veille à l’allure et à l’élégante garde-robe des artistes et du personnel. [[File:Emilien_Bouglione_-_old_age.jpg|thumb|left|400px|Émilien Bouglione (c.2015)]]Louis-Sampion, qui partage la passion de son père pour l’histoire et la collection, créa le musée privé &amp;quot;Émilien Bouglione&amp;quot; au Cirque d’Hiver et s’assure que les valeurs culturelles et historiques du légendaire bâtiment parisien sont appréciées et préservées. Enfin, Odette devint CEO de l’ensemble de l’organisation Bouglione. Tous partagent avec leur père l’élégance, le talent et un respect engagé pour la place de leur famille dans l’histoire du cirque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Émilien Bouglione s’est éteint à Paris le 15 mars 2026 ; il avait quatre-vingt-douze ans. Ses obsèques furent célébrées à l’église Saint-Roch, rue Saint-Honoré à Paris, en présence d’une grande foule d’amis, de professionnels du cirque et d’admirateurs. ''Le Prince du Cirque'', comme on l’appelait souvent, rejoignit deux générations précédentes de ses ancêtres dans le mausolée de la dynastie Bouglione, au cimetière de Lizy-sur-Ourq, près de Paris. Émilien Bouglione fut l’une de ces personnalités universellement aimées grâce auxquelles le mot « cirque » continue d’évoquer fascination et légende plutôt qu’une simple nostalgie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Lectures conseillées==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pascaline Kromicheff, ''Émilien Bouglione, Prince du Cirque'' (Puits, De la Voix au Chapitre, 2019) &amp;amp;mdash; ISBN 978-2-9562209-1-6&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[The Bouglione Family]]&lt;br /&gt;
* Video: [[Bouglione_Norwegian_Horses_Video_(1962)|Emilien Bouglione, chevaux norvegiens]], au Cirque d'Hiver (1962)&lt;br /&gt;
* Video: [[Bouglione_Horses_Video_(1963)|Emilien Bouglione, cavalerie]], au Cirque d'Hiver (1963)&lt;br /&gt;
* Video: [[Emilien_Bouglione_Video_(1966)|Emilien Bouglione, ''La Poste'']], au Cirque d'Hiver (1966)&lt;br /&gt;
* Video: [[Emilien_Bouglione_Video_(1969)|Emilien Bouglione, ''La Poste'']], au Cirque d'Hiver (1969)&lt;br /&gt;
* Video: [[Emilien_Bouglione_Video_(1974)|Émilien Bouglione, cavalerie]], au Chipperfield's Circus (1974)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Image Gallery==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
File:Les_Frères_Bouglione.jpg|Les frères Bouglione (c.1950)&lt;br /&gt;
File:Bouglione_-_Avedon.jpg|Émilien Bouglione par Richard Avedon (1955)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione_by_Avedon.jpg|Émilien Bouglione par Richard Avedon (1955)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione_Avedon.jpg|Émilien Bouglione, Mylos, et Dovina par Richard Avedon (1955)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione_Courier.jpg|Émilien Bouglione dans ''La Poste'' (1962)&lt;br /&gt;
File:Joseph_-_Rosa_Bouglione.jpg|Joseph et Rosa Bouglione (1963)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione.jpg|Émilien Bouglione et sa cavalerie (c.1965)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione Portrait.jpg|Émilien Bouglione (c.1970)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione_Western.jpg|Émilien Bouglione avec sa selle mexicaine (c.1970)&lt;br /&gt;
File:Bouglione_Family.jpg| Émilien Bouglione et sa famille à Monte Carlo (1974)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione_poster.jpg|Affiche annonçant Émilien Bouglione (c.1975)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione_Poster.jpg|Affiche par Renato représentant représentant Émilien Bouglione (1976)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione_-_old_age.jpg|Émilien Bouglione, le Prince du Cirque (c.2015)&lt;br /&gt;
&amp;lt;/Gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Artists and Acts|Bouglione, Émilien]][[Category:Animal Trainer|Bouglione, Émilien]][[Category:Equestrians|Bouglione, Émilien]][[Category:Circus Owners and Directors|Bouglione, Émilien]]&lt;/div&gt;</summary>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: Created page with &amp;quot;Vyacheslav, Ella and Slava Rasshivkin, hand-to-hand balancing, in a Russian circus (1983)  {{#ev:vimeo|1186831107|740}}  ==See Also==  * Biography: Vyacheslav Rasshivkin...&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Vyacheslav, Ella and Slava Rasshivkin, hand-to-hand balancing, in a Russian circus (1983)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[Vyacheslav Rasshivkin]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Rasshivkin Trio]]&lt;/div&gt;</summary>
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* Video: [[Acero_Duo_Video_(2025)|Duo Acero, hand-to-hand balancing]], at the International Circus Festival of Monte Carlo (2025)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Artists and Acts|Acero Duo]][[Category:Acrobats|Acero Duo]][[Category:Hand-to-Hand Balancing|Acero Duo]]&lt;/div&gt;</summary>
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&lt;div&gt;Duo Acero, hand-to-hand balancing, at the 47th [[International Circus Festival of Monte Carlo]] (2025) &amp;amp;mdash; ''Document: France Television''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[Duo Acero]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Acero Duo]]&lt;/div&gt;</summary>
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&lt;div&gt;==Aerialist==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Video: [[Streltsov_Video_(1990)|Aleksandr Stretsov, ''Angel'']], strap act created by [[Valentin Gneushev]] (1990)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Artists and Acts|Stretsov, Aleksandr]][[Category:Aerialists|Stretsov, Aleksandr]][[Category:Strap Acts|Stretsov, Aleksandr]]&lt;/div&gt;</summary>
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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Aleksandr Streltsov, ''Angel'', strap act (excerpts), created by [[Valentin Gneushev]] (1990)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#ev:vimeo|1184949431|740}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[Aleksandr Streltsov]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Streltsov, Aleksandr]]&lt;/div&gt;</summary>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: Created page with &amp;quot;Yelena Larkina, hula-hoop act (excerpts), as originally staged by Valentin Gneushev (1993)  {{#ev:vimeo|1184697372|740}}  ==See Also==  * Biography: Yelena Larkina  ...&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Yelena Larkina, hula-hoop act (excerpts), as originally staged by [[Valentin Gneushev]] (1993)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[Yelena Larkina]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Larkina, Yelena]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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		<title>Gneushev Video (c.1990)</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Valentin Gneushev's interview on Russian Television (c.1990), interspersed with excerpts of later videos of [[Evgeny Pimonenko]], [[Yelena Larkina]], the [[Duo Bondarenko]], [[Aleksandr Steltsov]], and a piece of acrobatic dance, which he had created. (''In Russian.'') &amp;amp;mdash; ''Document: RosGosTsirk''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#ev:vimeo|1184614277|740}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[Valentin Gneushev]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Gneushev, Valentin]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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		<title>Duo Bondarenko</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Jugglers==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Video: [[Bondarenko_Video_(1993)|Duo Bondarenko, juggling act (excerpts)]], archival document (1993)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Artsits and Acts|Bondarenko Duo]][[Category:Jugglers|Bondarenko Duo]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: Created page with &amp;quot;Duo Bondarenko, juggling act (excerpts), staged by Valentin Gneushev (1993)  {{#ev:vimeo|1184616543|740}}  ==See Also==  * Biography: Duo Bondarenko  Category:Video...&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Duo Bondarenko, juggling act (excerpts), staged by [[Valentin Gneushev]] (1993)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#ev:vimeo|1184616543|740}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[Duo Bondarenko]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Bondarenko Duo]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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		<id>https://www.circopedia.org/Wolfgang_Lauenburger</id>
		<title>Wolfgang Lauenburger</title>
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				<updated>2026-04-15T20:06:31Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: Created page with &amp;quot;==Animal Trainer==  * Video: Wolfgang Lauenburger, dog act, at the International Circus festival of Monte Carlo (2025)  Category:Artists and...&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Animal Trainer==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Video: [[Lauenburger_Dog_Video_(2025)|Wolfgang Lauenburger, dog act]], at the International Circus festival of Monte Carlo (2025)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Artists and Acts|Lauenburger, Wolfgang]][[Category:Animal Trainers|Lauenburger, Wolfgang]][[Category:Dog Acts|Lauenburger, Wolfgang]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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		<title>Lauenburger Dog Video (2025)</title>
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				<updated>2026-04-15T20:03:32Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Wolfgang Lauenburger, dog act, at the 47th [[International Circus Festival of Monte Carlo]] (2025) &amp;amp;mdash; ''Document: France Television''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#ev:vimeo|1183487644|740}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[Wolfgang Lauenburger]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Lauenburger, Wolfgang]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.circopedia.org/Balkanski_Trio</id>
		<title>Balkanski Trio</title>
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				<updated>2026-04-13T01:59:13Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: /* Acrobats, Roller Skaters */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Acrobats, Roller Skaters==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Video: [[Balkanski_Trio_Video_(2025)|Trio Balkanski, roller skating]], at the International Circus Festival of Monte Carlo (2025)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Artists and Acts|Balkanski Trio]][[Category:Acrobats|Balkanski Trio]][[Category:Roller-Skating Acts|Balkanski Trio]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.circopedia.org/Balkanski_Trio_Video_(2025)</id>
		<title>Balkanski Trio Video (2025)</title>
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				<updated>2026-04-13T01:55:49Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Trio Balkanski, roller skating, at the 47th [[International Circus Festival of Monte Carlo]] (2025) &amp;amp;mdash; ''Document: France Television''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#ev:vimeo|1182477991|740}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[Balkanski Trio]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Balkanski Trio]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.circopedia.org/Muky_and_Alex</id>
		<title>Muky and Alex</title>
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				<updated>2026-04-11T18:55:01Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: /* Image Gallery */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Clowns==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muky &amp;amp; Alex—whose full stage names were Muky Mukyon &amp;amp; Alex Alizon (roughly translating to Muky Clown &amp;amp; Alex Cheerful), were Israel's [[The Ziratron]]'s beloved house clowns. Alex (1919-1991) was born Akiva Rokenstein in Chernivtsi, Romania (today Ukraine) to a family of carpenters. From a young age he was funny and excelled at balancing tricks and was spotted by a professional clown from the Chernivtsi Circus who was so impressed by Alex that he invited him to become his assistant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alex was only fifteen years old at the time, and he left his home to join the circus. Later he became a soldier in the Red Army and was captured during WWII and sent to a concentration camp in Transnistria. He survived the camp and, in 1945, came to Israel. There he met Muky (1889-1981), born Ya'akov Goldstein in Sofia, Bulgaria. He had been a professional clown all his life. In 1950 the Ziratron's director, Sam Kalinhof, introduced him to Alex. Muky was thirty years older than Alex, and much more experienced, and Alex became his student and stage partner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When the Ziratron, Israel's first circus, was created in 1950, Muky &amp;amp; Alex became its household clowns and performed in all its shows until 1959. They each had a well-defined character: Muky was a wise and funny clown, whereas Alex was a naive and serious clown and was &amp;quot;he who got slapped&amp;quot;. Eventually they added a third clown to their team and worked as a trio with Charlie Klein, a former acrobat and a stilt walker. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Image Gallery==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
File:Muky_and_Alex.jpg|Muky &amp;amp; Alex with friend&lt;br /&gt;
&amp;lt;/Gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Artists and Acts|Muky and Alex]][[Category:Clowns|Muky and Alex]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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		<id>https://www.circopedia.org/Gino_Donati_Video_(1981)</id>
		<title>Gino Donati Video (1981)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.circopedia.org/Gino_Donati_Video_(1981)"/>
				<updated>2026-04-10T22:18:04Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: Created page with &amp;quot;Gino Donati (and partner), comedy acrobatic act, in BBC Television's ''Summertime Special'' (1981)  {{#ev:vimeo|1181389861|740}}  ==See Also==  * Biography: Gino Donati  [...&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Gino Donati (and partner), comedy acrobatic act, in BBC Television's ''Summertime Special'' (1981)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#ev:vimeo|1181389861|740}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[Gino Donati]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Donati, Gino]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.circopedia.org/The_Ziratron</id>
		<title>The Ziratron</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: /* Image Gallery */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:Ziratron_Pin.png|right|300px]]&lt;br /&gt;
==Israel's First Circus==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''By Stav Meishar''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Although there is a long tradition of Jewish circus families and Jewish-owned circuses, especially in Northern and Eastern Europe, Israel, which has welcomed many Jewish circus performers among its population, doesn't have a circus of its own&amp;amp;mdash;although circus schools are beginning to appear, and it organized an international circus festival in 2015. However, there has been one genuine Israeli circus in existence for a little more than a decade after the State of Israel's creation in 1948.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===The Ziratron===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Ziratron_Program_50-51.jpg|thumb|left|300pix|Ziratron Program cover (1950)]]Israel's very first circus, founded 1950, was named ''Ziratron'', which is a hybrid of two Hebrew words: &amp;quot;Zira&amp;quot; (an arena or manège) and &amp;quot;Te'atron&amp;quot; (theater). It was the brainchild of thirty-six discharged and disabled soldiers, who founded a cooperative and invested the hefty sum of 35,000 liras in the founding of the circus&amp;amp;mdash;most of it raised via loans from the Office for Rehabilitation of Veterans. In the beginning, the Administrative Director was Aron Berman, and the Artistic Director was Shlomo (Sam) Kalinhof.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;We are professionals, and some of us have spent years working in some of Europe's most important circuses&amp;quot;, explained the secretary of the cooperative, Lipi Hirsch, when interviewed for the newspaper ''Davar''. According to Hirsch, he and his friends made sure the circus is &amp;quot;100 percent&amp;quot; legit: &amp;quot;We have invited the very best&amp;amp;mdash;flying acrobats, clowns, bicycle acrobats, animal trainers, as well as a big orchestra to accompany the performances.&amp;quot; The circus had its opening night on Tuesday, May 16th, 1950.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Soon after they opened, the Ziratron's fame rose and circus became a popular medium of entertainment in Israel. In those days the young country was inhabited by hundreds of thousands of new immigrants who had yet to master the Hebrew language and could not access Israeli theater or cinema. Thus, the circus provided them with a source of light entertainment that the entire family could enjoy.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
They opened their circus on five dunams of land (approximately 4,500 square meters) in Ramat Gan, east of Tel Aviv, with the support of the municipality. They built what is known as a &amp;quot;construction,&amp;quot; a round structure of wood covered with a canvas roof. There was a traditional circus ring, and the house could accommodate up to 2,500 spectators. People nicknamed it &amp;quot;The Canvas Colosseum&amp;quot;. Beyond their Ramat Gan home, the Ziratron also had a permanent location for their shows in the city of Haifa.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The Ziratron staged mostly circus performances, showcasing &amp;quot;acrobatics, magic tricks, clowns, bicycle riders, dogs, horses, elephants, trained monkeys and many other elements of courage and speed accompanied by much humor&amp;quot;. Later, trained wild animals were also incorporated. Their shows attracted thousands of spectators from all over the country and won raving reviews.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Israeli Performers===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Muky and Alex.jpg|thumb|right|300px|Muky &amp;amp; Alex with friend (1951)]]Like all circuses, the Ziratron showcased an international cast of performers, but it had also a core of Israeli artists. Two of these artists were Zila and Charlie Klein. Born in Warsaw, Poland in 1927, Zila met Charlie when she was 18 years old; one year later, she married him and joined the circus with him. Charlie Klein was born in Hungary in 1907. He survived World War II by way of street performing, hiding his Jewish identity and traveling throughout Europe for a few years, until he managed to escape Europe for Israel. Charlie was a clown, stilt-walker and an acrobatic base. Zila was an acrobat, dancer and a skater, both on regular skates as well as ice skates. She performed at the circus until her daughter was born when she was thirty-one, at which point she retired.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Another colorful character in the Ziratron was Zippora Zabbari (born 1908), a middle eastern dancer, trick roping artist and horse rider. Born in Israel she left for Prague when she was 21. Known there as &amp;quot;Miss Palestine,&amp;quot; she dipped her toes in sawdust for the first time, picking up horse-riding and trick roping. Zippora later moved to Berlin where she further developed her circus skills. She performed these as a duo with her husband, a circus artist. Zippora escaped Germany for Israel on the eve of World War II.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The Ziratron's beloved clowns were [[Muky and Alex]]&amp;amp;mdash;whose full stage names were Muky Mukyon &amp;amp; Alex Alizon (roughly translating to Muky Clown &amp;amp; Alex Cheerful). Alex (1919-1991) was born Akiva Rokenstein in Chernivtsi, Romania (today Ukraine) to a family of carpenters. From a young age he was funny and excelled at balancing tricks and was spotted by a professional clown from the Chernivtsi Circus who was so impressed by Alex that he invited him to become his assistant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alex was only fifteen years old at the time, and he left his home to join the circus. Later he became a soldier in the Red Army and was captured during WWII and sent to a concentration camp in Transnistria. He survived the camp and, in 1945, came to Israel. There he met Muky (1889-1981), born Ya'akov Goldstein in Sofia, Bulgaria. He had been a professional clown all his life. In 1950 the Ziratron's director, Sam Kalinhof, introduced him to Alex. Muky was thirty years older than Alex, and much more experienced, and Alex became his student and stage partner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Ziratron_Program_(1954).jpg|thumb|left|400px|Program for the 1954 Season]]When the Ziratron was created, Muky &amp;amp; Alex became its household clowns and performed in all its shows. They each had a well-defined character: Muky was a wise and funny clown, whereas Alex was a naive and serious clown, and it was &amp;quot;he who got slapped&amp;quot;. Eventually they added a third clown to their team and worked as a trio with Charlie Klein on his stilts. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avi Koren, an Israeli lyricist and translator, was just five years old when the Ziratron first opened. He and his friends used to sneak into the circus frequently, blending in with paying audience members. He left a description of his experience: &amp;quot;Inside the tent, which was boiling in the summer and leaking in the winter, we witnessed the whole wide world: Acrobats walking on tightrope, flaming torches in their hands, above them only a roof of canvas and beneath them only a net; dogs leaping through flaming hoops; monkeys sucking on baby bottles; dancing horses, bowing down to the instructions of the fairest of circus ladies... And once they had ridden out to the sound of the orchestra, bowing their heads towards the audience, in came Muky &amp;amp; Alex, 'The World's Funniest Clowns'… Muky &amp;amp; Alex&amp;amp;mdash;one hoarse and the other mute&amp;amp;mdash;would fall, tumble, flip, pour water on each other, and get tangled up in the net.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
While the Ziratron was founded and managed by Israelis, most of its cast was international. Among many famous circus artists who performed during the 1951-1952 season were the beautiful and talented equestrienne [[Benji de La Cour]] (Benji and her husband [[Yves de La Cour]] were regulars of Paris's famous [[Cirque Medrano (Paris)|Cirque Medrano]]). There were also [[The Marconis]] (Pierre and Lucien Guillon) who had a spectacular aerial act, and the [[Trio Royal]], a Dutch jockey act composed of siblings Rita, Isabella and Bent Brunn, who performed under the watchful eye (and ''chambrière'') of their father, Joseph Brunn.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Change of Times===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Josephine_Baker_at_Ziratron.jpg|thumb|right|300px|Josephine Baker at The Ziratron (1954)]]A big organizational change seems to have occurred in 1954: The company previously registered as &amp;quot;Ziratron Workers Cooperative, Ltd&amp;quot; has either been dissolved or rebranded, and had become &amp;quot;Ziratron Public Entertainments Company, Ltd&amp;quot;. While the Ziratron continued to do business under the same name, the change was evident in the kind of entertainment they now produced: Starting in 1954 the Ziratron also hosted plays, boxing matches, musical concerts and more, as its popularity rose further.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A notable performance was that of the world-renowned black entertainer, French Resistance agent, and civil rights activist Josephine Baker in 1954. The American industry entertainment magazine ''Variety'' reported Ms. Baker's performance thus: &amp;quot;[The Ziratron's] attraction for the two weeks in December was Josephine Baker, who gave two performances daily to sellout audiences. Prices were 50c (for children) to $3. The government gets 40% of the intake. &amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
There had been also a significant change of management: The Ziratron was now run by Rainer L. Grosskopf on a yearly rental arrangement that had started in September 1954. Grosskopf’s father, a composer, conductor and theatre operator in Berlin, had written some of Ms. Baker’s early repertoire; he was killed by Hitler's guards after refusing to conduct in Hitler’s presence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Though the Ziratron was popular, things were far from rosy. According to the Ziratron's directors, Mr. Grosskopf refused their advice and made bad business decisions that resulted in heavy debts. Many exchanges between the Ziratron and various state authorities (as early as 1952) show that the Ziratron required constant financial support to be able to bring artists to Israel, but they also complained that Grosskopf's management had put the company out of favor with the authorities. The Ziratron was eventually forced to close; then its property suffered severe flood damage, and it remained shut for eight months.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Additionally, Israel's political position as a young country surrounded by enemy nations also created challenges. In 1956 the Ziratron hosted (not for the first time) Redley's Circus on Ice. It was the time of the Suez Crisis, known to Israelis as the Sinai War. Because of the conflict, shows were poorly attended, and the owner had to slash his performers' pay, telling them they'd have to pay their own fare home if they wanted to leave. As a result, the skaters who remained had to sleep in the menagerie tents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===A New Circus in Tel Aviv?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Polish_State_Circus_in_Israel.jpg|thumb|left|300px|Poster for the Polish State Circus (1960]]In November 1958 the members of the Ziratron cooperative decided to build a permanent home for their circus in the neighboring (and much larger) city of Tel-Aviv. The land chosen for this purpose was then far away from the main areas of nightlife and entertainment; the building, envisioned to be a bona fide circus building, was designed by the award-winning architect Aharon Doron (1917-2012). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Construction was supposed to last three or four months, and in June 1959 the Ziratron began dismantling its Ramat Gan's ''construction'' with the intention of moving into the permanent Tel-Aviv building as soon as the work was completed. Alas, some disagreements, financial troubles and budget deficits soon halted the work on the circus building, and its skeleton was left deserted and unfinished.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
At that time the Ziratron was still supporting and rehabilitating wounded soldiers: A letter to the Israeli government dated March 10th, 1959 lists seven such men who were among the Ziratron's founders. Other records show that, during various times throughout the 1950s, the Ziratron supported thirty to seventy families of veteran, wounded, and discharged soldiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
As the skeleton of their building remained to haunt the city, the Ziratron seems to have gone through yet another organizational change. There are no more reports of performances, circus or otherwise, at the Ziratron's &amp;quot;Canvas Colosseum&amp;quot; in Ramat Gan. After a decade of spectacular shows and much love from Israeli audiences, the Ziratron appears to have fizzled out of existence as quickly as it had appeared. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
But the company registered as &amp;quot;Ziratron Public Entertainments Company, Ltd.&amp;quot; continued to produce shows. In February 1960 they brought the Polish State Circus to Israel, which performed for a six-month contract at Kikar Ha'Medina (&amp;quot;The State Square&amp;quot;), but still under the &amp;quot;Ziratron&amp;quot; brand. Bringing it to Israel was quite a logistical feat: It required visas for 80 people and importation permits for 70-80 animals. This necessitated not only financial and diplomatic support from the State of Israel, but also the collaboration of three theatrical agents: Jakob Ori, an independent theatrical agent based in Haifa, and Aron Berman and Sam Kalinhof, directors of the Ziratron.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Since its inception in 1950, the Ziratron board rotated its members as directors, many serving for more than one term. As the Ziratron ceased its physical operation in Ramat Gan and began producing shows at Kikar Ha'Medina, its first duo of directors, Aron Berman and Sam Kalinhof. also became its last.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===The End of Israel's First Circus===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Program_Bulgarian_State_Circus_1966.jpg|thumb|right|300px|Bulgarian State Circus program (1966)]]Over the following years, throughout the 1960s, Kikar Ha'Medina replaced the Ziratron tent as the main venue for visiting circuses, including [[Circus Medrano-Swoboda]] (later, [[Medrano-Casartelli]]) that came almost every year (brought to Israel by impresario Jakob Ori). In fact, there were so many circuses performing at Kikar Ha'Medina that it led to a popular saying: &amp;quot;The State of Israel is like the State Square: half the time circus, half the time mud&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
In 1964, five years after the construction of the Ziratron's Tel Aviv building had halted, its remaining skeleton was purchased by Israeli businessman Joseph Epstein and used for the construction of the &amp;quot;Cinerama&amp;quot; hall, where many films, concerts and other events were hosted for decades (the building was eventually demolished in 2016). In the beginning, there was some hope that the building could be used for Ziratron circus shows. But that hope never seemed to have come true.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
To the unsuspecting viewer, it seemed that the Ziratron had died when its ''construction'' was dismantled in 1959 and was replaced by the foreign circuses visiting Kikar Ha'Medina throughout the 1960s. But that was just an appearance: It was in fact it was still &amp;quot;Ziratron Public Entertainments Company, Ltd.&amp;quot; that imported these foreign circuses to perform at Kikar Ha'Medina, even though their venue in Ramat Gan was no more. Strangely, however, the company was no longer doing business as the Ziratron; that name had completely disappeared from both marketing and programs and had been replaced by the name of the man who presided over the company and was its first and last director: &amp;quot;Impresario A. Berman&amp;quot; (Aron Berman).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
In 1967, Joseph Epstein (owner of the Ziratron-Cinerama building) went bankrupt, and the Israeli courthouse ordered his companies to be dismantled and sold&amp;amp;mdash;among which the Ziratron-Cinerama building. The following year, in July 1968, &amp;quot;Ziratron Public Entertainments Company, Ltd.&amp;quot; went up for auction. It remains unclear whether at the time of the auction the company was owned by Mr. Epstein or by the veteran's cooperative; state records show that Mr. Berman started his own company in June 1969.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
After many incarnations, thus came the end of the Ziratron. The cooperative founded by veterans in November 1949 that captivated so many audiences throughout the 1950s and 1960s ceased to exist. It paid its very last debt to the legal receiver in July 1973.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==A Note on The Source==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''This article has been adapted from the original on ''The Escape Act'' website''''' ([http://www.theescapeactshow.com/blog/extra-israels-first-circus theescapeactshow.com])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Image Gallery==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
File:Ziratron_Program_50-51.jpg|Ziratron Progam - 1950-51 Season (1950)&lt;br /&gt;
File:Zippora_Zabbari.jpg|Zippora Zabbari (c.1950)&lt;br /&gt;
File:Muky_and_Alex.jpg|Muky &amp;amp; Alex with friend (1951)&lt;br /&gt;
File:Josephine_Baker_at_Ziratron.jpg|Josephine Baker at The Ziratron (1954)&lt;br /&gt;
File:Ziratron_Program_(1954).jpg|Ziratron program (1954)&lt;br /&gt;
File:Ziratron_Pin.png|Ziratron souvenir pin (c.1955)&lt;br /&gt;
File:The_Ziratron-Aerial_view.jpg|The Ziratron (1955)&lt;br /&gt;
File:Ziratron_crowd.jpg|The Ziratron (1955)&lt;br /&gt;
File:Polish_State_Circus_in_Israel.jpg|Polish State Circus Poster (1960)&lt;br /&gt;
File:Program_Bulgarian_State_Circus_1966.jpg|Bulgarian State Circus Program (1966)&lt;br /&gt;
File:Hungarian_State_Circus_poster_(1967).jpg|The Hungarian State Circus in Tel Aviv (1967)&lt;br /&gt;
&amp;lt;/Gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Circuses|Ziratron, The]][[Category:History|Ziratron, The]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.circopedia.org/Statues_BAC_Video_(1994)</id>
		<title>Statues BAC Video (1994)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.circopedia.org/Statues_BAC_Video_(1994)"/>
				<updated>2026-03-28T17:50:46Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Melinda Merlier, Carlos Guity &amp;amp; James Clowney (with [[Barry Lubin]]), statue act, in the [[Big Apple Circus]] production of ''Grandma Meets Mummenschanz'' (1994)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#ev:vimeo|1177923552|740}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biographies: [[Melinda Merlier]], [[Carlos Guity]], [[James Clowney]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Merlier, Melinda]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.circopedia.org/James_Clowney</id>
		<title>James Clowney</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.circopedia.org/James_Clowney"/>
				<updated>2026-03-26T21:31:02Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: /* An International Circus Career */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:James_Clowney.jpg|right|300px]]&lt;br /&gt;
==Acrobat==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''By Dominique Jando''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
James Clowney (1972-2026) was a talented acrobat and comedy character whose professional career spanned twenty years in two circuses only, but two prestigious ones: New York's [[Big Apple Circus]] and Canada's [[Cirque du Soleil]]. A versatile and charismatic performer and a generous individual, he was held in high esteem by his colleagues and loved by his audiences&amp;amp;mdash;until his untimely death at age fifty-four in 2026.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===A Kid from Manhattan===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Born in New York January 9, 1972, James grew up in Manhattan surrounded by five sisters and one brother. On July 18, 1977, the Big Apple Circus gave its inaugural performance in a landfill near Battery Park, in Manhattan; the Big Apple Circus was then the performing arm of the New York School for Circus Arts, and the show featured a young and very talented African American acrobatic group, [[The Back Street Flyers]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Age fourteen to sixteen, hailing from the now-defunct Charles Evans Hughes High School in the Chelsea District on Manhattan's West Side (of ''West Side Story'' fame), they had practiced tumbling at a YMCA, until their teacher brought them to the newly established New York School for Circus Arts. They were to become a staple of the Big Apple Circus’s early productions, and, in 1980, won a Silver Medal at Paris’s [[Festival Mondial du Cirque de Demain]]. The Back Street Flyers became an inspiration for other African American kids in New York.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
James joined the New York School for Circus Arts at age nine, in 1981. When the school morphed into the Big Apple Circus Arts in Education Program two years later and found a home at the Urban Assembly New York Harbor School (better known simply as Harbor School) on Governors Island, James moved with it, and graduated from Harbor School in 1986. He then went to West Side High School, took a break to work as an usher and on the ring crew at the Big Apple Circus, and returned to school to graduate in 1992.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
During that time, James never stopped training. In 1988, he performed an acrobatic act with [[Carlos Guity]] (soon to join the Big Apple Circus) and four other students of the Arts in Education Program at the [[Festival Première Rampe]] in Monte Carlo&amp;amp;mdash;then the junior equivalent of the [[International Circus Festival of Monte Carlo]]&amp;amp;mdash;where they won the ''Nice-Matin'' award presented by the local press.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===An International Circus Career===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
James eventually joined the Big Apple Circus Company in 1993 for its production of ''Carnevale in Venice''. He appeared in the show as a tumbler and acrobat in various tableaus. Turned professional, he would participate in three more Big Apple Circus productions until 1997&amp;amp;mdash;notably in a hand-to-hand balancing act with [[Melinda Merlier]] and Carlos Guity, in a comedy tumbling act with [[Julian Stachowski]], Carlos Guity, [[Al Calienes]], and [[Elena Panova]], in a Russian barre act with Julian Stachowski and Carlos Guity, and in a teeterboard act with Melinda Merlier, Carlos Guity, Julian Stachowski, and the [[William Woodcock, Jr.|Woodcock]] elephants: A versatile performer indeed! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Then, in 1998, James went to work at Cirque Du Soleil for the Canadian circus's restaging of its old production of ''Saltimbanco''. James was originally cast as an acrobat and character in the show, but his presence and comedic talent eventually earned him the central role of &amp;quot;The Ringmaster.&amp;quot; James was an excellent spotter, and didn't hesitate to put himself at risk to save a fellow performer. In 2008, he suffered leg and ankle fractures after he broke a twelve-meter fall (about thirty feet) by another acrobat, Yannick Blackburn. He was credited with saving Blackburn's life. James would tour the world with ''Saltimbanco'' for fifteen years before leaving the show in 2012.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Then, at age forty, James Clowney left the circus altogether and went to work for a time as a security professional for the Las Vegas Convention and Visitors Authority. He settled in Las Vegas, where Cirque du Soleil employees and alumni are many, and eventually created his own business, ''Armchair Millionaire Academy''&amp;amp;mdash;the title of which corresponds well with his sense of humor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
What happened next is not well documented. Having left show business, James somewhat disappeared from the circus world's radar&amp;amp;mdash;until his death from a heart attack on January 30, 2026, at age fifty-four, which came as a shock to all those who had been lucky to know and work with him. His was survived by one son, Ayjai Clowney. James Clowney was a warm human being, and a multi-talented artist who combined amazing strength, acrobatic nimbleness, and a great sense of humor. Said James: &amp;quot;Always believe that hard work pays off.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Video: [[Statues_BAC_Video_(1994)|James Clowney,Melinda Merlier, and Carlos Guity, statue act]], in the Big Apple Circus production of ''Grandma Meets Mummenschanz'' (1994)&lt;br /&gt;
* Video: [[Stachowsky_Clowney_Guity_BAC_1996_Video|James Clowney, Carlos Guity &amp;amp; Julian Stachowski, double-bar act]], at the Big Apple Circus (1996)&lt;br /&gt;
* Video: [[Bill Woodcock Elephants and BAC Company BAC 1996 Video| James Clowney and the Big Apple Circus Company]], teeterboard with Bill Woodcock's elephants in ''The Medicine Show'' (1996)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Image Gallery==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
File:James_Clowney.jpg|James Clowney (1993)&lt;br /&gt;
&amp;lt;/Gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Artists and Acts|Clowney, James]][[Category:Acrobats|Clowney, James]][[Category:Hand-to-Hand Balancing|Clowney, James]][[Category:Teeterboard|Clowney, James]]&lt;/div&gt;</summary>
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		<title>Castors Video (c.1960)</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Les Castors (Nora, Toly, Charly, and Eddy, with their father, Louis Moustier), foot-juggling and Risley act, at the Grand Cirque de France ([[Cirque Gruss-Jeannet]]) (c.1960)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#ev:vimeo|1176699061|740}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[Les Castors]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Castors, Les]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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		<title>Smart Video (1981)</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: Created page with &amp;quot;Yasmine Smart, horses at liberty, at the 8th International Circus Festival of Monte Carlo (1981) &amp;amp;mdash; ''Document: France Television''  {{#ev:vimeo|1176313834|740}}  ==S...&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Yasmine Smart, horses at liberty, at the 8th [[International Circus Festival of Monte Carlo]] (1981) &amp;amp;mdash; ''Document: France Television''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#ev:vimeo|1176313834|740}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[Yasmine Smart]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Smart, Yasmine]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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		<title>Émilien Bouglione</title>
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				<updated>2026-03-21T04:10:18Z</updated>
		
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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Languages}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Emilien_Bouglione Portrait.jpg|right|300px]]&lt;br /&gt;
==Equestrian, Circus Director==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
by Raffaele De Ritis&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Émilien Bouglione (1934-2026) was the fourth of [[The Bouglione Family|Joseph and Rosa Bouglione]]’s seven children (Odette, 1929-2025 – Josette, 1930-? – Firmin, 1933-2022 – Émilien – Sandrine, 1936-2012 – Sampion III, 1938-2019 – Joseph, b. 1942). Of the four brothers, he was by far the most artistically minded; he succeeded his uncle Sampion II at the helm of Cirque Bouglione’s equestrian department and presented with infinite taste and great gusto equestrian presentations that were often prepared with the help of his mentor, Master Equestrian [[André Vasserot]] (1911-1991).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===The Bouglione Family===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
He was born Jules Émilien Buffalo-Bill Bouglione on July 20th, 1934, in Coulommiers (a town famous for its cheese, east of Paris), where his family's circus was performing. His father, the legendary circus director Joseph Bouglione (1904-1987), and his Belgian mother, Rosalie Van Been (1910-2018), were both of Roma descent and came from the world of fairground menageries, which were, between the two world wars, restructuring into the modern traveling circus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Joseph_-_Rosa_Bouglione.jpg|thumb|left|400px|Joseph and Rosa Bouglione (1963)]]The father and uncles of &amp;quot;Julot&amp;quot; (the diminutive by which Emilien was known by his close friends and family) had already paraded under a succession of picturesque banners&amp;amp;mdash;including one that helped them build their fortune: ''Stade Bufalo-Bill''&amp;amp;mdash;before settling on the proud ''Cirque des 4 Frères Bouglione''. It is said that the day after their newest family member, Jules Émilien, had arrived, they signed the contract making them tenants of the [[Cirque d'Hiver]] in Paris, the world's oldest circus building, which eventually became their property.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The Bougliones were a large family whose school had been the circus ring. Emilien entered it at the age of two and was already in the saddle two years later. Like in every circus, the Bougliones' ring was a school of life, the curriculum of which was written in the pungent smell of horse manure, wild animals, leather, and sawdust. Their approach to equestrian art owed nothing to the classical academic style (already fading away): Theirs was fierce and more romantic; it was the world of mythical horses that gallop through folklore and dime novels, ridden by a family whose Roma blood gave it a stamp of dazzling wonder.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Émilien made his official debut in 1943, billed as &amp;quot;Le plus jeune cavalier de France&amp;quot; (The Youngest Horseman in France&amp;quot;), under the tutelage of [[Achille Zavatta]], a celebrated clown and one of the most protean figures the circus world ever produced. Young Émilien, however, had already been used in small parts in the pantomime ''Blanche-Neige'' (&amp;quot;Snow White&amp;quot;)&amp;amp;mdash;one of the innovative circus operettas the Bougliones staged with the [[Géo Sandry]], their conceptor and director, during the German occupation to uplift the Parisians' spirits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
To Émilien, this experience had been a useful training in theatricality and showmanship. He also appeared in small parts with some of the great clowns of the times, who rotated through the Bougliones' circus rings with the reliability of a well-maintained mechanism. After the war, during school holidays, he began to familiarize himself with his uncle Sampion's ''cavalerie'': seven Ukrainian stallions, which he eventually took over in 1950.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===The Family's Star===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
What followed was the making of Émilien Bouglione, the Circus Icon.  He had true ambitions as a circus artist, which quickly found their shape in ''La Poste'' (&amp;quot;The Courier&amp;quot;)&amp;amp;mdash;that vertiginous equestrian presentation created in the 19th century by [[Andrew Ducrow]], in which a rider stands astride two horses at full gallop while a half-dozen stallions pass at great speed between his legs, the rider catching their unfolding long reins one by one before controlling a full galloping atelage. Émilien presented it first in a cowboy costume, then as Zorro, and finally in the Roman attire of Ben-Hur, grasping the coattails of Hollywood with a confidence that Hollywood itself might have envied. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Emilien_Bouglione_Courier.jpg|thumb|right|350px|Émilien in &amp;quot;La Poste&amp;quot; (1962)]]Dividing its activities between Paris's Cirque d'Hiver and its tours throughout France, Belgium, and The Netherlands (with a foray in Brazil), the Bouglione circus gave Émilien the opportunity to try his hand at everything, from acrobatics to the family's specialty, animal training&amp;amp;mdash;which had included the presentation of his uncle Firmin's mixed group of tigers, lions and leopards, as well as the Bouglione elephants&amp;amp;mash;and even standing in for a human cannonball when the occasion demanded. But horsemanship remained his true domain, the medium through which his inexhaustible imagination found its expression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Assisted by the indispensable André Vasserot, Émilien assembled rich stables and developed a style at once lively and precise: large groups of mixed breeds&amp;amp;mdash;Anglo-Arabs, Norwegians, ponies&amp;amp;mdash;freed from the rigid stylizations of the classical school, often presented with his personal trademark: riding a magnificent horse, always in a superb costume, and sometimes sitting on an ornate Mexican saddle: As opposed to his father and his uncles, who often appeared in the ring (and in the cage) in the suit they wore in town, Émilien had a keen sense of style and a true elegance that served his outstanding showmanship.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Whether conducting his ''cavalerie'' or in the evolutions of ''The Courier'', he moved through a gallery of identities that had thrilled twentieth-century imaginations: Robin Hood, a Sioux chief, Zorro, Davy Crockett, a Mexican ''charro'', an oriental prince, an Argentinean ''gaucho'', a gladiator, an Andalusian ''vaquero''. His costumes and orchestral choices were always of the highest order, and his charisma became, by then, undeniable. He had managed to distil the spirit of popular literature and film into immediate scenic art, and the ring was his medium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The 1960s marked the apotheosis of the Technicolor adventure film, and an intensely busy period for the Bouglione family. In 1963, they took over Paris's [[Cirque de Montmartre]] (formerly Medrano), which was placed under the management of the &amp;quot;Bouglione Juniors&amp;quot; (Firmin, Émilien, Sampion, Joseph) while, starting at the end of the 1950s, the Cirque d'Hiver began hosting the extremely popular and long-running television circus show [[''La Piste aux Étoiles'']]. For more than twenty years, that show gave Émilien an extraordinary exposure, not only of him to the French public, but for him personally to television techniques and to a remarkable and diverse assortment of talented artists. He was a quick study.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===A Man of The World===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Emilien_Bouglione_by_Avedon.jpg|thumb|left|400px|ÉEmilien by Richard Avedon (1955)]]Endowed with a natural elegance in and outside the ring, Émilien had social gifts and interests that surprised those who expected a circus man to limit his world to the sole circus. He could converse with anyone on many subjects&amp;amp;mdash;brilliant and modest in equal measure&amp;amp;mdash;and he developed, with some apparent ease, friendships well beyond the world of sawdust. He retained all the while the mysterious charm of the nomad: impossible to fully explain, impossible to dismiss.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Naturally at ease in all social groups, he became friends with Salvador Dalí. In 1955, he sat for the legendary photographer Richard Avedon, who made pictures of him now preserved in major museums worldwide. In the 1970s, the Cirque d'Hiver began to host a new cycle of the annual ''Gala de l'Union des Artistes'' (the original inspiration for all subsequent &amp;quot;Circus of The Stars&amp;quot;, originated in 1923 at Paris's [[Nouveu Cirque (Paris)|Nouveau Cirque]]), one of the   most glittering Parisian events of the twentieth century.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Émilien collaborated on its direction, and year after year handed his ''chambrière'' and his horses to the likes of Gina Lollobrigida (whom, at age seventeen, he had met on the set of the film ''Trapeze'' [1956], which was shot at the Cirque d'Hiver), the legendary Italian film director and actor Vittorio De Sica, and one of Paris's brightest stars, Josephine Baker. His circle of friends also included Charles Aznavour, Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, the legendary chef Paul Bocuse, and the jazzman Lionel Hampton&amp;amp;mdash;among many others. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
For his magnificent and elegant stage costumes, he once turned to Paco Rabanne. He paid the same attention to his harnesses and his saddles: Memorable above all was the majestic silver-inlaid saddle-armor on which, wearing a gold-sequined bolero jacket over a black gilet and black pants, Émilien was portrayed by the great Italian illustrator Renato Casaro for a magnificent two-sheet  poster of 1976&amp;amp;mdash; the image of a man entirely comfortable in his own legend.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Award-Winner and Collector: The Circus Prince===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
In 1974, the Bougliones put their traveling circus at the disposal of Monaco's Prince Rainier III to host and organize the first [[International Circus Festival of Monte Carlo]]. Émilien entered his liberty act in the competition and took home a Silver Clown&amp;amp;mdash;the first ever awarded. In many of his equestrian acts, he was accompanied by his wife, the beautiful [[The Bouglione Family|Christiane Bouglione]], née Hernandez (b.1940), who would eventually produce her own shows, and who gave him four children, Joseph (b.1960), Regina (b.1962), Louis-Sampion (b.1966), and Odette (b.1969).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Bouglione_Family.jpg|thumb|right|400px|Émilien Bouglione with his brothers and his father at the International Circus Festival of Monte Carlo (1974)]]The Cirque Bouglione quit traveling in 1981, and a few years later the Cirque d'Hiver also abandoned its circus season, becoming a theater-for-hire. Émilien then turned to his lifelong passion: collecting. He accumulated, with methodical fervor, an astonishing trove of art objects&amp;amp;mdash;paintings, bronzes, various memorabilia, documents related to the circus and the equestrian world&amp;amp;mdash;helping to reconstruct in the process parts of circus history that might otherwise have disappeared. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
In 1999, together with his mother and his brother Sampion III, he gave his blessing to a decision to entrust the Bougliones' next generation with reviving the Cirque d'Hiver's circus season. Émilien's own role in the project was unique and impossible to define precisely: that of an inspiring spirit. His presence alone lent quiet authority to an experiment that became, over the years, one of the most remarkable successes in the circus world, in large part thanks to Émilien's own children.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
In the first decades of the twenty-first century, anyone who happened to pass through the Cirque d'Hiver at any hour of the day could easily find themselves face to face with the silhouette of &amp;quot;Monsieur Émilien,&amp;quot; who had become the family patriarch,  emerging unexpectedly from one of the house's ''vomitorums'', or from some mysterious corridor, or any one of the numerous age-old little doors that the venerable building seems to multiply at will.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
His lean figure moved silently and discreetly&amp;amp;mdash;and, invariably, his impeccable elegance struck you: his magnificent waistcoats, coordinated with tie or foulard, emblazoned cufflinks glinting at the wrists. It was less the flamboyance of a retired circus veteran than the grace of an emeritus sovereign. Yet there was nothing intimidating about him. A gentle familiarity established itself at once, and the conversation (one might find oneself drawn into circus lore, fine arts, current affairs, a grandchild passing by, some neglected detail in a corner) burned with a quiet, fervent passion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Epilogue===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Little by little, Émilien's children took over the full management of the Cirque d'Hiver. Joseph had been the shows' very talented artistic director since the Cirque d'Hiver had resumed its circus activities, assisted by his sister Regina, who oversees the look and elegant wardrobe of artists and personnel. [[File:Emilien_Bouglione_-_old_age.jpg|thumb|left|400px|Émilien Bouglione (c.2015)]]Louis-Sampion, who shared his father's passion for history and collecting, created the private Musée Émilien Bouglione in the Cirque d'Hiver, and makes sure the cultural and historical values of the legendary Parisian building are appreciated and safeguarded. Finally, Odette became CEO of the entire Bouglione organization. They all share with their father elegance, talent, and a committed respect for the place of their family in circus history.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Émilien Bouglione passed away in Paris on March 15, 2026; he was ninety-two. His funeral service was held at the Église Saint-Roch, rue St. Honoré in Paris, and was attended by a large crowd of friends, circus professionals, and admirers. ''Le Prince du Cirque'' (&amp;quot;The Circus Prince&amp;quot;), as he was often called, joined two previous generations of his ancestors in the Bouglione dynasty's mausoleum at the cemetery of Lizy-sur-Ourq, near Paris. Émilien Bouglione was one of those beloved personalities thanks to whom the word &amp;quot;circus&amp;quot; continues to evoke fascination and legend rather than mere nostalgia.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Suggested Reading==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pascaline Kromicheff, ''Émilien Bouglione, Prince du Cirque'' (Puits, De la Voix au Chapitre, 2019) &amp;amp;mdash; ISBN 978-2-9562209-1-6&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[The Bouglione Family]]&lt;br /&gt;
* Video: [[Bouglione_Norwegian_Horses_Video_(1962)|Emilien Bouglione, Norwegian horses]], at the Cirque d'Hiver (1962)&lt;br /&gt;
* Video: [[Bouglione_Horses_Video_(1963)|Emilien Bouglione, liberty act]], at the Cirque d'Hiver (1963)&lt;br /&gt;
* Video: [[Emilien_Bouglione_Video_(1966)|Emilien Bouglione, ''La Poste'']], at the Cirque d'Hiver (1966)&lt;br /&gt;
* Video: [[Emilien_Bouglione_Video_(1969)|Emilien Bouglione, ''La Poste'']], at the Cirque d'Hiver (1969)&lt;br /&gt;
* Video: [[Emilien_Bouglione_Video_(1974)|Émilien Bouglione, liberty act]], at Chipperfield's Circus (1974)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Image Gallery==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
File:Les_Frères_Bouglione.jpg|The Bouglione Brothers (c.1950)&lt;br /&gt;
File:Bouglione_-_Avedon.jpg|Émilien Bouglione by Richard Avedon (1955)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione_by_Avedon.jpg|Émilien Bouglione by Richard Avedon (1955)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione_Avedon.jpg|Émilien Bouglione, Mylos, and Dovina by Richard Avedon (1955)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione_Courier.jpg|Émilien Bouglione in ''La Poste'' (1962)&lt;br /&gt;
File:Joseph_-_Rosa_Bouglione.jpg|Joseph &amp;amp; Rosa Bouglione (1963)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione.jpg|Émilien Bouglione and his horses (c.1965)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione Portrait.jpg|Émilien Bouglione (c.1970)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione_Western.jpg|Émilien Bouglione with his Mexican saddle (c.1970)&lt;br /&gt;
File:Bouglione_Family.jpg| Émilien Bouglione and Family in Monte Carlo (1974)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione_poster.jpg|Poster featuring Émilien Bouglione (c.1975)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione_Poster.jpg|Poster by Renato Casaro featuring Émilien Bouglione (1976)&lt;br /&gt;
File:Emilien_Bouglione_-_old_age.jpg|Émilien Bouglione, the Circus Prince (c.2015)&lt;br /&gt;
&amp;lt;/Gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Artists and Acts|Bouglione, Émilien]][[Category:Animal Trainer|Bouglione, Émilien]][[Category:Equestrians|Bouglione, Émilien]][[Category:Circus Owners and Directors|Bouglione, Émilien]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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		<title>Aleksandr Bondarev</title>
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				<updated>2026-03-18T19:27:36Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: Created page with &amp;quot;==Acrobat==  * Video: The Bondarev Troupe, teeterboard, on Russian television (1985)  Bondarev, AleksandrCategory:Acr...&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Acrobat==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Video: [[Bondarev_Video_(1985)|The Bondarev Troupe, teeterboard]], on Russian television (1985)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Artists and Acts|Bondarev, Aleksandr]][[Category:Acrobats|Bondarev, Aleksandr]][[Category:Teeterboard|Bondarev, Aleksandr]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: Created page with &amp;quot;The Bondarev Troupe, teeterboard, in a USSR television documentary (1985)   {{#ev:vimeo|1174521429|740}}  ==See Also==  * Biography: Aleksandr Bondarev  Category:Video A...&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;The Bondarev Troupe, teeterboard, in a USSR television documentary (1985) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#ev:vimeo|1174521429|740}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[Aleksandr Bondarev]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Bondarev Troupe]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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		<id>https://www.circopedia.org/Luna_Video_(2025)</id>
		<title>Luna Video (2025)</title>
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				<updated>2026-03-15T23:38:05Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Duo Luna (Marina Luna &amp;amp; Marika Ashley Gould), aerial hoop, at the 47th [[International Circus Festival of Monte Carlo]] (2025) &amp;amp;mdash; ''Document: France Television''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#ev:vimeo|1173837721|740}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[Marina Luna]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Luna Duo]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

	<entry>
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		<title>Tulga</title>
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				<updated>2026-03-11T20:27:36Z</updated>
		
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&lt;div&gt;==Strongman==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Video: [[Tulga_Video_(2025)|Tulga, strongman]], at the International Circus Festical of Monte Carlo (2025)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Artists and Acts|Tulga]][[Category:Jugglers|Tulga]][[Category:Strongmen|Tulga]]&lt;/div&gt;</summary>
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		<title>Tulga Video (2025)</title>
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&lt;div&gt;Tulga, strongman, at the 47th [[International Circus Festival of Monte Carlo]] (2026) &amp;amp;mdash; ''Document: France Television''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[Tulga]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Tulga]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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		<title>China Troupe - Bicycle Video (2025)</title>
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&lt;div&gt;China Acrobatic Troupe, bicycle act, at the 47th [[International Circus Festival of Monte Carlo]] (2026) &amp;amp;mdash; ''Document: France Television''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[China Acrobatic Troupe]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|China Acrobatic Troupe]]&lt;/div&gt;</summary>
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		<title>Günter Dorning</title>
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&lt;div&gt;==Animal Trainer==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Video: [[Dorning_Cow_Video_(1978)|Günter Dorning, trained cows]], at Zirkus Aeros (1978)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Artists and Acts|Dorning, Günter]][[Category:Animal Trainers|Dorning, Günter]][[Category:Farm Animals|Dorning, Günter]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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		<title>Dorning Cow Video (1978)</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Günter Dorning, with Carmen, Susi, Margot, Anita, Lilo and Hanne, his trained cows, at [[Zirkus Aeros]] (1978) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#ev:vimeo|1169407978|740}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[Günter Dorning]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Dorning, Günter]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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		<id>https://www.circopedia.org/The_Kims</id>
		<title>The Kims</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Comedy Acrobatics==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Herbert Weiss, Henry Sköld, Gert Nilsson.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Video: [[Kims_Video_(1963)|The Kims, comedy acrobatics]], at Circus Knie (1963)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Artists and Acts|Kims, The]][[Category:Acrobats|Kims, The]][[Category:Comedy Acts|Kims, The]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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		<title>Kolfe Troupe</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Acrobats==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Video: [[Kolfe_Video_(2026)|Kolfe Troupe, Risley/teeterboard combination]], at the International Circus Festival of Monte Carlo (2026)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Artists and Acts|Kolfe Troupe]][[Category:Acrobats|Kolfe Troupe]][[Category:Risley Acts (Icarists)|Kolfe Troupe]][[Category:Teeterboard|Kolfe Troupe]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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		<title>Kolfe Video (2026)</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: Created page with &amp;quot;Kolfe Troupe, Risley/teeterboard combination act, at the 48th International Circus Festival of Monte Carlo (2026) &amp;amp;mdash; ''Document: [https://www.circusfans.eu CircusFans...&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Kolfe Troupe, Risley/teeterboard combination act, at the 48th [[International Circus Festival of Monte Carlo]] (2026) &amp;amp;mdash; ''Document: [https://www.circusfans.eu CircusFans Italia]''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#ev:vimeo|1166828116|740}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[Kolfe Troupe]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Kolfe Troupe]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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		<title>Koziaks Spanish Video (1987)</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: Created page with &amp;quot;The Koziaks, Russian barre, in ''El Gran Circo de Barbara Rey y Angel Cristo'' on Spanish Television, filmed at Circo Angel Cristo (1987) &amp;amp;mdash; ''Document: RTVE''  {{#ev...&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;The Koziaks, Russian barre, in ''El Gran Circo de Barbara Rey y Angel Cristo'' on Spanish Television, filmed at [[Circo Angel Cristo]] (1987) &amp;amp;mdash; ''Document: RTVE''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#ev:vimeo|1166475423|740}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[The Koziaks]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Koziaks, The]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.circopedia.org/Segura_Video_(1980)</id>
		<title>Segura Video (1980)</title>
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				<updated>2026-02-15T05:58:19Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;The Segura Family, Risley and trampoline combination act, on Spanish Television, filmed at [[Circo Angel Cristo]] (1980) &amp;amp;mdash; ''Document: RTVE''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#ev:vimeo|1165045285|740}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[Segura Family]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Segura family]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.circopedia.org/The_Kaylicoas</id>
		<title>The Kaylicoas</title>
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				<updated>2026-02-09T19:50:22Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: Created page with &amp;quot;==Perch-Pole Balancing==  * Video: The Kaylicoas, perch-pole balancing, at Circo Angel Cristo (c.1980)  Category:Artists and Acts|Kaylicoas, The...&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Perch-Pole Balancing==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Video: [[Kaylicoas_Video_(c.1980)|The Kaylicoas, perch-pole balancing]], at Circo Angel Cristo (c.1980)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Artists and Acts|Kaylicoas, The]][[Category:Acrobats|Kaylicoas, The]][[Category:Perch-Pole Balancing|Kaylicoas, The]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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		<title>Kaylicoas Video (c.1980)</title>
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				<updated>2026-02-09T19:47:28Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;The Kaylicoas, perch-pole balancing, in ''El Gran Circo de Angel Cristo y Barbara Rey'' on Spanish Television, filmed at [[Circo Angel Cristo]] (c.1980) &amp;amp;mdash; ''Document: RTVE''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#ev:vimeo|1163078324|740}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[The Kaylicoas]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Kaylicoas, The]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.circopedia.org/Alexis_Gruss,_Jr/fr</id>
		<title>Alexis Gruss, Jr/fr</title>
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				<updated>2026-02-08T21:18:36Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: /* Galerie d'Images */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Languages|Alexis Gruss, Jr}}&lt;br /&gt;
[[File:Alexis_Gruss,_Jr.jpg|right|450px]]&lt;br /&gt;
==Directeur de cirque, Écuyer==&lt;br /&gt;
''Par Dominique Jando''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On l’a surnommé « Le seigneur des chevaux » : Alexis Gruss (1944-2024) fut pendant de nombreuses années le principal visage du cirque en France, une légende vivante et une véritable vedette médiatique, ainsi qu’un créateur de cirque particulièrement novateur. Charismatique et polyvalent, il était également reconnu comme l’un des plus grands dresseurs de chevaux de son temps, aussi bien dans le monde du cirque que dans les cercles équestres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Jeunesse===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:The_Gruss_Juniors.jpg|thumb|left|400px|Patrick, Bella et Alexis Gruss, Jr. au Grand Cirque de France (1964)]] Alexis Jacques André Gruss est né dans la caravane de ses parents le 23 avril 1944 à Bart, un village près de Montbéliard, à l’est de la France, non loin de la frontière suisse. Il était la quatrième génération d’une famille de cirque aux origines alsaciennes et italiennes mêlées. Son père était [[The Gruss Dynasty|Théophile André Gruss]], mieux connu sous le nom d’André ou Dédé (1919-2003), un écuyer talentueux qui devint non seulement directeur de cirque, mais aussi un auguste très populaire. Sa mère, Hélène Maud (1919-2003), née Lautour, venait du monde des ménageries foraines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alexis Gruss a grandi au [[Cirque Gruss-Jeannet]], le cirque cofondé et dirigé par son oncle, [[Alexis Gruss, Sr.]] (1909-1985), André Gruss, et leur ami [[Lucien Jeannet]] (1902-1977), héritier d’une dynastie de dresseurs d’animaux itinérants ; c’était l’un des principaux cirques de France, qui a tourné sous différents noms : ''Radio-Circus'', ''Medrano Voyageur'', ''Cirque-Zoo Jean Richard'' et ''Grand Cirque de France''. Là, Alexis, son frère [[The Gruss Dynasty|Patrick]] (né en 1950), et ses sœurs [[The Gruss Dynasty|Bella]] (1948-2012) et [[The Gruss Dynasty|Martine]] (1956-1994) ont été formés à toutes les disciplines du cirque par leur père et leur oncle Alexis — qui allait bientôt être considéré comme le meilleur Maître Écuyer de France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1970, Alexis épousa [[Gipsy Bouglione]] (née en 1947), fille de [[The Bouglione Family|Firmin Bouglione, Sr.]], une fil-de-fériste et une jongleuse exceptionnelle, qui deviendra l’une des artistes de cirque les plus brillantes et polyvalentes de sa génération. En 1969, après une très mauvaise saison, Alexis Gruss Senior quitta le Cirque Gruss-Jeannet pour rejoindre le célèbre comédien, acteur et dompteur amateur [[Jean Richard]], qui venait d’ouvrir son propre cirque ; deux ans plus tard, Lucien Jeannet prit aussi sa retraite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gestion du cirque revint alors à Alexis et son père, qui s’associèrent en 1972 à [[Roger Lanzac]], le célèbre Monsieur Loyal de l’émission télévisée ''[[La Piste aux Étoiles]]''. Hélas, sous l'enseigne ''La Piste d’Or'', cette nouvelle aventure ne rencontra pas le succès espéré et le spectacle fut interrompu avant la fin de la saison. Finalement, Alexis parvint à convaincre son père qu’ils devaient tourner sous leur propre nom, Gruss — mais, après tant de changements d’identité, l'enseigne ''Cirque Gruss'' n'avait plus de valeur commerciale. À l’été 1974, l’entreprise familiale était au bord du gouffre.&lt;br /&gt;
===Le Cirque à l'Ancienne===&lt;br /&gt;
Par chance, à cette époque à Paris, la célèbre actrice et directrice de théâtre Silvia Monfort (1923-1991) venait d’organiser une exposition à succès intitulée ''Le Cirque en Couleurs '' dans son théâtre du Carré Thorigny, et Firmin Bouglione lui suggéra d’ajouter un vrai cirque à son exposition… Une suggestion intéressée, bien sûr, mais puisque 1974 marquait le 200e anniversaire de la première visite de [[Philip Astley]] à Paris, elle trouva l’idée excellente !&lt;br /&gt;
[[File:Alexis_Gruss_-_Silvia_Monfort.jpg|thumb|right|400px|Alexis Gruss et Silvia Monfort (1975)]] Ainsi naquit ''Le Cirque à l’ancienne'' d’Alexis Gruss, qui se produisit sous un chapiteau installé dans la cour de l’Hôtel Salé (aujourd’hui musée Picasso), juste en face du théâtre de Silvia Monfort. ''Le Cirque à l’Ancienne'' fut un succès immédiat — un cirque traditionnel mettant en avant les numéros équestres, réalisés par les membres talentueux et polyvalents d’une seule famille : Alexis et Gipsy, Patrick et [[The Bouglione Family|Sandrine]] (née Bouglione, alors épouse de Patrick), Martine et Dédé, accompagnés de deux chevaux, Sultane et Transvaal, et d’une éléphante, Toffy.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alexis faisait un pas-de-deux à cheval avec Martine, un double jockey avec Patrick, un numéro de fouets et lassos avec Patrick et Martine, présentait son éléphante Toffy et jouait une entrée clownesque en clown blanc avec son père et son frère ; Gipsy proposait ses numéros de fil de fer et de jonglage, et Martine était une gracieuse ballerine à cheval. Un illusioniste, Max Hersan, et sa fille Muriel sur le rola-bola, furent ajoutés pour permettre à la famille de reprendre leur souffle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin de l’année, Silvia Monfort se vit confier la direction du nouveau ''Centre d’Action Culturelle de Paris'' (mieux connu sous le nom de ''Nouveau Carré'', puis ''Carré Silvia Monfort''), et le cirque, sous la direction d’Alexis, devint partie intégrante de ses activités, avec l’ajout de la première école professionnelle de cirque ouverte en Occident, également sous la direction artistique d’Alexis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le Cirque à l’ancienne'' recentra les arts du cirque sur leurs racines — à une époque où les cirques français tentaient en vain de se « moderniser » avec des artifices sans rapport avec leur identité propre et perdaient leur public. La vision d’Alexis Gruss exerça une influence profonde sur les expérimentations d’autres franc-tireurs qui, avec le temps, se révélèrent également pertinentes et devinrent très populaires — comme le cirque [[Circus Roncalli|Roncalli]], le [[Big Apple Circus]] et même le [[Cirque du Soleil]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alexis Gruss aimait répéter cet axiome attribué à Gustav Mahler : « La tradition n’est pas la vénération des cendres, mais la transmission du feu. » (« Tradition ist nicht die Anbetung der Asche, sondern die Weitergabe des Feuers »). Il devint un maître du cirque qui transmit la flamme de sa passion à une nouvelle génération d’artistes, d’abord par son école, puis au sein de sa propre famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il soulignait toujours l’importance de transmettre son savoir d’une génération à l’autre. Il communiquait aussi son éthique de travail à ses élèves : pratiquement tous insistent sur un aspect central de l’éducation circassienne qu’il leur donna : « Il nous a appris à travailler ! » Alexis était un bourreau de travail, une caractéristique qui lui permit de libérer sa créativité sans fin ; il avait une devise à ce sujet : « L’art, c’est le travail effacé par le travail. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Du Cirque Gruss au Cirque National===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Gruss_Poster_1982.jpg|thumb|left|300px|Affiche du Cirque Gruss (1982)]] Il est impossible de dissocier la vie d’Alexis Gruss de celle de son cirque : son cirque était sa vie. Au fil des années, ''Le Cirque à l’Ancienne'' évolua ; ses spectacles devinrent de plus en plus créatifs sans jamais renier la tradition circassienne ; ils ne firent jamais appel à la technologie « moderne » ou à d’autres artifices pour attirer le public : la qualité pure et la nouveauté des créations d’Alexis, ainsi que l’art et le niveau élevé de leurs numéros suffisaient à intéresser constamment le public qui, à Paris notamment, suivait fidèlement la famille et ne cessait d’être surpris, intéressé et émerveillé d’année en année.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin des années 1970, le cirque était connu simplement sous le nom de ''Cirque Gruss'' : le nom avait enfin acquis une identité, et une identité forte en plus. Il était synonyme de qualité artistique, sans arrière-pensée commerciale, un véritable cirque fidèle à ses racines et à sa nature. Le fait que ses spectacles étaient présentés par une troupe homogène composée principalement d’une seule famille, permit au cirque de développer et d’affirmer son image distinctive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En été 1977, alors que le cirque était installé au Jardin d’acclimatation dans le Bois de Boulogne, il fit l’objet d’un documentaire réalisé par la cinéaste allemande Henrietta Lorch, intitulé ''Cirque Gruss'' (1978) — un précieux témoignage sur le Cirque Gruss de cette époque, avec des interviews d’Alexis, Gipsy et Martine Gruss, entre autres. Un autre excellent documentaire, également intitulé ''Cirque Gruss'', fut réalisé en 1990 par le réalisateur et producteur de télévision français Claude Santelli (1923-2001).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1998, les enfants d’Alexis participèrent au [[Festival International du Cirque de Monte Carlo]] : Stephan, le fils aîné d’Alexis, et son épouse Nathalie, présentèrent un pas-de-deux original à cheval qui leur valut un Clown d’argent, et la fille d’Alexis, Maud, âgée de seulement quinze ans, réalisa « La Poste » avec douze chevaux. Au total, la famille remporta sept prix spéciaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, Alexis revint à Monte-Carlo avec ses chevaux, et le prince Rainier III lui remit un Clown d’or — la distinction suprême du monde du cirque. Toute la famille et leurs chevaux revinrent à Monte-Carlo en 2016 pour le 40e anniversaire du festival, qui se termina par une présentation spectaculaire de Maud de « La Poste » avec 17 chevaux ! Le festival invita à nouveau Alexis Gruss et sa famille en 2024 comme attraction centrale de l’événement, et les honora d’un autre Clown d’or.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1984, Jack Lang, ministre de la Culture, lui attribua le titre de « Cirque National », ce qui permit à Alexis Gruss de se concentrer pleinement sur la création — et il y excella, créant une série de spectacles originaux autour d’un thème, tels que ''1789-1989'', ''Paris-Pékin'', ''De Lautrec à Picasso'', etc. Alexis, qui était un musicien remarquable (un talent qu’il montrait souvent lorsqu'il était en clown blanc), laissa toujours la musique l’inspirer et lui donna une place croissante dans ses productions. Ce trait caractérisera aussi plus tard les créations de son fils Stephan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cirque commença à voyager à l’étranger avec grand succès. Malheureusement, un changement de politique fit abandonner brutalement le projet « Cirque National » en 1987. Pris au dépourvu, Alexis Gruss dut annuler sa saison, fermer son cirque et réfléchir à ses options. Un nouveau projet l’aida à traverser la tempête : le réalisateur Claude Lelouch décida d’utiliser le Cirque Gruss et la famille Gruss dans son film ''L’itinéraire d’un enfant gâté'' (1988), avec Jean-Paul Belmondo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Une nouvelle ère===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Alexis_Gruss_2008.jpg|thumb|right|300px|Alexis Gruss (2008)]] Cependant, à cette époque, Alexis Gruss et sa famille avaient déjà largement établi leur réputation, et il put rapidement reprendre son travail sans soutien gouvernemental. De retour à Paris avec une nouvelle production, ''La merveilleuse histoire du cirque'', qui fut ensuite invitée au prestigieux « Festival d’Avignon », l’un des grands rendez-vous culturels français, le ''Cirque Alexis Gruss'' restait une référence tant en matière de créativité que pour son travail de préservation des traditions équestres du cirque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La tragédie frappa en 1994 lorsque [[Armand Gruss]], le deuxième fils d’Alexis et Gipsy, acrobate, écuyer et clown très talentueux, mourut d’un cancer à vingt ans. Bouleversée, Martine, la talentueuse sœur d’Alexis, qui s'était mariée et avait quitté cirque en 1984, se suicida quelques mois plus tard. Alexis, frappé durement, traversa des mois difficiles mais réussit à surmonter cette épreuve grâce à l’aide de sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De 1994 à 2005, la compagnie passa ses étés au Château de Crochant (aujourd’hui Parc Alexis Gruss) à Piolenc, près d’Orange, en Provence, où ils organisaient un camp d’été qui permettait aux enfants de s’initier aux différentes disciplines du cirque auprès de la talentueuse et polyvalente famille d’Alexis, puis, avec leurs propres familles, d’assister à des séances de dressage de chevaux et aux répétitions des numéros préparés pour la saison d’hiver suivante. Ce fut un grand succès, mais il fallut l'arrêter en 2005 en raison des changements complexes de la législation française concernant la présentation d’animaux — alors qu’on ne pouvait rien reprocher à la manière dont les Gruss prenaient soin de leurs précieux chevaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2005, Alexis Gruss et sa compagnie furent invités à se produire au ''Printemps des Écuyers'' organisé à Saumur par le Cadre Noir, la légendaire école nationale d’équitation. En 2007, ils participèrent à ''Equita’ Lyon'', une importante manifestation équestre pour laquelle Alexis Gruss créa un spectacle en association avec la Garde Républicaine, le célèbre régiment monté de la Présidence française. En 2009, il reçut le trophée « Epona d’Or », remis par la Société du Cheval Français lors du festival ''Epona''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2015, Alexis présenta son spectacle au ''Saut Hermès'', la prestigieuse compétition équestre de saut organisé par Hermès au Grand Palais à Paris. Quelques semaines plus tard, c’est Alexis Gruss qui invita le Cadre Noir aux ''Équestriades'' d'Orange, en Provence, pour participer à un spectacle avec lui et sa compagnie — un événement exceptionnel pour un des grands festivals équestres français. La même année, la compagnie proposa une production spéciale pour la ''Nuit du Cheval'' pendant le Salon du Cheval à Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Renommé ''Théâtre Hippique Alexis Gruss'' en 1992 (et plus récemment ''Compagnie Alexis Gruss''), le Cirque Alexis Gruss reprit ses tournées nationales et internationales et sa longue saison hivernale à Paris avec une nouvelle production innovante chaque année — et avec un succès croissant. Depuis 1995, le cirque se produit régulièrement de septembre à mars au Bois de Boulogne. En 2014, Stephan, le fils aîné d’Alexis, préside à la la création des nouveaux spectacles avec le même esprit et le même talent !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L’héritage d’Alexis Gruss===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Alexis_Gruss_Liberty.jpg|thumb|left|400px|Alexis Gruss (vers 2015)]] Alexis et Gipsy Gruss ont eu quatre enfants : Stephan (né en 1971), Armand (1974-1994), Firmin (né en 1980) et Maud (née en 1982). Tous sont devenus des artistes et écuyers exceptionnels — et leurs enfants également : Alexis ne prenait pas à la légère la transmission du savoir, qui allait de pair avec la transmission de sa passion. Tous ont maintenu et développé le répertoire équestre initié par leur père, grand-père et arrière-grand-père, et tous sont aussi des artistes accomplis dans d’autres disciplines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Évidemment, l’âge finit par rattraper Alexis : lorsqu’il ne pouvait plus faire d’acrobaties et de voltige à cheval, il se consacra au dressage et à la création de magnifiques numéros de liberté. Il reconnaissait avoir bénéficié dans ces disciplines des enseignements de son cousin [[Philippe Gruss]] (1935-1996), et de deux légendes du cirque équestre, [[Adolph Strassburger]] et [[Otto Schumann]] (sans lien avec la famille danoise [[The Schumann Dynasty|Schumann]]), qu’il avait rencontrés dans sa jeunesse par l’intermédiaire de son oncle Alexis Senior.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme dresseur de chevaux, il surpassa largement son défunt oncle Alexis Gruss Senior, dont le talent a peut-être été un peu exagéré (Philippe Gruss, son fils aîné, était en fait le grand écuyer de la famille). Comme son oncle, Alexis Gruss Junior reçut un Clown d’or au Festival International du Cirque de Monte-Carlo — mais surtout, il fut reconnu par ses pairs comme le plus grand dresseur de chevaux de son temps. En 2024, le Clown d’or remis aux petits-fils d’Alexis, Alexandre et Charles, récompensa non seulement leur remarquable numéro de jonglage à cheval, mais il fut aussi présenté comme un hommage à l’ensemble de la famille Gruss : leurs numéros équestres furent le point d’orgue de la 46e édition du festival.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd’hui, le cirque est dirigé par Firmin Gruss, et Stephan, qui a hérité de l’immense créativité de son père, en est le directeur artistique. Maud Gruss, une remarquable fil-de-fériste comme sa mère et une écuyère et dresseuse de chevaux qui a hérité du talent de son père, supervise les magnifiques écuries et leurs 50 étalons de différentes races. Tous trois, ainsi que leurs enfants et petits-enfants, participent aux productions des ''Folies Gruss'', un concept très original qui rencontre un immense succès à Paris — et à Béziers, devenu le foyer estival du cirque. En 2024, le cirque Gruss a fêté cinquante ans de présence à Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1981, Alexis Gruss reçut le Grand Prix National du Cirque du ministère de la Culture ; en 1984, lors de son mandat de ministre de la Culture, Jack Lang lui remit la médaille de Chevalier des Arts et Lettres. En 1998, il reçut la Légion d’Honneur, la plus haute distinction civile française, des mains de Catherine Trautman, alors ministre de la Culture. Gipsy Gruss reçut également la Légion d’Honneur en 2024, remise par le président Emmanuel Macron au palais de l’Élysée à Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Épilogue===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alexis Gruss est décédé d’une crise cardiaque le 6 avril 2024 à Paris, une semaine après la dernière représentation hivernale des ''Folies Gruss'' ; il était juste à quelques semaines de son 80e anniversaire. Comme toujours, il avait présenté ses chevaux dans le spectacle, mais, se sentant mal, il n’était pas apparu dans la piste pour la dernière représentation. Sa disparition fut un événement d’une importance nationale abondamment relayé par la presse et la télévision, accompagné de nombreux hommages de personnalités politiques, de journalistes, d’artistes et du monde équestre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses funérailles eurent lieu à l’église Saint-Roch à Paris. Elles furent suivies par des personnalités du monde politique et artistique, une foule de professionnels du cirque et d’admirateurs, et même une délégation de la Garde Républicaine venue en uniforme, à cheval, qui accompagnait la colonelle Marie-Audrey Leheup-Hazard, chef du Régiment de cavalerie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jack Lang, le ministre qui avait lancé le Cirque National en 1984, déclara : « Alexis Gruss a toujours œuvré pour rendre au cirque sa splendeur d’antan, restaurer sa dignité et en faire un art à part entière. C’est un immense Maître des arts équestres qui nous a quittés aujourd’hui. » En juin 2024, la ville de Béziers, qui accueille chaque été les ''Folies Gruss'', a inauguré le « Théâtre de Verdure Alexis Gruss » dans le parc de la Gayonne, qui abrite aussi le conservatoire de musique ainsi qu’une école de danse et d'art dramatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Pour en savoir plus==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Noël Devaulx, ''Le Cirque à l'ancienne'' (Paris, Henri Veyrier, 1977) &amp;amp;mdash; ISBN 2-85199-153-3&lt;br /&gt;
* Annie Lorenzo, ''Les fous du cirque'' (Paris, Ch. Massin, 1990) &amp;amp;mdash; ISBN 2-7072-0104-9&lt;br /&gt;
* Florence Vergnes, photographies de Béatrice Le Grand, ''Les Chevaux de la Balle'' (Paris, Éditions Lamarre, 1991) &amp;amp;mdash; ISBN 2-85030-103-5&lt;br /&gt;
* Alexis Gruss &amp;amp; Joëlle Chabert, ''Rêver les yeux ouverts'' (Paris, Desclée de Brouwer, 2002) &amp;amp;mdash; ISBN 2-220-05181-1&lt;br /&gt;
* Gipsy Gruss-Bouglione, ''Sur le fil de ma vie'' (Pont-Saint-Esprit, La Mirandole, 2005) &amp;amp;mdash; ISBN 2-909282-91-0&lt;br /&gt;
* Natalie Petiteau, ''Les bâtisseurs de l'éphémère – Histoire de la Compagnie Alexis Gruss, des origines à nos jours'' (Nîmes, Print Team, 2018)&lt;br /&gt;
* Alexis Gruss, Stephan Gruss, Nathalie Petiteau, ''Ex Nihilo'' (Avignon, Éditions Universitaires d'Avignon, 2022)&lt;br /&gt;
* Alexis Gruss (avec Laurence Monsénégro), ''Le dictionnaire de ma vie'' (Paris, Calmann-Lévy, 2022) &amp;amp;mdash; ISBN 978-2-7021-6964-3&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Video: [[Gruss_Jockey_Video_(1977)|Alexis, Patrick et Martine Gruss, triple jockey]], au Cirque Gruss à Paris (1977)&lt;br /&gt;
* Video: [[Gruss_Benac_Video_(1977)|Alexis Gruss et Marie-Pierre Bénac, ''Les Poses Équestres'']], au Cirque Gruss à Paris (1977)&lt;br /&gt;
* Video: [[Alexis_Gruss_-_Liberty_Video_(2001)|Alexis Gruss, cavalerie]], au 25e Festival International du Cirque de Monte Carlo (2001)&lt;br /&gt;
* Video: [[Gipsy_et_Maud_Gruss_Video_(2001)|Gipsy &amp;amp; Maud Gruss, haute-école]], au 25e Festival International du Cirque de of Monte Carlo (2001)&lt;br /&gt;
* Video: [[Alexis_Gruss_-_Liberty_Video_(2001)|Alexis Gruss, cavalerie]], au 25e Festival International du Cirque de Monte Carlo (2001)&lt;br /&gt;
* Video: [[Gruss_and_Togni_Video_(2016)|Alexis Gruss et Flavio Togni, cavalerie]], au 40e Festival International du Cirque de Monte Carlo (2016)&lt;br /&gt;
* Video: [[Alexis_Gruss_Liberty_Video_(2022)|Alexis Gruss, presentation équestre]] dans ''Les Folies Gruss'' (2022)&lt;br /&gt;
* Video: [[Folies_Gruss_Video_(2023)|''Les Folies Gruss'']], bande annonce (2023)&lt;br /&gt;
* Video: [[Gruss_Family_Video_(2024)|Alexis Gruss et sa famille, tableau équestre]], au Festival International du Cirque de Monte Carlo (2024)&lt;br /&gt;
* Video: [[Alexis_Gruss_Tribute_Video_(2024)|Hommage télévisuel]] à Alexis Gruss (2024)&lt;br /&gt;
* Histoire: [[The Gruss Dynasty]]&lt;br /&gt;
* Biographies: [[Gipsy Gruss]], [[Armand Gruss]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Galerie d'Images==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
File:Philippe_Gruss_and_Thoas.jpg|Philippe Gruss (1955)&lt;br /&gt;
File:Alexis_Gruss_voltige_RC.jpg|Alexis Gruss (1955)&lt;br /&gt;
File:Gruss_Rodeo.jpg|Alexis Gruss et sa famille (1957)&lt;br /&gt;
File:The_Gruss_Juniors.jpg|Patrick, Bella, et Alexis Gruss (1964)&lt;br /&gt;
File:Cirque_au_Carre_1974.jpg|Programme du 'Cirque à l'ancienne'' au Carré Thorigny (1974)&lt;br /&gt;
File:Gruss_double_jockey_74.jpg|Patrick et Alexis Gruss (1974)&lt;br /&gt;
File:Gruss_Program_-_Nouveau_Carré.jpg|Progamme du Cirque Gruss au Nouveau Carré (1974)&lt;br /&gt;
File:Alexis_and_Patrick_Gruss_74.jpg|Alexis et Patrick Gruss (1974)&lt;br /&gt;
File:Alexis_Gruss_-_Silvia_Monfort.jpg|Alexis Gruss et Silvia Monfort (1975)&lt;br /&gt;
File:Gruss_Program_1975.jpg|Programme du ''Cirque à l'Ancienne'' (1975)&lt;br /&gt;
File:Alexis_and_Dédé_Gruss.jpg|Alexis et Dédé Gruss (c.1978)&lt;br /&gt;
File:M_P_Benac_And_A_Gruss_Poses_Equestres.jpg|Alexis Gruss et Marie-Pierre Bénac: ''Les poses équestres'' (1978)&lt;br /&gt;
File:Dédé_Gruss.jpg|André &amp;quot;Dédé&amp;quot; Gruss (c.1978)&lt;br /&gt;
File:Patrick_and_Alexis_Gruss.jpg|Alexis et Patrick Gruss (1979)&lt;br /&gt;
File:Gruss_Poster_1979.png|Affiche pour le Cirque Gruss à l'Ancienne (1979)&lt;br /&gt;
File:Gruss_Program_1980.jpg|Programme du ''Cirque Gruss à l'ancienne'' (1980)&lt;br /&gt;
File:Alexis_and_Toffy.jpg|Alexis et Toffy, avec Tino Fratellini (1980)&lt;br /&gt;
File:Gruss_courier_practice.jpg|Alexis Gruss en répétition avec sa soeur Martine (c.1980)&lt;br /&gt;
File:Alexis_Gruss_Clown.jpg|Alexis Gruss (c.1980)&lt;br /&gt;
File:Gruss_1981.png|Affiche pour ''Le Cirque à l'ancienne'' (1981)&lt;br /&gt;
File:Gruss_Program_Cirque_Natioinal_1982.jpg|Proframme du Cirque National &amp;quot;en préfiguration&amp;quot; (1982)&lt;br /&gt;
File:Gruss_Poster_1982.jpg|Affiche pour le ''Cirque Gruss à l'Ancienne'' (1982)&lt;br /&gt;
File:Gruss_Program_1982.jpeg|Programme du Cirque National (1982)&lt;br /&gt;
File:Alexis_Gruss_Jockey_d'Epsom_(1983).jpeg|Alexis Gruss dans ''Le Jockey d'Epsom'' (1983)&lt;br /&gt;
File:Alexis_and_Dede_Gruss_1983.jpg|Alexis et Dédé Gruss, clowns (1983)&lt;br /&gt;
File:Alexis_Gruss_Sr.jpg|Alexis Gruss Senior (1984)&lt;br /&gt;
File:Gruss_Van_Gool.jpg|Programme du Cirque National (1985)&lt;br /&gt;
File:Alexis_and_Dede_Gruss_1985.jpg|Alexis et Dédé Gruss (1985)&lt;br /&gt;
File:Gruss_Berlin.jpg|Programme du Cirque National Gruss à Berlin (1985)&lt;br /&gt;
File:Gruss_-_Paris-Pekin.jpg|Programme de ''Paris-Pékin'' (1985)&lt;br /&gt;
File:Gruss_Lautrec-Picasso.jpg|Programme de ''De Lautrec à Picasso'' (1986)&lt;br /&gt;
File:Gruss_-_Histoire_du_Cirque.jpeg|Program de ''La Merveilleuse Histoire du Cirque'' (1987)&lt;br /&gt;
File:Gruss_1789-1989.jpg|Programme de ''1789-1989'' (1988)&lt;br /&gt;
File:Armand_Gruss.jpg|Armand Gruss (1989)&lt;br /&gt;
File:Gruss_Moretti.jpg|Couverture de programme par Raymond Moretti (1989)&lt;br /&gt;
File:Gruss_Program_-_1994.jpg|Programmr du Cirque Alexis Gruss (1994)&lt;br /&gt;
File:Gruss_Belgium_97.jpg|Programme pour une tournée en Belgique (1997)&lt;br /&gt;
File:Alexis_Gruss_2008.jpg|Alexis Gruss (2008)&lt;br /&gt;
File:Alexis_Gruss,_Jr.jpg|Alexis Gruss (c.2015)&lt;br /&gt;
File:Alexis_Gruss_Liberty.jpg|Alexis Gruss (c.2015)&lt;br /&gt;
File:Alexis_Gruss_Liberty_6_horses.jpg|Alexis Gruss (c.2015)&lt;br /&gt;
File:Carrousel_Gruss.jpg|Alexis Gruss présente ''Le Grand Carrousel'' (2016) &lt;br /&gt;
File:Alexis_Gruss_-_Monte_Carlo.jpg|Alexis Gruss à Monte Carlo (2016)&lt;br /&gt;
File:Alexis_Gruss_2019.jpg|Alexis Gruss (2019)&lt;br /&gt;
File:Alexis_Gruss,_Jr._Portrait.jpg|Alexis Gruss (c.2020)&lt;br /&gt;
File:Alexis_Gruss_-_High_School.jpg|Alexis Gruss (2021)&lt;br /&gt;
File:Alexis_Gruss_haute-école.jpg|Alexis Gruss (2022)&lt;br /&gt;
File:Folies_Gruss_Poster.jpg|Affiche pour ''Les Folies Gruss'' (2022)&lt;br /&gt;
File:Alexis_Gruss_-_caprioleur.jpg|Alexis Gruss (2022)&lt;br /&gt;
File:Alexis_Gruss_and_Sons.jpg|Stephan, Maud, Alexis, Gipsy, et Firmin Gruss (c.2023)&lt;br /&gt;
File:Alexis_Gruss_Family.jpg|Alexis et Gipsy Gruss et leur famille (c.2023)&lt;br /&gt;
File:Folies_Gruss_-_50th_Anniversary.jpg|Programme des ''Folies Gruss'' pour le 50e anniversaire (2023)&lt;br /&gt;
File:Stables_Alexis_Gruss.jpg|Les écuries (2023)&lt;br /&gt;
File:Gruss_Family_Pyramid.jpg|La famille d'Alexis Gruss à Monte Carlo (2024)&lt;br /&gt;
File:Gruss,_Garde_Republicaine.jpg|La Garde Républicaine au funérailles d'Alexis Gruss (2024)&lt;br /&gt;
File:Alexis_Gruss_funeral.jpg|Les funérailles d'Alexis Gruss (2024)&lt;br /&gt;
File:Folies_Gruss_Beziers.jpg|Affiche pour ''Les Folies Gruss'' à Béziers (2024)&lt;br /&gt;
&amp;lt;/Gallery&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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		<title>Florian Richter Video (2026)</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Forian Richter, liberty act, at the 48th [[International Circus Festival of Monte Carlo]] (2026) &amp;amp;mdash; ''Document: [https://www.circusfans.eu CircusFans Italia]''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#ev:vimeo|1157033600|740}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[The Richter Family]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Richter, Florian]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: Created page with &amp;quot;==Acrobats==  * Video: The Sinnekos, hand-to-hand balancing, at Cirkus Merano (1979)  Sinnekos, TheCategory:Acrobats|...&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Acrobats==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Video: [[Sinnekos_Video_(1977)|The Sinnekos, hand-to-hand balancing]], at Cirkus Merano (1979)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Artists and Acts|Sinnekos, The]][[Category:Acrobats|Sinnekos, The]][[Category:Hand-to-Hand Balancing|Sinnekos, The]]&lt;/div&gt;</summary>
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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;The Sinnekos, hand-to-hand balancing, at [[Cirkus Merano]] (1977)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#ev:vimeo|1160333721|740}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[The Sinnekos]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Sinnekos, The]]&lt;/div&gt;</summary>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: /* See Also */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Bobby Roberts, elephant act, in [[''Menschen, Tiere, Sensationen'']] at the Deutschlandhalle in Berlin (1977)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#ev:vimeo|1161255503|740}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[Bobby Roberts, Jr.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Roberts, Bobby]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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		<id>https://www.circopedia.org/Quiros_Video_(c.2020)</id>
		<title>Quiros Video (c.2020)</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: /* See Also */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;The Quiros, high wire (excerpts), in [[Cirque du Soleil]]'s production of ''Kooza'' (c.2020) &amp;amp;mdash; ''Document: Cirque du Soleil''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#ev:vimeo|1160338239|740|center}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[Los Quiros]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Quiros, Los]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.circopedia.org/Strickler_Video_(1975)</id>
		<title>Strickler Video (1975)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.circopedia.org/Strickler_Video_(1975)"/>
				<updated>2026-02-03T20:39:00Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: Created page with &amp;quot;René Strickler, mixed animal act, in ''Menschen, Tiere, Sensationen'' at the Deutschlandhalle in Berlin (2025)  {{#ev:vimeo|1161258437|740|center}}  ==See Also==  * Biogr...&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;René Strickler, mixed animal act, in [[''Menschen, Tiere, Sensationen'']] at the Deutschlandhalle in Berlin (2025)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#ev:vimeo|1161258437|740|center}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[René Strickler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Strickler, René]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.circopedia.org/Cirque_d%27Hiver/fr</id>
		<title>Cirque d'Hiver/fr</title>
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				<updated>2026-02-02T04:40:46Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: /* La renaissance */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Languages|Cirque d'Hiver}}&lt;br /&gt;
[[File:Cirque_d'Hiver_by_day_2023.jpg|right|500px]]&lt;br /&gt;
==Cirque Napoléon, Cirque National, Cirque d'Hiver==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par Dominique Jando&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Situé au cœur de Paris, entre la place de la République et la place de la Bastille, à la lisière du Marais historique, le Cirque d’Hiver est le plus ancien bâtiment de cirque au monde. Il est également le plus ancien cirque encore en activité : il a ouvert ses portes en 1852. Son adresse, au 110 rue Amelot, peut paraître discrète, mais à cet endroit précis, la rue Amelot débouche sur le boulevard du Temple par la petite place Pasdeloup : le Cirque d’Hiver est donc bien visible, pratiquement « sur les Boulevards ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les cirques de Louis Dejean===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Louis_Dejean.jpg|300px|left|thumb|Louis Dejean (c.1850)]]Le Cirque d’Hiver a été construit pour l’entrepreneur de spectacle Louis Dejean (1786-1879) afin de servir de résidence hivernale à sa compagnie de cirque. Dejean dirigeait déjà le [[Cirque des Champs-Elysées]] dans les élégants Jardins des Champs-Elysées, qu’il gardait ouvert de mai à octobre. Jusqu’en 1846, son principal établissement avait été le [[Cirque Olympique (Paris)|Cirque Olympique]], situé à environ cinq cents mètres de son nouveau cirque, sur la portion du boulevard du Temple qui disparut en 1862 pour être transformée en l’actuelle place de la République lors de la rénovation de Paris par le baron Haussmann.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dejean avait vendu son ancien Cirque Olympique en 1847 ; bien qu’il ait été construit seulement vingt ans auparavant (en 1827), il avait déjà perdu de son attrait et n’était plus pratique. Comme beaucoup de bâtiments de cirque de sa génération, il avait été conçu avec une piste de cirque et une scène de théâtre complète, ce qui facilita sa transformation en théâtre légitime, le ''Théâtre du Cirque Olympique'', par ses nouveaux propriétaires. Sans résidence permanente en hiver, Dejean avait pris l’habitude d’envoyer sa troupe à l’étranger, à Londres ou à Berlin, pour la saison hivernale. Bien que ces incursions hors frontières aient été fructueuses, une nouvelle base hivernale à Paris demeurait plus pratique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dejean demanda donc à Jacques-Ignace Hittorff (né Jakob-Ignaz Hittorff à Cologne, Allemagne – 1792-1867), architecte en chef de la Ville de Paris, de concevoir les plans d’un nouveau cirque. Hittorff avait déjà construit le Cirque des Champs-Elysées pour Dejean, ainsi que son jumeau, le Panorama (aujourd’hui Théâtre du Rond-Point), qui faisaient partie du plan de rénovation des jardins des Champs-Elysées dans les années 1840. Hittorff avait également supervisé la refonte de la place de la Concorde (notamment avec l’ajout de sa propre fontaine monumentale, « La Fontaine des Mers ») et il allait construire plus tard la Gare du Nord, les douze hôtels particuliers qui entourent l’Arc de Triomphe sur la place de l’Étoile, et bien d’autres œuvres du style néo-classique dont il fut l’un des principaux artisans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1850, sur l’emplacement actuel de la place de la République, le boulevard du Temple s’élargissait en une section connue sous le nom de « Boulevard du Crime » – en raison des nombreux crimes commis sur scène chaque soir dans les mélodrames qui étaient le plat principal des innombrables théâtres du boulevard. Avec son alignement de théâtres, de cafés-chantants et d’autres attractions populaires, le Boulevard du Crime était l'épicentre des divertissements parisiens, une destination prisée des Parisiens comme des visiteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terrain qu’obtint Dejean se situait à l’extrémité est de cette section du boulevard du Temple, juste avant qu’il ne devienne le boulevard des Filles du Calvaire. Bien que l’emplacement semblât un peu éloigné par rapport au centre actif du Boulevard du Crime, il restait un emplacement de choix. Cependant, le terrain vacant était loin d’être idéal : il avait très peu de profondeur et était en contrebas de la rue. Il fallut niveler le site, et le manque de profondeur empêcha Hittorff de construire le vaste foyer qu’on aurait pu attendre d’un si grand amphithéâtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le nouveau cirque de Jacques Ignace Hittorff===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Cirque_Napoleon_Elevation.jpg|thumb|400px|Cirque Napoléon: élévation (1852)]]Néanmoins, le cirque qu’Hittorff commença à construire le 15 avril 1852 était spectaculaire à bien des égards. Il s’agissait d’un icosagone régulier (polygone à vingt côtés) de 42 mètres de diamètre, surmonté d’une coupole culminant à 27,5 mètres au sommet. Sa particularité architecturale était que, contrairement aux autres cirques construits auparavant, il n’y avait aucune colonne à l’intérieur de l’amphithéâtre pour soutenir la coupole : les murs périphériques, épais de 55 centimètres et hauts de 16,25 mètres, étaient renforcés à chaque angle par des piliers internes et externes qui absorbaient le poids de la coupole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contrairement au Cirque Olympique, le nouveau bâtiment de Dejean n’était pas équipé d’une scène de théâtre. Ce n’est pas que Dejean l’ait rejetée : les ''hippodrames'' étaient extrêmement populaires au milieu du XIXe siècle dans les cirques comme dans les théâtres – bien que les cirques aient un avantage sur les théâtres puisqu’ils pouvaient utiliser à la fois la piste et la scène pour ces drames équestres spectaculaires et tridimensionnels. Mais les théâtres voisins, qui ne souhaitaient pas voir un autre cirque transformé en théâtre concurrent, avaient demandé que le nouveau cirque soit construit exclusivement pour les présentations équestres – avec une piste et sans scène, comme le Cirque des Champs-Elysées – et Dejean dut céder à leur demande pour obtenir son permis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La salle pouvait accueillir 3 900 spectateurs répartis sur trois sections concentriques de sièges, avec des places debout dans un petit promenoir courant autour de la périphérie, derrière la dernière rangée. Les sièges, constitués à l’origine de bancs étroits recouverts de velours cramoisi et munis d’un dossier rigide, étaient réputés inconfortables — un détail que les chroniqueurs de l’époque ne manquaient pas de souligner. Aujourd’hui, les sièges sont conventionnels et des loges ont été ajoutées (en 1923) derrière la troisième rangée dans la section inférieure – des modifications qui ont réduit la capacité à 1 800 places – mais l’espace entre chaque rangée est resté inchangé et toujours limité : pour toute sa splendeur, le Cirque d’Hiver n’a jamais été une salle très confortable !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Cirque_d'Hiver_-_Pradier's_Amazone.JPG|thumb|left|300px|L'Amazone de Pradier]]La décoration de la salle était impressionnante. L’élément le plus frappant était (et, heureusement, est toujours) le plafond, inspiré des velaria utilisés pour protéger le public du soleil dans les amphithéâtres romains ; sa taille autant que ses riches ornements le rendent impossible à ignorer – même aujourd’hui, bien que sa vue soit partiellement obstruée par la grille d’éclairage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la périphérie de la salle, une série de vingt tableaux de Félix-Joseph Barrias et Nicolas-Louis Gosse, relatant l’histoire de l’art équestre, ornaient chaque panneau du mur polygonal. Ceux-ci ne sont plus visibles aujourd’hui : ils ont été masqués en 1955 et attendent toujours une possible restauration. (Quelques-uns ont malheureusement disparu, d’autres ont été gravement endommagés par plus d’un siècle de négligence.) La salle était éclairée par vingt lustres à gaz ornés répartis sur la périphérie, et un autre grand lustre au-dessus de la piste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les écuries, pouvant accueillir 52 chevaux, étaient situées dans un long bâtiment rectangulaire à l’arrière de la salle, avec une cour ouvrant sur la rue de Crussol (perpendiculaire à la rue Amelot). Le premier étage du bâtiment abritait les loges, divers ateliers et un logement à une extrémité. Comme la salle, les écuries étaient richement décorées ; elles comprenaient une superbe fontaine ornée d’un bas-relief du sculpteur Astyanax-Scévola Bosio, toujours visible aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l’extérieur, la façade arborait deux frises courant sur la circonférence visible du bâtiment, sculptées par Bosio, Francisque-Joseph Duret (auteur de la célèbre fontaine Saint-Michel à Paris), Jean-Baptiste Guillaume, Eugène Lequesne et Antoine Dantan – tous artistes de grand talent et de grande réputation. La frise principale représentait la création du cheval par Neptune et son dressage par Minerve.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux statues équestres encadraient l’entrée : une séduisante Amazone de James Pradier à gauche (qui aurait été modelée sur la célèbre écuyère [[Antoinette Lejars]], et était la seconde version d’une statue dont la première ornait la façade du Cirque des Champs-Elysées), et un guerrier grec de Duret et Bosio, à droite. Frise et statues existent toujours aujourd’hui, mais la Victoire tenant une lanterne, qui couronnait initialement le bâtiment, a disparu depuis longtemps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le Cirque Napoléon===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque le nouveau cirque ouvrit ses portes le 11 décembre 1852, neuf mois seulement après le début de sa construction, Louis-Napoléon Bonaparte, neveu du défunt empereur Napoléon Ier, venait de se proclamer Empereur des Français sous le nom de Napoléon III quelques jours plus tôt, le 2 décembre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet événement politique n’était pas une surprise. Après la chute de Napoléon Ier en 1815, la France était revenue à une monarchie décevante, lors de laquelle un culte nostalgique de Napoléon et de l’Empire avait grandi pour devenir un mouvement populaire — alimenté notamment par les nombreuses pantomimes et hippodrames à la gloire de l’Empereur joués au Cirque Olympique, et répétés (à plus petite échelle) par d’autres cirques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Cirque_Napoléon_Inside.jpg|thumb|right|400px|Le Cirque Napoléon en 1852]]Après l’abdication du roi Louis-Philippe en 1848, la République française fut proclamée et Louis-Napoléon, revenu d’années d’exil à New York et Londres, fut élu son premier président à une large majorité. Il devint alors évident que la restauration de l’Empire était imminente – et dès le début, Dejean avait adroitement baptisé son nouveau cirque ''Cirque Napoléon''. Pour sa première apparition publique officielle, le nouvel empereur inaugura le cirque qui portait son nom — comme celui de son oncle, d’ailleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le directeur équestre du nouveau Cirque Napoléon était [[The Franconi Dynasty|Adolphe Franconi]] (1800-1855), héritier de la première et plus illustre dynastie de cirque française ; son régisseur (ou directeur artistique) était le dramaturge Ferdinand Laloue ; et son maître de manège, chargé des présentations de haute école (dressage), était le plus célèbre maître écuyer de l’époque, [[François Baucher]] (1796-1873). Le programme d’ouverture offert à l’empereur comprenait, entre autres, le célèbre clown [[Jean-Baptiste Auriol]], la belle ballerine à cheval [[Coralie Ducos]], et le « dieu » de l’art équestre lui-même, le grand Baucher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12 novembre 1859, le Cirque Napoléon fut le théâtre d’un événement historique : la création, par un jeune gymnaste français originaire de Toulouse, [[Jules Léotard]] (1838-1870), d’une nouvelle discipline de cirque, le trapèze volant. Une plaque de marbre située juste derrière le rideau, à droite de l’entrée de la piste, commémore toujours l’événement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1861, le Cirque Napoléon commença à accueillir les Concerts populaires de musique classique, présentés chaque dimanche à 14h sous la direction de Jules Pasdeloup (1819-1887). Son orchestre, les Concerts Pasdeloup, existe toujours aujourd’hui, et la petite place devant le Cirque d’Hiver, ouvrant la rue Amelot sur le boulevard du Temple, a été baptisée Place Pasdeloup en l’honneur du chef d’orchestre. Les concerts du dimanche restèrent une tradition jusqu’en 1884.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le Cirque d’Hiver ===&lt;br /&gt;
En 1870, après la défaite humiliante de Sedan dans la guerre contre la Prusse, la déposition de Napoléon III le 4 septembre et la proclamation de la deuxième République, Dejean jugea prudent de rebaptiser son cirque ''Cirque National''. Il prit finalement sa retraite deux ans plus tard, en 1872, et ses deux cirques passèrent sous la direction de Victor Franconi (1810-1897), cousin d’Adolphe, qui avait enseigné l’équitation aux enfants du roi Louis-Philippe et avait été l’écuyer privé de Napoléon III.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Victor_Franconi.jpg|thumb|left|250px|Victor Franconi]]En 1873, Victor Franconi, dont les sentiments républicains semblaient pour le moins flous, donna enfin au cirque son titre actuel, ''Cirque d’Hiver''. (Le Cirque des Champs-Elysées, qui avait été renommé ''Cirque de l’Impératrice'' sous l’Empire, puis ''Cirque National des Champs-Elysées'' en 1870, devint le ''Cirque d’Eté''.) Franconi, et son fils Charles (1844-1910), qui lui succéda, furent parmi les derniers tenants de la grande tradition du cirque équestre. Mais l’Europe entrait dans l’ère industrielle, et les goûts du public évoluaient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, le cirque changeait aussi avec son temps ; non que la grande équitation ait complètement perdu de son attrait, mais la gymnastique et les exercices physiques suscitaient un intérêt croissant. Léotard était devenu la première vedette internationale de l’acrobatie de cirque – et, grâce à son costume moulant (qui porte toujours son nom dans les pays anglophones) révélant sa silhouette athlétique, il devint aussi l’un des premiers sex-symbols du show-business. Et hélas, des artistes tels que Baucher et les Franconi, qui avaient été parmi les plus grandes stars du cirque équestre français, étaient sur le déclin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, le Cirque d’Hiver commença à affronter une sérieuse concurrence. L’entrepreneur de cirque américain et ancien écuyer et clown, [[James Washington Myers]] (1823-1892), avait construit un cirque dans le quartier, place du Château d’Eau (aujourd’hui place de la République) : le ''Grand Cirque Américain''. Inauguré en décembre 1875, il accueillit les spectacles de Myers jusqu’en 1879. Myers, qui apporta un nouveau style et de nouveaux numéros au public parisien, eut beaucoup de succès. Lorsqu’il était en tournée, les locataires occasionnels de son bâtiment étaient généralement des compagnies étrangères (principalement italiennes), qui apportaient aussi une touche de nouveauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Charles_Franconi.jpg|thumb|right|250px|Charles Franconi]] Plus important encore, en juin 1875, l’écuyer belge [[Ferdinand Beert]] (1835-1902), dit Fernando, ouvrit un nouveau cirque boulevard de Rochechouart, au pied de la butte Montmartre, le [[Cirque Fernando]] (qui deviendra, en 1897, le légendaire [[Cirque Medrano (Paris)|Cirque Medrano]]). Puis, en février 1886, l’entrepreneur Joseph Oller ouvrit le [[Nouveau Cirque (Paris)|Nouveau Cirque]], rue Saint-Honoré – un cirque très élégant et confortable, équipé d’une piste révolutionnaire qui pouvait être abaissée par un système hydraulique pour révéler un bassin d’eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant que les Franconi maintenaient la tradition équestre dans leurs deux cirques parisiens, Fernando offrait à son public populaire un divertissement plus léger, dont l’attraction principale était le clown Geronimo Medrano, dit « Boum-Boum ». Medrano était souvent la vedette de revues comiques écrites spécialement pour lui, tandis que le Nouveau Cirque se spécialisait dans les joyeuses pantomimes aquatiques – et allait bientôt accueillir deux clowns qui allaient devenir célèbres à Paris, [[Foottit et Chocolat]]. Le [[Buffalo Bill’s Wild West]] visita aussi Paris en 1889, tout comme le géant américain [[Barnum and Bailey Circus|Barnum &amp;amp; Baileu]] à la fin de 1901. Au milieu de toutes ces nouveautés, le Cirque d’Hiver, ardent défenseur de la tradition équestre classique, devenait de plus en plus passé de mode.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la dernière décennie du siècle, Charles Franconi, suivant l’exemple de Fernando et du Nouveau Cirque, produisit une série de pantomimes, anciennes et nouvelles, dans la piste du Cirque d’Hiver. Certaines furent couronnées de succès, mais Fernando et le Nouveau Cirque étaient devenus les cirques privilégiés des Parisiens – avec un public populaire et bohème pour Fernando, tandis que le Nouveau Cirque attirait la clientèle élégante qui, auparavant, fréquentait le Cirque d’Eté. En 1899, deux ans après la mort de son père, Charles Franconi dut fermer son cirque d’été des Champs-Elysées ; il concentra ses efforts sur la survie et la rentabilité du Cirque d’Hiver.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le Cirque d’Hiver dans l’ombre ===&lt;br /&gt;
Mais malgré des programmes souvent intéressants, le Cirque d’Hiver avait perdu de son attrait. La digne Place de la République, ayant remplacé le vivant « Boulevard du Crime », faisait office de barrière entre le quartier des théâtres à l’ouest et la courte portion du boulevard du Temple de l’autre côté, où le Cirque d’Hiver se retrouvait seul, isolé de la vie animée des Boulevards de l’ouest. Finalement, fin 1907, Franconi et ses actionnaires louèrent le Cirque d’Hiver au producteur de films Serge Sandberg (1879-1981), qui le transforma en salle de cinéma pour la société Pathé. Charles Franconi ne survécut pas longtemps à cette disgrâce ; il mourut trois ans plus tard, en 1910.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Cirque_d%27Hiver_Postcard.jpeg|thumb|left|400px|Le Cirque d'Hiver vers 1905]]Une cabine de projection fut construite au-dessus des sièges de la troisième section, en face de l’entrée des artistes – au-dessus de laquelle un écran avait été dressé – et les lustres disparurent. Évidemment, une grande partie de la salle ne pouvait pas avoir une bonne vue de l’écran. Par sa forme, sans parler de son manque de confort, le Cirque d’Hiver n’était pas une bonne salle de cinéma, d’autant que le public du cinéma devenait plus exigeant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1917, Sandberg transforma temporairement le Cirque d’Hiver en théâtre. Le grand acteur français Firmin Gémier (1869-1933), qui développait un théâtre populaire de qualité accessible au plus grand nombre, utilisa le lieu pour des productions spectaculaires, telles qu’une version française d'''Œdipe, Roi de Thèbes'' – dans la lignée de la production grandiose de ''Oedipus Rex'' (1910) de Max Reinhardt, présentée au [[Circus Schumann]] à Berlin, et qui était devenu une sensation internationale. L’expérience théâtrale de Gémier au Cirque d’Hiver annonçait le Théâtre National Populaire (TNP), qu’il créa après la Première Guerre mondiale, en 1920.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis, le Cirque d’Hiver revint au cinéma, toujours avec avec un succès médiocre. Enfin, en 1923, Serge Sandberg céda son bail à un entrepreneur de théâtre nommé [[Gaston Desprez]]. Desprez venait d’une famille d’industriels ; il avait développé du matériel pour l’armée française pendant la guerre, mais sa véritable passion était le spectacle. Il avait déjà acheté des cinémas dans plusieurs villes de province, géré un théâtre et produit un spectacle de cirque au cirque municipal de Troyes (dont le bâtiment existe toujours), en Champagne. Ses deux jeunes frères, Marcel et André, partageaient ses intérêts et avaient développé des attractions sensationnelles pour le cirque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Retour au cirque : Gaston Desprez ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès le début, Desprez annonça son intention de rendre au Cirque d’Hiver sa vocation circassienne, et sa première action fut de restaurer le bâtiment dans sa splendeur d’antan. Il avait été modifié sans soin durant ses années de cinéma et de théâtre, et n’était plus adapté aux spectacles de cirque : la piste, notamment, ainsi que les écuries, avaient disparu. L’architecte chargé du projet fut Louis Gagey. Les travaux de réhabilitation durèrent trois mois seulement, mais furent cependant considérables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La structure interne fut renforcée, notamment celle supportant les sièges, qui étaient en bois et en mauvais état ; elle fut remplacée par une structure en béton. Les sièges eux-mêmes furent entièrement rénovés avec des fauteuils de théâtre modernes, et une rangée de loges fut installée derrière la troisième rangée dans la section inférieure ; cela rendit le cirque un peu plus confortable, bien que l’espace entre les rangées restât limité. La salle fut repeinte et redécorée, notamment avec une belle série de chevaux ailés dorés, récupérés du défunt [[Cirque du Prince Impérial]] (1866-1867), rue de Malte ; ils furent placés au-dessus des vomitoires et y sont toujours aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Gaston_Desprez.jpg|thumb|right|300px|Gaston Desprez]]Dans les coulisses, les écuries furent réinstallées dans une aile de leur bâtiment d’origine, tandis que l’autre aile fut transformée en un vaste foyer pour le public, décoré en jardin d’hiver, avec une fontaine (depuis disparue) au centre. En 1924, une frise peinte illustrant tous les numéros vus au Cirque d’Hiver lors des premières saisons Desprez fut installée en haut des murs du foyer. Elle est toujours visible aujourd’hui. Parmi ses sujets, une effigie de Charlie Chaplin est souvent considérée comme un hommage au passé du bâtiment en tant que cinéma ; il s’agit en fait d’une image de [[Charlie Rivel]] imitant le personnage de Charlot dans son numéro de trapèze « Charlie and the Rivels ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nouveau Cirque d’Hiver ouvrit ses portes le 12 octobre 1923. L’ancien acrobate équestre et clown [[Louis Lavata]] en était le régisseur de piste, et Pierre Blondeau, futur gendre et bras droit de Desprez, gérait l’accueil du public (Blondeau dirigera plus tard l'agence artistique Reiffers et Blondeau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l’arrivée de Desprez, le cirque et le music-hall connaissaient une vogue sans précédent à Paris – et la concurrence était rude. Boulevard de Rochechouart, le Cirque Medrano était plus populaire que jamais, grâce en grande partie au succès extraordinaire de son trio de clowns, [[Les Fratellini]]. À vrai dire, le Nouveau Cirque, rue Saint-Honoré, vieillissait et touchait à sa fin (il fermera en 1926), et le gigantesque [[Cirque de Paris]], ouvert en 1906 avenue de la Motte-Piquet, ne s’en sortait pas mieux (victime de sa taille excessive, il fermera en 1930).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, le Théâtre de l' Empire, qui se proclamait « Music-Hall Cirque » et ouvrit en 1924 avec des spectacles mêlant music-hall et cirque classique – sur le modèle du WinterGarten et de la Scala à Berlin – connut un succès immédiat, et de grands numéros de cirque se produisaient régulièrement aux Folies-Bergère et au Casino de Paris, célèbres théâtres de revue parisiens, ainsi que dans les music-halls tels que l’Olympia, l’Alhambra et Bobino.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Heureusement, Desprez vit grand. Il engagea les meilleurs numéros du moment, y compris ses frères Marcel et André avec leur incroyable double saut périlleux en automobile – « pilotée » par le stoïque cascadeur André, et spécialement construite par Marcel, l'ingénieur. En septembre 1924, Desprez réalisa un coup remarquable : [[Rodolphe Bonten]], directeur du Cirque Medrano, avait refusé une augmentation de salaire aux Fratellini pour la nouvelle saison ; Desprez les engagea immédiatement au Cirque d’Hiver à leurs conditions et les nomma directeurs artistiques, un titre surtout honorifique mais qui créa une excellente publicité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la saison d’hiver 1926, Pierre Blondeau signa et ramena des États-Unis l’un des plus célèbres numéros de cirque de l'époque, les Codona, avec le légendaire [[Alfredo Codona]], roi absolu du triple saut périlleux. Ce fut un autre coup de maître : la plus grande star du trapèze volant dans le cirque où Léotard avait inventé la spécialité ! Cela rétablit définitivement le Cirque d’Hiver de Desprez parmi les grands des variétés européennes, un cirque avec lequel il fallait compter. (Les Codonas reviendront rue Amelot en 1930.) Puis, en 1927, le Cirque d’Hiver accueillit pour la première fois le ''Gala de l’Union des Artistes'', le premier « cirque des stars » et le plus prestigieux gala caritatif de Paris, qui se tenait auparavant au Nouveau Cirque. Cette tradition perdurera jusqu’en 1974. (Elle fut reprise une fois, en 2010, mais la mode en était passée et le gala n'eut pas beaucoup de succès.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le retour des pantomimes de cirque ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1931, Desprez renoua avec la longue tradition des pantomimes de cirque au Cirque d’Hiver, s’inspirant du [[Circus Busch]] de Berlin, où le genre prospérait sous la direction de la formidable [[Paula Busch]]. Le premier de ces spectacles fut ''La chasse à courre'', une pièce musicale et équestre, avec chevaux, chiens, cerfs et les Fratellini, et un intéressant tulle peint entourant la piste, qui servait de décor. Une série de pantomimes à succès suivra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Fratellini_Poster_(1927).jpg|thumb|left|300px|Les Fratellini dans ''La Chasse à Courre'' (1927)]]Au printemps 1932, Desprez lança une version itinérante du « Cirque d’Hiver de Paris », qui commença à tourner en province sous chapiteau au printemps et en été. Puis, en novembre 1932, le Cirque d’Hiver accueillit l’une des célèbres pantomimes aquatiques du [[Jakob Busch|Circus Busch]] itinérant (aussi appelé Circus Busch-Nürnberg, pour le distinguer de son homonyme berlinois), ''Les nuits du Kalifat'', avec un équipement élaboré qui transformait la piste en bassin – bien que peu profond. ''Les nuits du Kalifat'' fut le précurseur des spectaculaires pantomimes aquatiques qui feront, dans les années à venir, la réputation du Cirque d’Hiver.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pantomimes aquatiques, qui étaient la marque de fabrique du Nouveau Cirque parisien, étaient aussi populaires au [[Circus Nikitin|Cirque Nikitine]] de Moscou, et au [[Tower Circus]] de Blackpool l'été en Angleterre, et elles étaient particulièrement appréciées au [[Circus Busch]] de Berlin. Ces cirques étaient tous équipés d’une piste pouvant être abaissée pour révéler un bassin, et Desprez décida d’en installer une au Cirque d’Hiver. Une fois de plus, il en confia les plans au même architecte, Louis Gagey, et la partie technique à la société Castiglione.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les travaux furent réalisés en un mois seulement. Le bassin, en béton, avait 4,20 mètres de profondeur, avec un plancher de vingt tonnes pouvant être abaissé par un système hydraulique ; pour cette opération, le tapis de coco de la piste était retiré et l’eau passait par des fentes dans son plancher, comme dans le système d’origine du Nouveau Cirque. Des ouvertures dans les murs du bassin permettaient un accès sous-marin. La « piste nautique » du Cirque d’Hiver fut inaugurée en novembre 1933 par la célèbre meneuse de revue Mistinguett (1875-1966), alors plus grande vedette du music-hall français.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bassin d’eau n’était pas la seule amélioration apportée par Desprez pour la saison 1933-1934 : une petite scène fut ajoutée au-dessus de l’entrée de la piste – pouvant être reliée à la piste par un escalier amovible – et l’installation électrique fut modernisée (notamment avec l’ajout d’une couronne de puissants projecteurs sous la coupole et d’un éclairage sous-marin pour le bassin). Enfin, un toit fut construit sur la cour de la rue Amelot, permettant notamment le logement des animaux exotiques lorsque c'était nécessaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première « pantomime aquatique » utilisant les nouvelles installations fut ''Tarzan'', adaptation française d’un spectacle du cirque Busch, avec tout l’équipement, le décor et les costumes importés de Berlin. Elle ne dura qu’un jour : Desprez avait « oublié » d’obtenir les droits sur le célèbre personnage créé et protégé par Edgar Rice Burroughs… Les éléments du spectacle furent rapidement réadaptés par le metteur en scène Géo Sandry pour les Fratellini, et devint ''Les Fratellini en Afrique'', mais ces changements de dernière minute firent une mauvaise publicité au spectacle, qui ne connut guère de succès.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Les Fratellini détectives'', qui suivit, ne fut pas plus chanceux. Les tournées estivales sous chapiteau, même après que Desprez eut rebaptisé son cirque itinérant ''Cirque Fratellini'' en 1930, perdaient de l’argent. Les nouveaux aménagements étaient encore à payer, et les productions récentes n’avaient pas couvert leurs coûts. Maxime Morin, président de la Société du Cirque d’Hiver (qui avait remplacé la Société des Deux Cirques des Franconi), décida de résilier le bail de Desprez en fin de saison et de proposer le cirque au plus offrant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L'arrivée de la famille Bouglione ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les frères [[Cirque Amar|Amar]], dont le cirque itinérant, l’un des plus prestigieux de France, jouait Paris l’hiver sous une structure en bois et toile (une « semi-construction » dans le jargon du cirque français), commencèrent à négocier un bail. Mais ils furent rapidement supplantés par la famille [[The Bouglione Family|Bouglione]], leurs principaux concurrents, qui, comme eux, avaient débuté dans les foires avec uneménagerie itinérante. Les Bouglione acceptèrent de reprendre la dette liée à la récente rénovation du cirque, que les Amar hésitaient à inclure dans l’accord.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Cirque_d'Hiver_poster_(c.1935).jpg|thumb|right|300px|Les Fères Bouglione Brothers (vers 1935)]]Les Bouglione étaient une famille de Sintis qui venait d'Italie. Ils avaient fait fortune grâce à une supercherie réussie : après avoir acheté un vieux stock d’affiches inutilisées de la tournée française de [[Buffalo Bill]] en 1905, ils lancèrent sur les routes belges un « Stade Buffalo-Bill » aussi coloré que douteux en 1924. Malgré un programme de cirque très européen, ils attirèrent sous leur chapiteau le public belge, puis celui des provinces françaises, qui appréciaient l'ambiance vivante et exotique qu'ils offraient (certainement plus liée au sang gitan des Bouglione qu’au Far West américain) et se satisfaisaient d’un spectacle « Wild West » improvisé en fin de programme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1928, le ''Stade Buffalo-Bill'' débarqua à Paris ; bien que les critiques et une grande partie du public parisien n’aient pas été dupes, les Bouglione rencontrèrent le même succès dans la capitale que dans les provinces. Mais la supercherie ne pouvait durer, et la saison suivante, ils abandonnèrent Buffalo Bill et tournèrent sous divers noms, avant d’adopter le leur en 1933 : ''Cirque des 4 Frères Bouglione''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leur arrivée soudaine sur la scène circassienne parisienne fut cependant le résultat d’une querelle avec les frères Amar au sujet de l’acquisition d’un groupe d’éléphants du cirque tchèque [[Cirkus Kludsky|Kludsky]], tombé en faillite, dans laquelle les Amar avaient finalement pris le dessus. Les Bouglione se vengèrent en faisant capoter l’accord des Amar avec la Société du Cirque d’Hiver. Comme le disait Joseph Bouglione à l’auteur : « Nous ne savions pas vraiment quoi faire du Cirque d’Hiver : nous n’avions jamais eu une vie sédentaire ; mais c’était une victoire, et une opportunité. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, les frères Bouglione (Alexandre, 1900-1954 ; Joseph, 1904-1987 ; Firmin, 1905-1980 ; Sampion, 1910-1967) saisirent l’opportunité : plus de quatre-vingt-dix ans plus tard, la famille Bouglione possède et exploite toujours le Cirque d’Hiver. Au lieu de simplement obtenir un bail sur le cirque, ils conclurent un accord avec Maxime Morin et devinrent partenaires de la société du vieux Cirque d’Hiver. Avec le temps, la société changera de nom et les Bouglione en deviendront les seuls actionnaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Bouglione rouvrirent le Cirque d’Hiver le 17 novembre 1934. La salle avait été repeinte et rénovée, et l’ouverture fut précédée d’un défilé dans les rues, comme les Bouglione le faisaient lorsqu'ils tournaient en province avec leur chapiteau. Pour rivaliser avec les Amar, le défilé comprenait un important troupeau d’éléphants : les deux pachydermes des Bouglione, trois autres prêtés par le Jardin d’Acclimatation, et un groupe du Cirque [[The Althoff Dynasty|Althoff]] en Allemagne. Une publicité habile, puisque la principale nouveauté que les Bouglione apportaient au Cirque d’Hiver était leur vaste ménagerie d’animaux exotiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En janvier 1935, les Bouglione présentèrent leur première pantomime, ''La Reine de la Sierra'', qui inaugura une longue série de grands spectacles, souvent exotiques, incluant chansons, musique, animaux sauvages, jeux aquatiques, et une distribution d’acteurs, chanteurs, danseurs, clowns, acrobates et dompteurs qui étaient en très grande partie la famille Bouglione élargie. Ces spectacles étaient conçus par le prolifique metteur en scène Géo Sandry, et utilisaient pleinement piste, scène et bassin aquatique. Pour la saison des fêtes de 1935-1936, Géo Sandry produisit ce qui restera le chef-d’œuvre du genre – et un classique Bouglione jusqu’aux années 1960 – ''La Perle du Bengale''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant la Seconde Guerre mondiale et l’occupation allemande de Paris (1940-1944), le Cirque d’Hiver revint à des productions plus simples mêlant cirque et music-hall, jusqu’à ce que les occupants allemands confient la gestion des deux cirques parisiens, le Cirque d’Hiver et Medrano, à Paula Busch et son gendre, le producteur [[Emil Wacker]] : Paula Busch avait perdu son cirque berlinois à cause des projets d’urbanisme d’Albert Speer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils prirent possession du Cirque d’Hiver le 15 décembre 1940. Ce ne fut qu’une vaine tentative pour essayer d'améliorer les relations franco-allemandes par le divertissement – et les Bouglione furent rapidement autorisés à récupérer leur cirque, qui rouvrit sous leur direction le 22 mars 1941. Ils continuèrent à l’exploiter pendant la guerre avec des programmes mêlant cirque (avec des pantomimes qui mettaient en vedette les clowns [[Alex et Zavatta]]), music-hall et spectacles sportifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’après-guerre ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les années d’après-guerre furent une période faste pour le cirque en Europe. Les Bouglione (qui continuaient à tourner avec leur Cirque Bouglione l’été, participaient à d’autres entreprises circassiennes et louaient certains de leurs animaux à d’autres cirques) profitèrent pleinement de la manne. Le Cirque d’Hiver était plus prospère que jamais ; la production de pantomimes somptueuses reprit avec succès, certaines servant de tremplin comique à Achille Zavatta, qui allait devenir une véritable star. En 1946, le Cirque d’Hiver fut à nouveau rénové, notamment avec un agrandissement significatif de la scène au-dessus de l’entrée de la piste — qui incluait la construction d’un grand cadre de scène, dans un style plus proche des années 1930 que du Second Empire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Cirque_d_Hiver_Program_1957.jpg|thumb|left|300px|Couverture de programme (1957)]]En 1955, la ménagerie du Cirque d’Hiver devint un véritable atout, les Bouglione ayant acquis un gorille adulte nommé Jacky qui fut très médiatisé. La même année, le cirque fut le décor du classique cinématographique de Carol Reed, ''Trapèze'' (1956), avec Burt Lancaster (un ancien acrobate de cirque), Tony Curtis et Gina Lollobrigida – doublée dans les séquences aériennes par [[The Bouglione Family|Sandrine Bouglione]]. (C’est à cette occasion que les tableaux de Barrias et Gosse sur les murs périphériques, en mauvais état, furent recouverts d’éléments décoratifs et disparurent du regard du public.) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sorti l’année suivante, « Trapèze » fut un succès international et une publicité extraordinaire pour le Cirque d’Hiver. Il constitue aujourd’hui un documentaire intéressant sur le vénérable cirque parisien de l’époque. La dernière pantomime originale produite au Cirque d’Hiver (en 1958) fut ''Davy Crockett et Jimmy Boy'', qui surfait sur le succès international du film de Disney, ''Davy Crockett, King Of The Wild Frontier'' (1955). Par la suite, seules quelques reprises de ''La perle du Bengale'', sous des formes et des titres divers, rappelèrent une longue tradition qui était en voie de disparition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De 1954 à 1978, le Cirque d’Hiver accueillit l’émission télévisée mensuelle ''[[La Piste aux Etoiles]]'', qui rendit le bâtiment parisien familier à tout Français possédant une télévision. Le Cirque d’Hiver continua également à accueillir chaque année le Gala de l’Union des Artistes jusqu’en 1974, et le [[Gala de la Piste]], avec quelques interruptions, entre 1959 et 1980. En 1977, puis de 1988 à 2006, le [[Festival Mondial du Cirque de Demain]], qui avait succédé au Gala de la Piste, se tint également chaque année pendant une semaine au Cirque d’Hiver.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1981, Yves Mourousi (1942-1998), une populaire personnalité télévisuelle, produisit la comédie musicale de Broadway ''Barnum'' au Cirque d’Hiver. Pour l’occasion, le cirque connut une nouvelle série de rénovations, notamment l’installation de nouveaux lustres au-dessus du deuxième niveau de sièges sur la périphérie, dessinés d’après les originaux disparus lors de la transformation du cirque en cinéma. Le projet comprenait aussi la restauration de la décoration de la coupole, l’installation d’une grille d’éclairage et le revêtement des couloirs en marbre. Ces améliorations furent prises en charge par la Ville de Paris – ce qui compensa largement l’échec de la comédie musicale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet événement ouvrit cependant de nouvelles perspectives aux Bouglione. Depuis les années 1960, le Cirque d’Hiver ne se produisait plus que trois jours par semaine et les jours fériés. Joseph Bouglione, dernier des frères fondateurs, vieillissait (il mourut en 1987), et ses fils, Sampion (1938-2019), Emilien (né en 1934), et Joseph (né en 1942), avaient déjà arrêté les tournées du Cirque Bouglione. Leur frère aîné, Firmin (1932-2022), avait quitté l’entreprise familiale et fondé son propre ''Cirque Bouglione'' en Belgique. La scène circassienne changeait ; le Cirque d’Hiver avait du mal à s’adapter à une nouvelle époque et s’essoufflait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La renaissance===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Salto_Program_1999.jpg|thumb|right|300px|Couverture du programme de ''Salto'' (1999)]]En 1984, le Cirque d’Hiver devint une salle à louer, accueillant une série de productions théâtrales, récitals, défilés de mode, etc., avec seulement quelques incursions dans le monde du cirque. De 1986 à 2007, le Festival Mondial du Cirque de Demain occupa la piste une semaine chaque année, et le [[Cirque du Soleil]] s’y produisit pendant un mois en 1990. En 1997, Muriel Hermine, ancienne championne d’Europe de natation synchronisée, créa et interpréta ''Crescend’O'', un spectacle aquatique mis en scène par [[Guy Caron]], et pour lequel l’ancien bassin, pratiquement inutilisé depuis la guerre, fut complètement reconstruit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis en 1998, la nouvelle génération alla voir le patriarche familial de l’époque, Sampion Bouglione II (1938-2019) : son fils, Francesco, et ses neveux Joseph Junior, Louis-Sampion, Regina, Thierry et Nicolas exprimèrent leur volonté de relancer une saison de cirque au Cirque d’Hiver. Le cirque était de retour ; plusieurs jeunes Bouglione avaient travaillé dans d’autres cirques et spectacles de variétés à travers l’Europe, et ils étaient bien conscients du succès des cirques qui redéfinissaient les tendances de la présentation circassienne. Ils voulaient participer à cette renaissance du cirque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après quelques rénovations, notamment de la piste, qui avait progressivement perdu les caractéristiques d’une véritable piste de cirque au fil des productions théâtrales, le Cirque d’Hiver rouvrit ses portes en tant que cirque à part entière en octobre 1999, avec une production intitulée ''Salto''. Merveilleusement distribuée, mise en scène, éclairée et costumée, accompagnée d’un superbe orchestre, avec la participation d’un séduisant groupe de danseuses (qui deviendront les ''Salto Dancers'' et seront ensuite rejoints par quelques danseurs), le spectacle fut un succès immédiat et total. Depuis ''Salto'', une nouvelle production anime chaque année la piste du Cirque d’Hiver d'octobre à mars, rencontrant à chaque fois un succès croissant. Et en 2002, la production intitulée ''Le Cirque'' célébra brillamment le 150e anniversaire du Cirque d’Hiver.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La restauration d'un chef-d'oeuvre architectural===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'été 2008, la façade du Cirque d'Hiver a fait l'objet d'une restauration approfondie : les éléments décoratifs disparus ont été reconstruits ; les frises, endommagées au fil des années, ont été réparées, ainsi que les statues équestres, les lumières extérieures, les vitraux, etc. Les couleurs originales du bâtiment ont été rétablies et la frise peinte du foyer a été restaurée ; la vivacité de ses couleurs d'origine, atténuée par des années d'exposition à la fumée de cigarette, est redevenue visible. D'autres travaux importants ont commencé en 2026, notamment la restauration des fresques à l'intérieur du bâtiment (gravement endommagées et cachées à la vue depuis les années 1950). Les travaux sont prévus pendant les jours de relâche sur une période de cinq ans et incluent également une rénovation de la salle avec de nouveaux sièges et l'installation d'un accès facilité pour les personnes handicapées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd’hui, sous la direction efficace d’Odette Bouglione, fille du patriarche Émilien Bouglione, la direction artistique de Joseph Bouglione Jr., son frère, et la collaboration de leur sœur Regina et de leur frère Louis-Sampion, et après plus de 150 ans, le Cirque d’Hiver de Paris est plus jeune que jamais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Pour en savoir plus==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Adrian, ''Histoire illustrée des cirques parisiens d’hier et d’aujourd’hui'' (Bourg-la-Reine, publié par l'auteur, 1957)&lt;br /&gt;
* Christian Dupavillon, ''Architectures du Cirque'' (Paris, Editions du Moniteur, 1982 &amp;amp;mdash; reprinted with additions in 2001) &amp;amp;mdash; ISBN 2-281-19136-2&lt;br /&gt;
* Louis Sampion Bouglione et Marjorie Aiolfi, ''Le Cirque d’Hiver'' (Paris, Flammarion, 2002) &amp;amp;mdash; ISBN 2-0801-0798-4&lt;br /&gt;
* Dominique Denis, ''Cirque d'Hiver, Direction Gaston Desprez'' (Aulnay-sous-Bois, Éditions Arts des 2 Mondes, 2011) &amp;amp;mdash; ISBN 978-2-915189-24-7&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Histoire: [[The Bouglione Family]]&lt;br /&gt;
* Video: [[Robin_des_Bois_(1943)|La Pantomime ''Robin des Bois'']] au Cirque d'Hiver (1943)&lt;br /&gt;
* Video: [[Cirque_d%27Hiver_History_Video|Cirque d'Hiver: Une histoire en images]] (2008)&lt;br /&gt;
* Video: [http://www.hdmedia.fr/visite-virtuelle/hd/cbpHgpi4k-cirque-d-hiver.html Visite virtuelle du Cirque d'Hiver]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Galerie d'images==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
File:Cirque_Olympique_(1837).jpg|Le Cirque Olympique (1837)&lt;br /&gt;
Image:Cirque_des_Champs-Elysées%2C_c.1880.jpg|Le Cirque des Champs-Elysées (c. 1850)&lt;br /&gt;
File:Louis_Dejean.jpg|Louis Dejean&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_project.png|Projet pour the Cirque d'Hiver (1851)&lt;br /&gt;
File:Cirque_Napoleon_Elevation.jpg|Cirque d'Hiver - élévation (1852)&lt;br /&gt;
Image:Cirque_Napoléon_(1852).jpg|Le Cirque Napoléon en 1852&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_details.png|Détails architecturaux de la salle (1854)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_Façade.png|Cirque d'Hiver - façade (1854)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_-_gradins.png|Cirque d'Hiver - Étude des sièges (1854)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_-_Coupe.png|Cirque d'Hiver - cross-section (1854)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_-_Plan.png|Cirque d'Hiver - plan (1854)&lt;br /&gt;
File:Cirque_Napoléon_Program.jpg|Programme du Cirque Napoléon (1854)&lt;br /&gt;
File:Cirque_Napoléon_Inside.jpg|Interieur du Cirque Napoléon (c.1855)&lt;br /&gt;
File:Cirque_Napoléon_(c1860).jpeg|Le Cirque Napoléon (c. 1860)&lt;br /&gt;
File:Hittorff_Portrait.jpg|Jacques Ignace Hittorff (1869)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_-_Galice.jpg|Affiche par L. Galice (c.1890)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_1900.jpeg|Le Cirque d'Hiver (1900)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_postcard.jpg|Carte postale publicitaire (c.1900)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_Seating_Plan.jpg|Plan de salle du Cirque d'Hiver (c. 1904)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d%27Hiver.jpeg|Le Cirque d'Hiver (c.1905)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d%27Hiver_Postcard.jpeg|Le Cirque d'Hiver (c.1905)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d%27Hiver_(c.1925).jpeg|Le Cirque d'Hiver (c.1925)&lt;br /&gt;
File:Fratellini_-_Cirque_d%27Hiver.jpg|Les Fratellini au Cirque d'Hiver (c.1925)&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_-_Pradier's_Amazone.JPG|Statue équestre d'Antoinette Lejars par James Pradier (1852)&lt;br /&gt;
Image:Amazone_phrygienne_Pradier_2.jpg|Statue d'Antoinette Lejars par James Pradier (1852) before the 2008 restoration&lt;br /&gt;
Image:Pradier's_Statue_(2008).jpg|James Pradier's equestrian statue (1852) avant le restauration de 2008&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_-_Equestrian_Statue.JPG|Statue équestre par Duret et Brosio (1852)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d%27Hiver_1952.jpg|Le Cirque d'Hiver en 1952&lt;br /&gt;
File:The_Flying_Terrels_(1975).jpg|La décoration de la coupole (avec les Flying Terrels) (1975)&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_façade_(detail).jpg|Façade, détail, après la restauration de 2008&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'hiver-detail.JPG|Les frises de 1852 après leur restauration de 2008&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_frieze_(detail).jpg|Les frises de 1852 après leur restauration de 2008&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_-_detail_of_the_frieze.jpg|Les frises de 1852 après leur restauration de 2008&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_façade_detail.jpg|Les frises de 1852 après leur restauration de 2008&lt;br /&gt;
Image:Adolphe_Franconi.jpg|Adolphe Franconi&lt;br /&gt;
Image:Victor_Franconi.jpg|Victor Franconi&lt;br /&gt;
Image:Charles_Franconi.jpg|Charles Franconi&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_Jeton_(1873).jpg|Jeton d'abonnement (1873)&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver-Poster_(c.1880).jpg|Affiche (c.1880)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d%27Hiver_Wolves.jpg|Cirque d'Hiver Poster (1885)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d%27Hiver_Pantomime_1814.jpg|Affiche pour la pantomime &amp;quot;1814&amp;quot; (1900)&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_Program_1906.jpg|Programme (1906)&lt;br /&gt;
Image:Gaston_Desprez.jpg|Gaston Desprez (c.1925)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_-_Fratellini_New_Year.jpg|carte postale publicitaire (c.1925)&lt;br /&gt;
File:Fratellini_Poster_(1927).jpg|Affiche pour Les Fratellini (1927)&lt;br /&gt;
File:Albert_Fratellini_1927.jpeg|Affiche montrant Albert Fratellini (1927)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_Facade_Cagey.jpg|Façade du Cirque d'Hiver (1929)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_elevation.jpg|Élévation transversale (1929)&lt;br /&gt;
File:Fratellini_Florit.jpeg|Affiche pour les Fratellini (c.1930)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_Fratellini.jpg|Couverture de programme figurant Les Fratellini (1931)&lt;br /&gt;
File:Cirque_Fratellini_Poster.jpeg|Affiche pour le Cirque Fratellini (1933)&lt;br /&gt;
File:Cirque_Fratellini_big_top.jpeg|Le Cirque Fratellini (c.1933)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_35.jpg|Couverture de programme (1935)&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_poster_(c.1935).jpg|Les Frères Bouglione (c.1935)&lt;br /&gt;
Image:Les_Frères_Bouglione.jpg|Les Frères Bouglione (c.1950)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d%27Hiver_Program_1950.jpg|Couverture de programme (1950)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_Conti.jpg|Couverture de programme (1952)&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_Program_(1952).jpg|Couverture de programme (1952)&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d_Hiver_Program_1957.jpg|Couverture de programme (1950s)&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_Ad_(c.1960).jpg|Publicité pour le Cirque d'Hiver (c.1960)&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_Program_Cover_1964.jpg|Couverture de programme (1960s)&lt;br /&gt;
File:Pipo_Dario_Mimile_Poster.jpeg|Affiche annonçant Pipo, Dario et Mimile (c.1960)&lt;br /&gt;
File:Jean_Richard_Gala_de_l'union.jpg|Le Gala de l'Union des Artistes au Cirque d'Hiver (1963)&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_Program_1965.jpg|Couverture de programme (1965)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d%27Hiver_1965.jpeg|Couverture de programme (1965)&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_program_c.1970.jpg|Couverture de programme (1970)&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_Program_1974.jpg|Couverture de programme (1974)&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_Program_(c.1978).jpg|Couverture de programme (c.1978)&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_Paris_(c.1995).jpg|Le Cirque d'Hiver (c.1995)&lt;br /&gt;
Image:Salto_Program_1999.jpg|Couverture de programme pour ''Salto'' (1999)&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_Program_2000.jpg|Couverture de programme pour ''Piste'' (2000)&lt;br /&gt;
File:Elena_Panova_-_Piste.jpg|Carte postale publicitaire pour ''Piste'' (2000)&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_Program_(2001).jpg|Couverture de programme pour ''Trapeze'' (2001)&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_Program_2002.jpg|Couverture de programme pour le 150e Anniversaire (2002)&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_Program_2004.jpg|Couverture de programme pour ''Bravo'' (2004)&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_Program_(2006).jpg|Couverture de programme pour ''Artistes'' (2006)&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_(02-2008).jpg|Le Cirque d'Hiver en 2008&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_-_façade_detail.jpg|Detail de la façade et de la grille après la restauration de 2008&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_frieze.jpg|Detail des frises et de la statuaire après la restauration de 2008&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_-_Bar.jpg|Le Foyer en 2008&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_-_Stables.jpg|Les anciens boxes des écuries de 1923 (2008)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d%27Hiver_Interior.jpg|La salle en 2008&lt;br /&gt;
Image:Francesco_Bouglione_(c.2008).jpg|Francesco Bouglione&lt;br /&gt;
File:Louis_Sampion_Bouglione.jpg|Louis-Sampion Bouglione au Musée du Cirque d'Hiver&lt;br /&gt;
Image:Cirque_d'Hiver_2011.JPG|le Cirque d'Hiver, complètement restauré, en 2011&lt;br /&gt;
File:Cirque_d%27Hiver_Ceiling.jpg|Le plafond de la salle (2012)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_-_Front_View_(2013).jpg|Le Cirque d'Hiver de nuit (2013)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d%27Hiver_Poster_(2015).jpg|Affiche pour ''Rire'' (2015)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_Poster_2017.jpeg|Affiche pour ''Exploit'' (2017)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'hiver_2017.jpeg|Le Cirque d'Hiver en 2017&lt;br /&gt;
File:Cast_and_Crew_Cirque_d'Hiver_2018.jpeg|Les artistes et l'équipe de ''Surprise'' (2018)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_Extra.jpg|Affiche pour ''Extra'' (2018)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_-_Eclat_Poster.jpg|Affiche pour ''Défi'' (2019)&lt;br /&gt;
File:Joseph_Bouglione_III.jpeg|Joseph Bouglione au Cirque d'Hiver (2019)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_House.jpg|Cirque d'Hiver: La salle (2020)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_2023.jpg|Publicitee pour ''Délire'' (2023)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_2023_Poster.jpg|Affiche pour ''Délire'' (2023)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_by_day_2023.jpg|Le Cirque d'Hiver de jour (2023)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_by_night.png|Le Cirque d'Hiver de nuit (2023)&lt;br /&gt;
File:Odette_Bouglione.jpg|Odette Bouglione (c.2024)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_2024.jpg|Publicité pour ''Spectaculaire'' (2024)&lt;br /&gt;
File:Cirque_d'Hiver_-_Tempo.jpg|Affiche pour ''Tempo'' (2025)&lt;br /&gt;
&amp;lt;/Gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Lien externe==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.cirquedhiver.com/ www.cirquedhiver.com]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.circopedia.org/Virginie_Kenebel/fr</id>
		<title>Virginie Kenebel/fr</title>
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				<updated>2026-02-01T20:36:51Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: /* See Also */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Languages|Virginie Kenebel}}&lt;br /&gt;
[[File:Virginie_Kenebel_Portrait.png|right|300px]]&lt;br /&gt;
==Écuyère==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Par Dominique Jando''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Virginie Kenebel (1819-1884) – dont le nom est parfois orthographié Kennebel – fut l'une des plus brillantes étoiles du cirque équestre durant sa période dite « romantique » (environ de 1820 à 1880). Elle fut l'une des premières ''écuyères de panneau'', qui interprétaient différents pas de ballet classique sur une large selle plate (le panneau). Plus encore que les écuyères pratiquant le dressage de haute école, à l'instar de leurs homologues masculins, ce sont ces ballerines à cheval qui ont véritablement défini l'époque romantique du cirque équestre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La famille Kenebel-Avrillon===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marie Virginie Kenebel naquit dans une famille de cirque le 23 avril 1819, à La Guillotière, un quartier de Lyon. Son père, Ludwig (Louis) Daniel Knebel (ou Knoebel, selon sa signature, 1794-1878), dont le nom fut francisé en Kenebel (ou Kénébel), aurait été Sinti (un sous-groupe du peuple rom), mais aucun document ne vient étayer cette affirmation. Si jamais les Knebel avaient été considérés comme des « étrangers » en Allemagne, cela aurait pu être aussi parce qu'ils étaient juifs, comme de nombreuses dynasties d'artistes forains allemands : les parents de Ludwig, Michel Knebel (ou Knoebel) et Leonore, née Östermann, portaient des noms à forte consonance juive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Signor Saltarino (Valdemar Otto) dans son ''Artisten Lexikon'' (1895), les Knebel étaient une « famille [de cirque] de second ordre », mais ils étaient compétents et polyvalents. Principalement danseur de corde mais aussi écuyer voltigeur, Ludwig est né à Mannheim, dans le Bade-Wurtemberg, en Allemagne, le 22 février 1794. Quant à la mère de Virginie, Françoise Sophie Avrillon (dite Sophie, 1799-1862), elle était écuyère, également issue d’une famille de cirque, et née en Toscane, en Italie – à Prato selon son acte de mariage, ou à Florence selon son acte de décès et d'autres documents français ; Prato, qui est très proche de Florence, semble le plus probable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Louis et Sophie se marièrent le 1er mars 1819 à Colmar, en France, juste à temps pour accueillir leur fille aînée dans une famille légitimement établie. Avec trois frères et deux sœurs, Virginie était l’aînée d'une grande fratrie : elle fut suivie par André (1820-1876), François Amédée (dit Amédée, 1825-1877), Étienne Stephan Antoine (dit Stephan, 1830-1891), Clémentine (1831-1833) et Marie-Honorine (1835-1878).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'exception de Clémentine, décédée en bas âge, tous suivirent la voie de leurs parents et embrassèrent une carrière de cirque. Amédée créa sa propre troupe et partit s’installer en Angleterre, d'où, en 1846, il embarqua pour l’Île Maurice, accompagné de son frère André, puis pour l’Inde, où il finit par s’établir (il mourut à Calcutta). André revint en France et travailla à Paris pour les Franconi. Stephan épousa sa cousine, l’écuyère Émilie Lambert (1824-1890 – sa mère Anna était une Avrillon), mais il semble que sa carrière ne fut pas particulièrement remarquable. Marie-Honorine épousa en 1855 l'écuyer Jean-Baptiste Auriol, fils (1834-1857), le fils du célèbre clown Jean-Baptiste Auriol (1806-1881) – une union qui fut malheureusement brève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Avrillon étaient une famille de cirque française. Claude Avrillon (1766-1819), le père de Sophie, était écuyer, tout comme son frère, François (1801-1845), qui dirigea sa propre troupe ; après avoir tenté, sans succès, d’établir un cirque permanent à Marseille, il partit en Espagne et y ouvrit le premier cirque madrilène en 1834, devenant ainsi un pionnier du cirque espagnol. (Louis Kenebel et Sophie Avrillon créèrent aussi leur propre compagnie avec laquelle ils parcoururent l’Europe méridionale : en 1831, ils se retrouvèrent en concurrence avec François Avrillon à Barcelone !)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les débuts de Virginie===&lt;br /&gt;
[[File:Circus_Gymnasticus_(interior)_1812.jpeg|thumb|left|400px|Le Circus Gymnasticus (1812)]]À la fin des années 1810, les Kenebel avaient rejoint la célèbre troupe de [[Christoph de Bach]], qui dirigeait le [[Circus Gymnasticus]] de Vienne. Ils y côtoyèrent de grands noms de l’équitation comme [[Gaetano Ciniselli]] et [[Alessandro Guerra]], ainsi que Laura, seconde épouse de Christoph de Bach, brillante écuyère de haute école. La troupe se produisait six mois par an à Vienne et passait le reste de la saison en tournée dans l’Empire autrichien, et les États allemands et italiens. C’est lors d'une de ces tournées, en 1819, que Virginie vit le jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alessandro Guerra quitta Christoph de Bach en 1826 pour fonder sa propre troupe, emmenant les Kenebel et Gaetano Ciniselli avec lui. L'année précédente, la toute jeune Virginie venait de débuter sur la piste ; elle avait alors six ans. Elle fit rapidement preuve de dispositions naturelles et, outre ses parents, elle bénéficiait d’un environnement d’artistes équestres de haut niveau dont elle put s’inspirer. Elle se spécialisa comme ballerine à cheval, évoluant sur le panneau, la large selle plate qui permettait d’exécuter des pas de danse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès l’enfance, elle capta l’attention du public et des professionnels. Dans son ouvrage ''Das Buch von Zirkus'' (1926), Joseph Halperson cite un chroniqueur de l’époque décrivant Virginie : « Le peintre qui cherche un modèle idéal pour Cupidon n’a qu’à aller au cirque, il trouvera en cette enfant ce qu’il désire. La nature et l’art s’unissent ici pour créer quelque chose de brillant. Il faut admirer le calme, la sérénité et la dextérité avec lesquels cette frêle fillette évolue sur le dos d’un cheval lancé au galop. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jolie, extrêmement gracieuse, Virginie était ce qu’on appelle une « nature ». Elle aimait se produire en public, et consciente de son talent émergent et de l’effet qu’elle produisait, elle visait la perfection. Elle apprit principalement sous la tutelle de sa mère et d’autres membres de la famille Avrillon, mais il ne fait aucun doute qu’elle observait aussi les grands artistes avec lesquels elle partageait la piste, et cherchait à les égaler. Dans sa spécialité, elle fut véritablement une enfant prodige.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les ballerines à cheval existaient depuis la naissance du cirque : la première fut Patty Astley, épouse du créateur du cirque moderne, [[Philip Astley]]. Ces gracieuses écuyères posaient élégamment ou esquissaient quelques pas de danse debout sur le dos de chevaux au trot ou au galop. Le panneau permit des pas de danse plus élaborés – et son usage se répandit alors que le Ballet romantique, illustré par des ballerines d’exception telles que Marie Taglioni (1804-1884) et Fanny Elssler (1810-1884), était à son apogée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Taglioni et Elssler dansèrent toutes deux à Vienne, et il est fort probable que la jeune Virginie les ait vues : Filippo Taglioni, père de Marie, était alors Maître de ballet à l’Opéra de Vienne, où Marie fit ses débuts en 1822, à dix-huit ans, tandis que Fanny Elssler, âgée de douze ans, était dans le corps de ballet. Née en Suède d’un père italien et d’une mère suédoise elle-même ballerine, Marie Taglioni fit l’essentiel de sa carrière dans l’Empire autrichien puis en France, où elle s’imposa comme l’une des plus grandes danseuses de son temps ; elle est reconnue pour avoir été la première à danser sur pointes et en tutu (dans ''La Sylphide''), ce qui contribua grandement à sa célébrité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La Taglioni du cirque===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au fil des années, Virginie Kenebel se constitua un répertoire inspiré par celui de Taglioni et d’autres étoiles du ballet romantique. Ce qui la distingua dans le monde équestre, c’est qu’elle possédait les qualités et la grâce nécessaires pour transformer de simples imitations en véritables créations personnelles – comme « La Cachucha », une danse folklorique espagnole revisitée par Fanny Elssler en 1836 dans le ballet ''Le Diable Boiteux''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Virginie_Kenebel_-_Sylphide.png|thumb|right|300px|Virginie Kenebel dans « La Sylphide » (1832)]]Son morceau le plus célèbre demeure toutefois « La Sylphide », d’après le rôle tant admiré de Taglioni – dans un ballet créé et chorégraphié par le père de Marie, Filippo Taglioni, en 1832 à l’Opéra de Paris, où il était devenu Maître de ballet. Ce fut la première fois que Marie dansa sur pointes et en tutu romantique, style que Virginie reprit sur son panneau. C'est ainsi que Virginie Kenebel allait devenir la « Taglioni du cirque ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de recevoir ce surnom prestigieux, elle s’était déjà forgé une solide carrière, marquée d’une notoriété croissante et d’un très large succès. Les Kenebel quittèrent Alessandro Guerra pour intégrer d’autres troupes, dont la leur – celle avec laquelle ils rivalisèrent avec la compagnie de François Avrillon en Catalogne en 1831.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À cette période, Sophie Kenebel semble s’être consacrée à l’éducation de ses enfants, tandis que Louis Kenebel, artiste polyvalent, décrochait des engagements pour lui et sa fille. Mais Virginie s’imposa rapidement comme la vedette de la famille : au fil des années, son talent exceptionnel attirait toutes les attentions, et elle devint le principal atout des Kenebel. Sa réputation croissante en fit une artiste recherchée, et Virginie fut vite la raison principale pour laquelle la troupe familiale obtenait ses engagements. On sait peu de choses sur l’activité des Kenebel après leur départ de la troupe de Guerra ; néanmoins, en 1832, ils tournèrent avec celle de [[Jacques Tourniaire]] – remarquable écuyer et directeur qui allait introduire le cirque en Russie cinq ans plus tard. Le Cirque Tourniaire avait installé sa construction pour la saison de Noël sur la place des Quinconces à Bordeaux, où Virginie, alors âgée de treize ans, fit forte impression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De retour à Bordeaux au printemps 1833, cette fois avec le [[Cirque Loisset]], Virginie s’imposa comme une l'étoile montante du monde équestre. Son interprétation personnelle du nouveau ballet de Marie Taglioni, ''La Sylphide'', enchanta le public. Séduits par sa grâce et son talent exceptionnels, certains admirateurs allaient jusqu’à lui dédier des poèmes – preuve de l’enthousiasme qu’elle suscitait. Elle n’avait que quatorze ans, mais c'est alors qu'elle fut surnommée la « Taglioni du cirque ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les déplacements des Kenebel pendant les quatre années suivantes sont mal documentés, mais on sait qu’ils tournèrent en Italie en 1833, pays où Virginie acquit aussi une grande popularité. Il faut rappeler que, au XIXe siècle, les chevaux étaient omniprésents dans la vie quotidienne de chacun et les grands écuyers – notamment les écuyers voltigeurs – étaient appréciés de toutes les couches sociales. Les écuyères de haute école et les ballerines à cheval constituaient cependant une classe à part, particulièrement prisée de l’élite masculine mondaine, férue de dressage et sensible à la grâce du ballet classique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Virginie Kenebel à Paris===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réputation de Virginie Kenebel gagna finalement Paris et attira l’attention des [[The Franconi Dynasty|Franconi]]. Adolphe Franconi était le régisseur (titre équivalent à celui de directeur artistique dans le cirque français de l’époque) des cirques de [[Louis Dejean]], le [[Cirque Olympique (Paris)|Cirque Olympique]] sur le boulevard du Temple, et le tout nouveau [[Cirque des Champs-Élysées]], son annexe estivale, dans les jardins des Champs-Élysées (à l’emplacement de l’actuel Théâtre Marigny).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Antonio Franconi (1737-1836), fondateur de la dynastie, et ses fils, Laurent (1776-1849) et Henri (1779-1849), furent les pionniers du cirque en France, notamment à Paris, et le Cirque Olympique sur le boulevard du Temple (le troisième du nom) fut exploité par le fils d’Henri, Adolphe (1802-1855), avec les dramaturges Ferdinand Laloue (1794-1850) et Amable Vilain de Saint-Hilaire (1799-v.1865), jusqu’à sa faillite en 1830 – trois ans seulement après son ouverture ! Louis Dejean, sur le terrain duquel le cirque avait été construit, vint à la rescousse : il racheta le bâtiment et le loua à ses anciens propriétaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Louis Dejean (1797-1879), qui n’était pas alors un homme de cirque, était déjà un homme d’affaires avisé. Ancien boucher, il avait fait fortune en ravitaillant en viande les troupes étrangères (britanniques, prussiennes, autrichiennes, allemandes, suisses, et sardes) qui occupaient la France en 1814 après la chute de Napoléon. Il investit ensuite son argent dans l’immobilier à Paris, notamment dans le quartier du boulevard du Temple, qui était alors l'épicentre des divertissements parisiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Cirque_des_Champs-Élysées_stars.jpg|400px|thumb|left|Virginie Kenebel et les étoiles du Cirque des Champs-Élysées (1837)]]Lorsque le Cirque Olympique fit à nouveau faillite en 1833, Dejean reprit le contrôle de sa propriété, mais eut l’intelligence de garder Adolphe Franconi et Ferdinand Laloue pour en assurer la direction artistique. Leur équipe comprenait aussi Laurent, l’un des plus grands maîtres écuyers de sa génération, et son fils Victor (1811-1897), excellent écuyer lui-même (qui publiera un traité de dressage, ''Le Cavalier et l’Écuyer'', en 1891). Virginie Kenebel débuta chez Dejean au Cirque des Champs-Élysées au printemps 1837.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle fut apparemment engagée par Laurent Franconi, qui vit en elle une recrue idéale  pour le Cirque des Champs-Élysées, qui fonctionnait sous un « privilège » n’autorisant que des numéros équestres (domaine de Laurent), contrairement au Cirque Olympique qui, doté d’une grande scène et d’une piste, était célèbre pour ses spectaculaires pantomimes (les ''hippodrames'') – spectacles mêlant équitation, musique et mise en scène théâtrale, souvent sur des thèmes militaires glorifiant Napoléon et le patriotisme français. Les théâtres du boulevard, nombreux, avaient protesté contre la concurrence déloyale du Cirque Olympique, qui était alors la plus grande salle de Paris : le privilège limité du Cirque des Champs-Élysées visait à éviter de nouveaux conflits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Cirque des Champs-Élysées fut immédiatement reconnu comme le « temple » de l'équitation, mais le bâtiment de 1837 n’était pas encore le cirque élégant, qui le remplaçera près du Rond-Point des Champs-Élysées en 1843 : il ne s’agissait alors que d’une construction en bois assez inconfortable, où le public s’asseyait sur des gradins au-dessus des écuries. Pourtant, grâce à son emplacement à la mode, sa clientèle fut d’emblée la haute société parisienne, peuplée de connaisseurs des choses équestres et d’amateurs d’écuyères. Virginie Kenebel, qui avait dix-huit ans, reçut un contrat de 1.500 francs par an (plus de 30.000 Euros actuels), ce qui était un excellent salaire. Comme le reste de la troupe, elle devait se produire l’hiver au Cirque Olympique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Virginie était en bonne compagnie : la belle [[Antoinette Lejars]], née Cuzent, étoile de premier plan, était ballerine à cheval et présentait aussi des chevaux en haute école, comme le faisait le plus grand écuyer de l’époque, [[François Baucher]], qui était aussi le maître de manège du cirque ; le talentueux acrobate, clown et écuyer Jean-Baptiste Auriol, que Virginie avait connu au Cirque Loisset, était déjà un pilier de la troupe de Dejean, qui comptait aussi les jeunes voltigeurs François et Baptiste Loisset, fils de [[Baptiste Loisset]]. Le frère d’Antoinette Lejars, l’intrépide [[Paul Cuzent]], créateur des spectaculaires « Jeux Romains » et écuyer polyvalent, et ses sœurs, Armantine et [[Pauline Cuzent|Pauline]] (laquelle, sous la houlette de Baucher, rivalisera avec la célèbre [[Caroline Loyo]]) complétaient la troupe avec [[Jean Lejars]], mari d’Antoinette, autre écuyer de talent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les tribulations de Victor et Virginie===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Victor_Franconi_-_Vaux.png|right|thumb|250px|Victor Franconi (v.1840)]]Un journaliste de l’époque décrivait Virginie Kenebel comme « l’une des plus jolies et agiles écuyères du Cirque Olympique ». Cela n’échappa pas à Victor Franconi (1811-1897), vingt-six ans, qui se produisait dans la troupe et s’intéressa de près à Virginie. En novembre, Louis Kenebel, qui n'était pas retenu dans le contrat de sa fille (il n’était pas du même calibre) et était probablement contrarié par la perte de sa principale source de revenus, intenta un procès à Laurent et Victor Franconi pour « détournement et séquestration de sa fille mineure ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ''Journal des Débats'' rapporta que Maître Delangle, avocat des Franconi, dut rappeler à Louis Kenebel qu'à dix-huit ans, sa fille avait n’était plus mineure, et qu’elle était employée légalement chez les Franconi par un contrat valide. Les Franconi furent promptement acquittés et quittèrent le tribunal sous les applaudissements des artistes venus les soutenir ; les Kenebel quittèrent Paris et poursuivirent leur carrière, sans le bénéfice de leur talentueuse aînée. Victor Franconi fit rapidement entrer Virginie dans le clan Franconi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus tard, en juin 1844, Virginie se produisit enfin dans le tout nouveau Cirque des Champs-Élysées, bâtiment élégant créé pour Dejean par Jacques Ignace Hittorff (1792-1867), architecte de la place de la Concorde. Hittorff, qui était chargé de remodeler le Jardin des Champs-Élysées, y intégra le Cirque près du Rond-Point, côté nord de l’avenue, et son pendant, le Panorama (aujourd’hui le Théâtre du Rond-Point), au sud, la réplique architecturale du cirque qui donne une bonne idée de l’aspect du cirque, démoli en 1900.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais l’organisation du cirque connut alors de profonds bouleversements : Louis Dejean venait de céder ses deux cirques à un nouveau gestionnaire, Jules Gallois, propriétaire immobilier à Saint-Germain-en-Laye, près de Paris, qui avait des ambitions théâtrales. Gallois créa la « Société Gallois et Cie » pour diriger les deux établissements. Malheureusement, il manquait des qualités requises d’un bon entrepreneur et d’un homme de spectacle ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il conserva cependant les Franconi et Laloue pour diriger la partie artistique. La troupe qu’il hérita était toujours brillante. Virginie Kenebel, dont le rôle avait pris de l’importance, côtoyait des stars comme Gaetano Ciniselli, qu’elle avait connu chez Guerra, et son épouse Adelaïde Hinné, Camille Leroux, [[Laura Bassin]], les Loisset, et la « Diva de la Cravache », la redoutable Caroline Loyo, la plus fameuse écuyère de haute école de l’époque, épouse de François Loisset et rivale de Baucher, qui était le maître-écuyer du cirque. Au Cirque des Champs-Élysées, Baucher et Loyo se produisaient en alternance, Baucher n’appréciant pas la concurrence. On y retrouvait aussi Auriol, désormais concurrencé par un autre clown-acrobate, [[Victor Chabre]], dit « L’éclair ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Cirque_de_l'Impératrice.png|left|thumb|400px|Le Cirque des Champs-Élysées (v.1860)]]Cette situation ne dura pas : la troupe était de plus en plus mécontente de la gestion de Gallois. Paul Cuzent était déjà parti avec sa famille (dont Antoinette Lejars) pour fonder le ''Cirque de Paris'' en association avec Baptiste Loisset et son beau-frère Jean Lejars. Dejean avait très mal pris leur départ, car ils figuraient parmi ses plus précieux atouts. Mais Gallois allait subir des défections bien plus importantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’abord, Ferdinand Laloue et Victor Franconi envisagèrent d’ouvrir le premier ''Hippodrome'' de Paris, au sommet des Champs-Élysées, à l’ombre de l’Arc de Triomphe. L'Hippodrome serait une salle estivale, mais de grande taille, dédiée aux arts équestres – et donc une concurrence directe au Cirque des Champs-Élysées. Contractuellement, rien ne les en empêchait. Laloue et Franconi inaugurèrent l'''Hippodrome de la Barrière de l’Étoile'', vaste arène à ciel ouvert, le 3 juillet 1845. Virginie Kenebel, qui formait maintenant un couple avec Victor Franconi, les y suivit, ainsi que d’autres membres de la troupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis, à l’automne 1846, la troupe Cuzent-Lejars arriva à Saint-Pétersbourg, en Russie, pour y fonder le premier [[Russia's_First_National_Circus|cirque national russe]]. Sur place, ils se trouvèrent en compétition avec la compagnie d’Alessandro Guerra, qui tenta aussitôt de les contrecarrer en faisant venir les derniers piliers de la troupe de Dejean : Gaetano Ciniselli et sa famille, et surtout la dernière vedette qui restait à Gallois, Caroline Loyo. Victor Chabre décida alors rejoindre lui-aussi Cuzent à Saint-Pétersbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gallois tenta de poursuivre tous ces transfuges, sans succès, et sa situation financière se dégrada. Il obtint l’autorisation de vendre le Cirque Olympique à Adolphe Adam, le compositeur des ballets ''Giselle'' et ''Le Corsaire'' ; le cirque perdit alors sa piste pour devenir un théâtre, l'''Opéra National''. Gallois ne conservait que le Cirque des Champs-Élysées, dont la saison était limitée à l’été. En 1847, pour éviter le naufrage, Dejean reprit possession de son bien et reconstitua vite une troupe solide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Épilogue : Madame Victor Franconi===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant ce temps, Virginie Kenebel et Victor Franconi eurent un fils, Marie Luigi Charles Franconi, dit Charles (1844-1910), né le 3 juillet 1844 à Turin, en Italie. Puis, le 18 février 1846, Virginie donna naissance à leur seconde enfant, Marie Antoinette Angelina, à Passy, où ils résidaient (Passy était alors une commune élégante sur la Seine, qui fut rattachée à Paris en 1860). Virginie Kenebel et Victor Franconi se marièrent à Paris le 3 juin 1846. Ils eurent une autre fille, Marie Louise Laurence Victorine, née le 17 septembre 1856 à Brucourt, dans le Calvados.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès lors, Virginie fut connue sous le nom de « Madame Victor Franconi ». Elle avait mis fin à sa carrière d'écuyère avant la naissance de Charles. Elle n’avait alors que vingt-cinq ans, mais comptait déjà près de vingt années de piste – avec un succès qui ne fut jamais démenti, du début à la fin. Victor Franconi poursuivit sa carrière chez Dejean jusqu’en 1873, année où il prit la direction des deux cirques (le Cirque des Champs-Élysées et le [[Cirque d’Hiver]], qui avait succédé à l’ancien Cirque Olympique) : la dynastie Franconi retrouvait enfin son rang de Première Famille du cirque parisien. (Leur fils Charles succédera officiellement à son père en 1897.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Virginie Kenebel s’éteignit le 31 août 1884, à la résidence familiale, 22 rue de la Faisanderie à Passy, désormais intégrée au très chic XVIe arrondissement de Paris. Elle avait soixante-cinq ans. Excepté quelques vieux amateurs de cirque et passionnés d’équitation, rares étaient ceux qui se souvenaient qu’avant d'être Madame Victor Franconi, elle avait été Virginie Kenebel, la « Taglioni du cirque ». Victor Franconi mourut treize ans plus tard, le 21 juin 1897, à l’âge de quatre-vingt-six ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biographie: [[The Franconi Dynasty]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Gallery d'images==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
File:Circus_Gymnasticus_(interior)_1812.jpeg|Le Circus Gymnasticus de Vienne (1812)&lt;br /&gt;
File:Virginie_Kenebel_-_Bordeaux.jpg|Virginie Kenebel (c.1832)&lt;br /&gt;
File:Marie_Taglioni.jpg|Marie Taglioni dans &amp;quot;La Sylphide&amp;quot; (c.1832)&lt;br /&gt;
File:Virginie_Kenebel_-_Sylphide.png|Virginie Kenebel dans ''La Sylphide'' (1833)&lt;br /&gt;
File:Virginie_Kenebel_in_Italy.jpg|Virginie Kenebel (c.1835)&lt;br /&gt;
File:Fanny_Elssler.jpg|Fanny Elssler (1836)&lt;br /&gt;
File:Cirque_des_Champs-Élysées_stars.jpg|Virginie Kenebel et les étoiles du Cirque des Champs-Élysées (1837)&lt;br /&gt;
File:Kenebel_-_Auriol_-_Loisset.png|Virginie Kenebel, avec Auriol, et les frères Loisset (1837)&lt;br /&gt;
File:Cirque_Olympique_1837.jpg|Le Cirque Olympique (1837)&lt;br /&gt;
File:Virginie_Kenebel_-_La_Sylphide.png|Virginie Kenebel dans ''La Sylphide'' (c.1838)&lt;br /&gt;
File:Virginie_Kenebel_Portrait.png|Virginie Kenebel (c.1840)&lt;br /&gt;
File:Victor_Franconi_-_Vaux.png|Victor Franconi (c.1840)&lt;br /&gt;
File:Hippodrome_Étoile.png|L'Hippodrome de Victor Franconi (c.1845)&lt;br /&gt;
File:Louis_Dejean_Portrait.jpg|Louis Dejean (c.1850)&lt;br /&gt;
File:Cirque_des_Champs-Élysées.png|Le Cirque des Champs-Élysées (c.1855)&lt;br /&gt;
File:Cirque_de_l'Impératrice.png|Intérieur du Cirque des Champs-Élysées (c.1860)&lt;br /&gt;
File:Cirque_de_l'Imperatrice_-_Benoist.jpg|Le Cirque des Champs-Élysées (1861)&lt;br /&gt;
File:Charles_Franconi.jpg|Charles Franconi (c.1890)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.circopedia.org/Artur_Bagdasaryan</id>
		<title>Artur Bagdasaryan</title>
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				<updated>2026-01-28T22:54:14Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: Created page with &amp;quot;==Animal Trainer==  * Video: Artur &amp;amp; Karina Bagdasaryan, tiger act, at Kazan's State Circus (2025)  Category:Artists and Acts|Bagdasaryan, Artur...&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Animal Trainer==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Video: [[Bagdasaryan_Video_(2025)|Artur &amp;amp; Karina Bagdasaryan, tiger act]], at Kazan's State Circus (2025)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Artists and Acts|Bagdasaryan, Artur]][[Category:Animal Trainers|Bagdasaryan, Artur]][[Category:Cage Acts|Bagdasaryan, Artur]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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		<title>Bagdasaryan Video (2025)</title>
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&lt;hr /&gt;
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* Biography: [[Artur Bagdasaryan]]&lt;br /&gt;
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[[Category:Video Archive|Bagdasaryan Artur]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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		<title>Karoly Donnert Video (2000)</title>
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&lt;div&gt;Karoly Donnert, tiger act, at the [[Festival International du Cirque de Massy]] (2000)&lt;br /&gt;
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{{#ev:vimeo|1159371368|740|center}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[The Donnert Family]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Donnert, Karoly]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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		<title>Fuentes Gasca Video (2026)</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Djando: /* See Also */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;The Flying Fuentes Gasca, flying trapeze, at the 48th [[International Circus Festival of Monte Carlo]] (2026) &amp;amp;mdash; ''Document: [https://www.circusfans.eu/ CircusFans Italia]''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
==See Also==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Biography: [[The Fuentes Gasca Family]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Video Archive|Fuentes Gasca]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Djando</name></author>	</entry>

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