Alexis Gruss, Jr/fr

From Circopedia

Revision as of 21:18, 8 February 2026 by Djando (Talk | contribs) (Created page with "{{Languages/fr}} ==Directeur de cirque, Écuyer== ''Par Dominique Jando'' On l’a surnommé « Le seigneur des chevaux » : Alexis Gruss (1944-2024) fut pendant de nombreu...")

(diff) ← Older revision | Latest revision (diff) | Newer revision → (diff)

Template:Languages/fr

Directeur de cirque, Écuyer

Par Dominique Jando


On l’a surnommé « Le seigneur des chevaux » : Alexis Gruss (1944-2024) fut pendant de nombreuses années le principal visage du cirque en France, une légende vivante et une véritable vedette médiatique, ainsi qu’un créateur de cirque particulièrement novateur. Charismatique et polyvalent, il était également reconnu comme l’un des plus grands dresseurs de chevaux de son temps, aussi bien dans le monde du cirque que dans les cercles équestres.

Jeunesse

Patrick, Bella et Alexis Gruss, Jr. au Grand Cirque de France (1964)
Alexis Jacques André Gruss est né dans la caravane de ses parents le 23 avril 1944 à Bart, un village près de Montbéliard, à l’est de la France, non loin de la frontière suisse. Il était la quatrième génération d’une famille de cirque aux origines alsaciennes et italiennes mêlées. Son père était Théophile André Gruss, mieux connu sous le nom d’André ou Dédé (1919-2003), un écuyer talentueux qui devint non seulement directeur de cirque, mais aussi un augusteIn a classic European clown team, the comic, red-nosed character, as opposed to the elegant, whiteface Clown. très populaire. Sa mère, Hélène Maud (1919-2003), née Lautour, venait du monde des ménageries foraines.

Alexis Gruss a grandi au Cirque Gruss-Jeannet, le cirque cofondé et dirigé par son oncle, Alexis Gruss, Sr. (1909-1985), André Gruss, et leur ami Lucien Jeannet (1902-1977), héritier d’une dynastie de dresseurs d’animaux itinérants ; c’était l’un des principaux cirques de France, qui a tourné sous différents noms : Radio-Circus, Medrano Voyageur, Cirque-Zoo Jean Richard et Grand Cirque de France. Là, Alexis, son frère Patrick (né en 1950), et ses sœurs Bella (1948-2012) et Martine (1956-1994) ont été formés à toutes les disciplines du cirque par leur père et leur oncle Alexis — qui allait bientôt être considéré comme le meilleur Maître Écuyer de France.

En 1970, Alexis épousa Gipsy Bouglione (née en 1947), fille de Firmin Bouglione, Sr., une fil-de-fériste et une jongleuse exceptionnelle, qui deviendra l’une des artistes de cirque les plus brillantes et polyvalentes de sa génération. En 1969, après une très mauvaise saison, Alexis Gruss Senior quitta le Cirque Gruss-Jeannet pour rejoindre le célèbre comédien, acteur et dompteur amateur Jean Richard, qui venait d’ouvrir son propre cirque ; deux ans plus tard, Lucien Jeannet prit aussi sa retraite.

La gestion du cirque revint alors à Alexis et son père, qui s’associèrent en 1972 à Roger Lanzac, le célèbre Monsieur Loyal(French) The régisseur or presenter of the show in a French circus. So called because of the many members of the Loyal family who occupied this position brilliantly in Parisian circuses. de l’émission télévisée La Piste aux Étoiles. Hélas, sous l'enseigne La Piste d’Or, cette nouvelle aventure ne rencontra pas le succès espéré et le spectacle fut interrompu avant la fin de la saison. Finalement, Alexis parvint à convaincre son père qu’ils devaient tourner sous leur propre nom, Gruss — mais, après tant de changements d’identité, l'enseigne Cirque Gruss n'avait plus de valeur commerciale. À l’été 1974, l’entreprise familiale était au bord du gouffre.

Le Cirque à l'Ancienne

Par chance, à cette époque à Paris, la célèbre actrice et directrice de théâtre Silvia Monfort (1923-1991) venait d’organiser une exposition à succès intitulée Le Cirque en Couleurs dans son théâtre du Carré Thorigny, et Firmin Bouglione lui suggéra d’ajouter un vrai cirque à son exposition… Une suggestion intéressée, bien sûr, mais puisque 1974 marquait le 200e anniversaire de la première visite de Philip Astley à Paris, elle trouva l’idée excellente !

Alexis Gruss et Silvia Monfort (1975)
Ainsi naquit Le Cirque à l’ancienne d’Alexis Gruss, qui se produisit sous un chapiteau(French, Russian) A circus tent, or big top. installé dans la cour de l’Hôtel Salé (aujourd’hui musée Picasso), juste en face du théâtre de Silvia Monfort. Le Cirque à l’Ancienne fut un succès immédiat — un cirque traditionnel mettant en avant les numéros équestres, réalisés par les membres talentueux et polyvalents d’une seule famille : Alexis et Gipsy, Patrick et Sandrine (née Bouglione, alors épouse de Patrick), Martine et Dédé, accompagnés de deux chevaux, Sultane et Transvaal, et d’une éléphante, Toffy.

Alexis faisait un pas-de-deux à cheval avec Martine, un double jockeyClassic equestrian act in which the participants ride standing in various attitudes on a galoping horse, perform various jumps while on the horse, and from the ground to the horse, and perform classic horse-vaulting exercises. avec Patrick, un numéro de fouets et lassos avec Patrick et Martine, présentait son éléphante Toffy et jouait une entrée(French) Clown piece with a dramatic structure, generally in the form of a short story or scene. clownesque en clown blanc avec son père et son frère ; Gipsy proposait ses numéros de fil de fer et de jonglage, et Martine était une gracieuse ballerine à cheval. Un illusioniste, Max Hersan, et sa fille Muriel sur le rola-bolaA board balancing on one or more cylinders piled on each other, and on which an acrobat stands performing juggling or acrobatic tricks., furent ajoutés pour permettre à la famille de reprendre leur souffle.

À la fin de l’année, Silvia Monfort se vit confier la direction du nouveau Centre d’Action Culturelle de Paris (mieux connu sous le nom de Nouveau Carré, puis Carré Silvia Monfort), et le cirque, sous la direction d’Alexis, devint partie intégrante de ses activités, avec l’ajout de la première école professionnelle de cirque ouverte en Occident, également sous la direction artistique d’Alexis.

Le Cirque à l’ancienne recentra les arts du cirque sur leurs racines — à une époque où les cirques français tentaient en vain de se « moderniser » avec des artifices sans rapport avec leur identité propre et perdaient leur public. La vision d’Alexis Gruss exerça une influence profonde sur les expérimentations d’autres franc-tireurs qui, avec le temps, se révélèrent également pertinentes et devinrent très populaires — comme le cirque Roncalli, le Big Apple Circus et même le Cirque du Soleil.

Alexis Gruss aimait répéter cet axiome attribué à Gustav Mahler : « La tradition n’est pas la vénération des cendres, mais la transmission du feu. » (« Tradition ist nicht die Anbetung der Asche, sondern die Weitergabe des Feuers »). Il devint un maître du cirque qui transmit la flamme de sa passion à une nouvelle génération d’artistes, d’abord par son école, puis au sein de sa propre famille.

Il soulignait toujours l’importance de transmettre son savoir d’une génération à l’autre. Il communiquait aussi son éthique de travail à ses élèves : pratiquement tous insistent sur un aspect central de l’éducation circassienne qu’il leur donna : « Il nous a appris à travailler ! » Alexis était un bourreau de travail, une caractéristique qui lui permit de libérer sa créativité sans fin ; il avait une devise à ce sujet : « L’art, c’est le travail effacé par le travail. »

Du Cirque Gruss au Cirque National

Affiche du Cirque Gruss (1982)
Il est impossible de dissocier la vie d’Alexis Gruss de celle de son cirque : son cirque était sa vie. Au fil des années, Le Cirque à l’Ancienne évolua ; ses spectacles devinrent de plus en plus créatifs sans jamais renier la tradition circassienne ; ils ne firent jamais appel à la technologie « moderne » ou à d’autres artifices pour attirer le public : la qualité pure et la nouveauté des créations d’Alexis, ainsi que l’art et le niveau élevé de leurs numéros suffisaient à intéresser constamment le public qui, à Paris notamment, suivait fidèlement la famille et ne cessait d’être surpris, intéressé et émerveillé d’année en année.

À la fin des années 1970, le cirque était connu simplement sous le nom de Cirque Gruss : le nom avait enfin acquis une identité, et une identité forte en plus. Il était synonyme de qualité artistique, sans arrière-pensée commerciale, un véritable cirque fidèle à ses racines et à sa nature. Le fait que ses spectacles étaient présentés par une troupe homogène composée principalement d’une seule famille, permit au cirque de développer et d’affirmer son image distinctive.

En été 1977, alors que le cirque était installé au Jardin d’acclimatation dans le Bois de Boulogne, il fit l’objet d’un documentaire réalisé par la cinéaste allemande Henrietta Lorch, intitulé Cirque Gruss (1978) — un précieux témoignage sur le Cirque Gruss de cette époque, avec des interviews d’Alexis, Gipsy et Martine Gruss, entre autres. Un autre excellent documentaire, également intitulé Cirque Gruss, fut réalisé en 1990 par le réalisateur et producteur de télévision français Claude Santelli (1923-2001).

En 1998, les enfants d’Alexis participèrent au Festival International du Cirque de Monte Carlo : Stephan, le fils aîné d’Alexis, et son épouse Nathalie, présentèrent un pas-de-deux original à cheval qui leur valut un Clown d’argent, et la fille d’Alexis, Maud, âgée de seulement quinze ans, réalisa « La Poste » avec douze chevaux. Au total, la famille remporta sept prix spéciaux.

En 2001, Alexis revint à Monte-Carlo avec ses chevaux, et le prince Rainier III lui remit un Clown d’or — la distinction suprême du monde du cirque. Toute la famille et leurs chevaux revinrent à Monte-Carlo en 2016 pour le 40e anniversaire du festival, qui se termina par une présentation spectaculaire de Maud de « La Poste » avec 17 chevaux ! Le festival invita à nouveau Alexis Gruss et sa famille en 2024 comme attraction(Russian) A circus act that can occupy up to the entire second half of a circus performance. centrale de l’événement, et les honora d’un autre Clown d’or.

En 1984, Jack Lang, ministre de la Culture, lui attribua le titre de « Cirque National », ce qui permit à Alexis Gruss de se concentrer pleinement sur la création — et il y excella, créant une série de spectacles originaux autour d’un thème, tels que 1789-1989, Paris-Pékin, De Lautrec à Picasso, etc. Alexis, qui était un musicien remarquable (un talent qu’il montrait souvent lorsqu'il était en clown blanc), laissa toujours la musique l’inspirer et lui donna une place croissante dans ses productions. Ce trait caractérisera aussi plus tard les créations de son fils Stephan.

Le cirque commença à voyager à l’étranger avec grand succès. Malheureusement, un changement de politique fit abandonner brutalement le projet « Cirque National » en 1987. Pris au dépourvu, Alexis Gruss dut annuler sa saison, fermer son cirque et réfléchir à ses options. Un nouveau projet l’aida à traverser la tempête : le réalisateur Claude Lelouch décida d’utiliser le Cirque Gruss et la famille Gruss dans son film L’itinéraire d’un enfant gâté (1988), avec Jean-Paul Belmondo.

Une nouvelle ère

Alexis Gruss (2008)
Cependant, à cette époque, Alexis Gruss et sa famille avaient déjà largement établi leur réputation, et il put rapidement reprendre son travail sans soutien gouvernemental. De retour à Paris avec une nouvelle production, La merveilleuse histoire du cirque, qui fut ensuite invitée au prestigieux « Festival d’Avignon », l’un des grands rendez-vous culturels français, le Cirque Alexis Gruss restait une référence tant en matière de créativité que pour son travail de préservation des traditions équestres du cirque.

La tragédie frappa en 1994 lorsque Armand Gruss, le deuxième fils d’Alexis et Gipsy, acrobate, écuyer et clown très talentueux, mourut d’un cancer à vingt ans. Bouleversée, Martine, la talentueuse sœur d’Alexis, qui s'était mariée et avait quitté cirque en 1984, se suicida quelques mois plus tard. Alexis, frappé durement, traversa des mois difficiles mais réussit à surmonter cette épreuve grâce à l’aide de sa famille.

De 1994 à 2005, la compagnie passa ses étés au Château de Crochant (aujourd’hui Parc Alexis Gruss) à Piolenc, près d’Orange, en Provence, où ils organisaient un camp d’été qui permettait aux enfants de s’initier aux différentes disciplines du cirque auprès de la talentueuse et polyvalente famille d’Alexis, puis, avec leurs propres familles, d’assister à des séances de dressage de chevaux et aux répétitions des numéros préparés pour la saison d’hiver suivante. Ce fut un grand succès, mais il fallut l'arrêter en 2005 en raison des changements complexes de la législation française concernant la présentation d’animaux — alors qu’on ne pouvait rien reprocher à la manière dont les Gruss prenaient soin de leurs précieux chevaux.

En 2005, Alexis Gruss et sa compagnie furent invités à se produire au Printemps des Écuyers organisé à Saumur par le Cadre Noir, la légendaire école nationale d’équitation. En 2007, ils participèrent à Equita’ Lyon, une importante manifestation équestre pour laquelle Alexis Gruss créa un spectacle en association avec la Garde Républicaine, le célèbre régiment monté de la Présidence française. En 2009, il reçut le trophée « Epona d’Or », remis par la Société du Cheval Français lors du festival Epona.

En 2015, Alexis présenta son spectacle au Saut Hermès, la prestigieuse compétition équestre de saut organisé par Hermès au Grand Palais à Paris. Quelques semaines plus tard, c’est Alexis Gruss qui invita le Cadre Noir aux Équestriades d'Orange, en Provence, pour participer à un spectacle avec lui et sa compagnie — un événement exceptionnel pour un des grands festivals équestres français. La même année, la compagnie proposa une production spéciale pour la Nuit du Cheval pendant le Salon du Cheval à Paris.

Renommé Théâtre Hippique Alexis Gruss en 1992 (et plus récemment Compagnie Alexis Gruss), le Cirque Alexis Gruss reprit ses tournées nationales et internationales et sa longue saison hivernale à Paris avec une nouvelle production innovante chaque année — et avec un succès croissant. Depuis 1995, le cirque se produit régulièrement de septembre à mars au Bois de Boulogne. En 2014, Stephan, le fils aîné d’Alexis, préside à la la création des nouveaux spectacles avec le même esprit et le même talent !

L’héritage d’Alexis Gruss

Alexis Gruss (vers 2015)
Alexis et Gipsy Gruss ont eu quatre enfants : Stephan (né en 1971), Armand (1974-1994), Firmin (né en 1980) et Maud (née en 1982). Tous sont devenus des artistes et écuyers exceptionnels — et leurs enfants également : Alexis ne prenait pas à la légère la transmission du savoir, qui allait de pair avec la transmission de sa passion. Tous ont maintenu et développé le répertoire équestre initié par leur père, grand-père et arrière-grand-père, et tous sont aussi des artistes accomplis dans d’autres disciplines.

Évidemment, l’âge finit par rattraper Alexis : lorsqu’il ne pouvait plus faire d’acrobaties et de voltige à cheval, il se consacra au dressage et à la création de magnifiques numéros de liberté. Il reconnaissait avoir bénéficié dans ces disciplines des enseignements de son cousin Philippe Gruss (1935-1996), et de deux légendes du cirque équestre, Adolph Strassburger et Otto Schumann (sans lien avec la famille danoise Schumann), qu’il avait rencontrés dans sa jeunesse par l’intermédiaire de son oncle Alexis Senior.

Comme dresseur de chevaux, il surpassa largement son défunt oncle Alexis Gruss Senior, dont le talent a peut-être été un peu exagéré (Philippe Gruss, son fils aîné, était en fait le grand écuyer de la famille). Comme son oncle, Alexis Gruss Junior reçut un Clown d’or au Festival International du Cirque de Monte-Carlo — mais surtout, il fut reconnu par ses pairs comme le plus grand dresseur de chevaux de son temps. En 2024, le Clown d’or remis aux petits-fils d’Alexis, Alexandre et Charles, récompensa non seulement leur remarquable numéro de jonglage à cheval, mais il fut aussi présenté comme un hommage à l’ensemble de la famille Gruss : leurs numéros équestres furent le point d’orgue de la 46e édition du festival.

Aujourd’hui, le cirque est dirigé par Firmin Gruss, et Stephan, qui a hérité de l’immense créativité de son père, en est le directeur artistique. Maud Gruss, une remarquable fil-de-fériste comme sa mère et une écuyère et dresseuse de chevaux qui a hérité du talent de son père, supervise les magnifiques écuries et leurs 50 étalons de différentes races. Tous trois, ainsi que leurs enfants et petits-enfants, participent aux productions des Folies Gruss, un concept très original qui rencontre un immense succès à Paris — et à Béziers, devenu le foyer estival du cirque. En 2024, le cirque Gruss a fêté cinquante ans de présence à Paris.

En 1981, Alexis Gruss reçut le Grand Prix National du Cirque du ministère de la Culture ; en 1984, lors de son mandat de ministre de la Culture, Jack Lang lui remit la médaille de Chevalier des Arts et Lettres. En 1998, il reçut la Légion d’Honneur, la plus haute distinction civile française, des mains de Catherine Trautman, alors ministre de la Culture. Gipsy Gruss reçut également la Légion d’Honneur en 2024, remise par le président Emmanuel Macron au palais de l’Élysée à Paris.

Épilogue

Alexis Gruss est décédé d’une crise cardiaque le 6 avril 2024 à Paris, une semaine après la dernière représentation hivernale des Folies Gruss ; il était juste à quelques semaines de son 80e anniversaire. Comme toujours, il avait présenté ses chevaux dans le spectacle, mais, se sentant mal, il n’était pas apparu dans la piste pour la dernière représentation. Sa disparition fut un événement d’une importance nationale abondamment relayé par la presse et la télévision, accompagné de nombreux hommages de personnalités politiques, de journalistes, d’artistes et du monde équestre.

Ses funérailles eurent lieu à l’église Saint-Roch à Paris. Elles furent suivies par des personnalités du monde politique et artistique, une foule de professionnels du cirque et d’admirateurs, et même une délégation de la Garde Républicaine venue en uniforme, à cheval, qui accompagnait la colonelle Marie-Audrey Leheup-Hazard, chef du Régiment de cavalerie(French) The ensemble of the horses in an equestrian circus; a group of horses presented "at liberty.".

Jack Lang, le ministre qui avait lancé le Cirque National en 1984, déclara : « Alexis Gruss a toujours œuvré pour rendre au cirque sa splendeur d’antan, restaurer sa dignité et en faire un art à part entière. C’est un immense Maître des arts équestres qui nous a quittés aujourd’hui. » En juin 2024, la ville de Béziers, qui accueille chaque été les Folies Gruss, a inauguré le « Théâtre de Verdure Alexis Gruss » dans le parc de la Gayonne, qui abrite aussi le conservatoire de musique ainsi qu’une école de danse et d'art dramatique.

Pour en savoir plus

  • Noël Devaulx, Le Cirque à l'ancienne (Paris, Henri Veyrier, 1977) — ISBN 2-85199-153-3
  • Annie Lorenzo, Les fous du cirque (Paris, Ch. Massin, 1990) — ISBN 2-7072-0104-9
  • Florence Vergnes, photographies de Béatrice Le Grand, Les Chevaux de la Balle (Paris, Éditions Lamarre, 1991) — ISBN 2-85030-103-5
  • Alexis Gruss & Joëlle Chabert, Rêver les yeux ouverts (Paris, Desclée de Brouwer, 2002) — ISBN 2-220-05181-1
  • Gipsy Gruss-Bouglione, Sur le fil de ma vie (Pont-Saint-Esprit, La Mirandole, 2005) — ISBN 2-909282-91-0
  • Natalie Petiteau, Les bâtisseurs de l'éphémère – Histoire de la Compagnie Alexis Gruss, des origines à nos jours (Nîmes, Print Team, 2018)
  • Alexis Gruss, Stephan Gruss, Nathalie Petiteau, Ex Nihilo (Avignon, Éditions Universitaires d'Avignon, 2022)
  • Alexis Gruss (avec Laurence Monsénégro), Le dictionnaire de ma vie (Paris, Calmann-Lévy, 2022) — ISBN 978-2-7021-6964-3

Voir aussi

Galerie d'Images